Les professionnels de relations publiques: des cordonniers mal chaussés?

          Dans son édition de septembre 2009, le «Vocabulaire des relations publiques conçu à l’intention des étudiants du Certificat de relations publiques de l’Université de Montréal» définit les relations publiques et la réputation comme suit:

  • Les relations publiques sont une fonction de direction, de gestion et de communication, à caractère permanent, grâce à laquelle un organisme public ou privé vise à établir, à maintenir et à promouvoir des relations de confiance fondées sur la connaissance et la compréhension mutuelle entre cet organisme et ses publics, internes et externes, en tenant compte de leurs droits, besoins et attitudes, le tout conformément à l’intérêt du public. (Société québécoise des professionnels en relations publiques, s.d.).
  • La réputation est un actif intangible alimenté principalement par la perception qu’ont les publics cibles du comportement d’une organisation. La gestion de la réputation est le processus par lequel une organisation prend des décisions d’affaires et de communication afin de promouvoir la mission et les valeurs d’une organisation.

          En tenant compte de ces deux définitions, on pourrait donc dire que le professionnel de relations publiques travaille à faire coïncider la mission et les valeurs d’une organisation avec la perception qu’en ont ses publics cibles. Mais pour assurer ce rôle, une définition claire du mandat ainsi que la crédibilité du professionnel de relations publiques ne sont-elles pas des piliers centraux?

          Personnellement, je répondrais oui sans hésiter! En effet, il me semble qu’une compréhension mutuelle est primordiale pour qu’un échange puisse se dérouler dans les meilleures conditions. Si l’organisation connaît assez bien ses publics cibles, ceux-ci doivent aussi la connaître pour qu’il y ait interaction: le professionnel de relations publiques devient alors une courroie de transmission bidirectionnelle. Son rôle ultime est donc de faire connaître aux différentes parties leurs intérêts respectifs afin qu’ils s’entraident.

         Cependant, si l’objectif d’échange entre l’organisation et ses publics cibles est souvent atteint grâce à lui, le professionnel de relations publiques lui-même jouit d’une moins bonne reconnaissance.

          La plupart du temps, il ne sera assimilé qu’à un de ses rôles ou même à un de ses moyens de travail. Le professionnel de relations publiques est d’abord et avant tout un stratège, un médiateur, un gestionnaire de crise et de réputation mais également un gestionnaire de ressources humaines et matérielles. Mieux, la communication et, éventuellement le marketing et la publicité, sont pour lui des moyens d’atteindre les publics cibles et susciter une interaction avec eux.

          D’ailleurs, dans son article Les relations publiques : leur apport unique démystifié (http://www.lecarrefourdesopinions.ca/?p=292), Sylvie Plante nous éclaire assez bien sur ce qu’est et ce que fait un relationniste (je vais me faire taper sur les doigts, il semble que le terme «relationniste» devienne péjoratif, mais c’est tellement plus long de dire «professionnel de relations publiques»…)

          Il faut quand même reconnaître que c’est un peu de notre faute si on ne nous cerne pas comme il faut! Beaucoup de professionnels de relations publiques sont mal employés par les organisations ou portent d’autres titres qui ne rendent pas véritablement hommage à la profession. Aussi, la Société Québécoise des Professionnels de Relations Publiques (SQPRP) a encore du pain sur la planche pour réunir un maximum de membres. À cela s’ajoute l’absence d’un ordre professionnel, mais ça, c’est un autre débat.

          Alors je vous le demande: devra-t-on créer un poste de «relationniste des professionnels en relations publiques» ou resterons-nous des mal aimés parce que mal connus?

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A propos EnamLaury

Curieuse, gourmande, passionnée, sensible, mais surtout rêveuse.... Coordonnatrice, communications et relations publiques pour la Société canadienne du cancer - Division Québec, je suis une amoureuse de la musique dans sa diversité!!! D'origine Béninoise (avec quelques gènes Français, Togolais et Ghanéens), je vis à Montréal, ville multiculturelle et musicale par excellence! Ce blog est un lieu de partage et d'échange pour musiciens professionnels et amateurs. Alors n'hésitez pas à interagir avec moi ;)
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