Lobbyisme ou copinage?

Le parlement européen, composé de 736 députés, comporte aussi pas moins de 1400 lobbyistes oeuvrant pour différentes organisations, comme des ONG, organisations religieuses ou académiques, ou encore des associations locales, industrielles ou professionnelles.

Ce qui fait pas loin d’un lobbyiste pour deux députés !

Dit comme ça, on pourrait craindre que nos politiques soient totalement sous l’influence d’organisations. Organisations voulant protéger leurs intérêts, qu’elles force les députés à délaisser leur tâche première, qui est de légiférer lors des commissions parlementaire, pour servir d’autres desseins.

Ce phénomène peut se décliner à beaucoup d’institutions, on parle d’ailleurs de plus de    11 600 lobbyistes à Washington.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parlement_europ%C3%A9en

Un exemple flagrant de lobbying reste tout de même celui qui s’exerce auprès du président Français Nicolas Sarkozy.

Il part en vacance avec des dirigeants de grandes multinationales, son fils épouse la fille d’un des leader de la vente d’électroménager (Darty), il est très proche de groupes comme Bouygue, groupe important en France dans le domaine des médias et du BTP (Bâtiments et Travaux Publiques), son PDG, Martin Bouygue, est administrateur de la 1ère chaine française: TF1, il possède aussi une entreprise de téléphonie et d’internet ainsi qu’une entreprise de construction.

On comprend mieux pourquoi dans notre cours de « relation gouvernementale » on nous apprend qu’il faut toujours conseiller au président de l’organisation de se rendre lui même aux commissions parlementaire ou au entretiens avec les personnes que l’on souhaite influencer !

En effet ce sera toujours pris plus au sérieux que le discours d’un lobbyiste d’un cabinet inconnu.

On peut donc faire la différence entre deux types de lobbyismes selon moi : celui des « grands » et celui des « petits ».

On imagine mal M. Dassaut (1er groupe d’armement en France) venir clamer en commission parlementaire les méfaits d’une loi sur la règlementation de la vente d’armes à l’étranger, quand il lui suffit de demander un entretien direct avec les ministres concernés.

Par contre, pour l’organisation en bas de l’échelle, qui souhaite obtenir des subventions pour ouvrir son affaire, là il est nécessaire de faire appel à un cabinet de lobbyistes conseil.

Les relations publiques sont aussi, voir plus importantes quand le public cible n’est autre que le gouvernement, en effet l’État est un client de premiers choix, dans tous les secteurs il dépense de l’argent et renouvelle ses acquisitions régulièrement.

Entre 2005 et 2006 le groupe Bolloré (dont le PDG de ce groupe est parti en vacance en 2007 à bord de son yacht accompagné du président Français actuel  ) à obtenu pas moins de 35 millions d’euros de contrat de la part de l’État Français.

http://www.bakchich.info/Bollore-et-Sarkozy-une-amitie-au,01115.html

En aout 2011 le fabricant d’arme Dassaut obtient un contrat pour la vente de drones militaires de la part de l’État Français alors que ses prix sont trois fois supérieurs à ceux des drones américains et que surtout, ces fameux drones ne seront disponible qu’en 2014 !

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/quand-sarkozy-favorise-encore-98573

En 2008 le présidant Nicolas Sarkozy choisit de limiter la publicité sur le service public à la télévision, on pourrait dire « merci, la publicité me rend fou lorsqu’elle coupe mon film en plein milieu », pourtant, il faut voir la l’énorme plus valus que prend donc les plages de publicité sur les autres chaînes, dont celle de son grand ami             M. Bouygue, propriétaire de TF1.

http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/nicolas-sarkozy-offre-a-son-ami-34112

 

On peut voir que le président Français est, de toutes façons, très bien entouré, que ces amis de longue date ne sont en rien intéressés et que lui ne retire d’ailleurs aucun avantage de ces contrats et avantages qu’il leur octroie.

http://www.journaldunet.com/economie/dirigeants/patrons-sarkozy/

Il est donc important de faire la différence entre le lobbyisme, qui peut aider nos dirigeants à connaître les réels enjeux d’une situation pour un secteur d’activité, à soutenir des entreprises dans le besoin ou à adapter des lois qui ne sont en réalité pas applicables, et le « copinage » qui peut se créer entre des grands groupes et des politiques influents, ces copinages qui, dans la plupart des cas, ne visent pas à servir l’intérêt commun, mais plutôt à faire prospérer des grands groupes exerçant déjà un certain monopole dans leur « bassin de consommateurs ».

A propos deschou

student in public relation and publicity at "Université de Montréal"
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