Vous avez dit un « ordre des professionnels de relations publiques »?

« Et non ! Toujours pas d’ordre professionnel pour les relationnistes, mais l’espoir n’est pas perdu ! Nous avons la Société Québécoise des Professionnels des Relations Publiques. » Ainsi débute le dernier billet de Thomas Filippi sur le blog Réflexions Publiques (http://goo.gl/IwlZp).

Alors que je menais déjà quelques recherches sur le sujet pour cet article, cette interjection m’a interpelée. En effet, depuis le mois de septembre où j’ai atterri dans les relations publiques, ce n’est pas la première fois que quelqu’un aborde le sujet: professeurs, relationnistes au cours du Colloque C de la Société Québécoise des Professionnels de Relations Publiques (SQPRP), autres étudiants dont ici Thomas…

La première question que tout ceci a suscitée était la suivante: c’est quoi un ordre professionnel?

Dans La mise en place d’un ordre professionnel, (http://goo.gl/XBQe9), l’Office des Professions du Québec définit un ordre professionnel comme «un organisme désigné par la loi et auquel l’État délègue le pouvoir d’encadrer l’accès et l’exercice d’une profession afin de garantir l’exécution compétente et intègre des activités à risque qui la caractérisent. Cet organisme est composé des membres de la profession et ils la dirigent grâce à un mécanisme électif. Sous réserve du droit de regard de l’Office des professions et du gouvernement, la profession établit ainsi ses propres règlements, voit à son autofinancement et s’autodiscipline.»

De cette définition, il ressort clairement que l’ordre n’est pas là pour défendre des intérêts socio-économiques, encore moins pour améliorer le statut ou les conditions de travail des membres.

Ainsi, il ne serait pas franchement utile de créer un ordre des professionnels de relations publiques uniquement pour des raisons de réseautage, pour promouvoir la profession ou bâtir sa réputation ou toute autre raison de même catégorie. La SQPRP fait beaucoup à ce niveau (et même plus), et chaque professionnel devrait s’atteler, à travers la qualité du travail fourni, à faire rayonner la profession.

Par contre, en raison

  • des connaissances requises pour exercer les activités professionnelles en cause;
  • du degré d’autonomie dont jouissent les personnes qui fournissent ces services et la difficulté pour le public de porter des jugements sur les actes posés, parce que le client n’a pas leur compétence ni leur formation;
  • du caractère confidentiel des renseignements à connaître pour exercer,

il serait opportun d’y réfléchir profondément afin d’en déterminer l’importance, et éventuellement en envisager la création.

En attendant, les « faiseurs de réputation » que nous sommes, devons protéger la nôtre!

Publicités

A propos EnamLaury

Curieuse, gourmande, passionnée, sensible, mais surtout rêveuse.... Coordonnatrice, communications et relations publiques pour la Société canadienne du cancer - Division Québec, je suis une amoureuse de la musique dans sa diversité!!! D'origine Béninoise (avec quelques gènes Français, Togolais et Ghanéens), je vis à Montréal, ville multiculturelle et musicale par excellence! Ce blog est un lieu de partage et d'échange pour musiciens professionnels et amateurs. Alors n'hésitez pas à interagir avec moi ;)
Cet article, publié dans Réflexions publiques, Travaux étudiants, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Vous avez dit un « ordre des professionnels de relations publiques »?

  1. Ping : Vous avez dit un « ordre des professionnels de relations publiques » ? | planete-rp.com

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s