L’instantanéité: Amie ou ennemie?

Samedi le 12 novembre dernier, Stéphane Laporte nous a composé un bon texte concernant l’instantanéité, ou plutôt au sujet de l’ère du cellulaire, réseaux sociaux et autres. La dictature de l’instantanéité possède une introduction qui ne pose aucune difficulté d’interprétation quant à la position de l’auteur :

«Vous appelez votre chum sur son cellulaire. Il ne répond pas. Comment ça, il ne répond pas??? Où est-il? Le cellulaire est dans sa poche. Il ne peut pas être ailleurs que là où est sa poche. Un homme est toujours au même endroit que sa poche. Ça ne se passera pas comme ça ! Quand on appelle quelqu’un sur son cellulaire, c’est parce qu’on veut lui parler tout de suite. .»

Ce texte, bien que caricaturé à la limite du réalisme, m’a fais réalisé bien des choses. Ces outils de communications sont définitivement entrain de prendre de plus en plus
de place dans notre mode de vie. Les textos et Facebook sont là pour nous tenir au fait de tout ce qui se passe dans la vie de nos proches, à la seconde près. Twitter et
les new letters nous garde en haleine au sujet des entreprises où nous sommes clients, jusqu’aux artistes qui nous inspirent. Toujours en constante connexion avec tous ces environnements, à toujours tout vouloir savoir à l’instant où quelque chose se produit, chacun d’entre nous doit gérer cette abondance d’information. Désormais, tout le monde est ‘disponible’, nous avons accès à tout le monde instantanément.

En réplique au texte de M. Laporte, Gina Desjardins ajoute son grain de sel à ce sujet. Mme Desjardins est journaliste reconnue pour son intérêt pour les nouvelles technologies, les jeux vidéos et les nouveaux médias. Sur le blog de l’émission Triplex de Radio-Canada, Gina Desjardins exprime plusieurs nuances aux propos de M. Laporte. Des nuance qui, franchement, m’ont rejointes. Elle défend ces modes de communications puisque, selon elle, ils ne sont pas une ‘laisse’ qui attache tout le monde à leur appareil ou leur ordinateur. Elle voit ces outils comme une possibilité de liberté qu’elle ne possédait pas il y a plusieurs années.

«La liberté de pouvoir sortir de chez moi lorsque j’attends un appel (ou un courriel) important, ce que je ne pouvais pas faire avant l’arrivée des cellulaires. La possibilité d’avertir mes amis de mon retard si ma réunion a duré plus longtemps que prévu. L’assurance de ne pas perdre de super contrats parce que je n’étais pas chez moi pour prendre l’appel. C’est aussi savoir que si un proche a besoin de moi, je pourrai courir à son secours.»

Je crois fermement, comme dans tous les domaines de la vie, qu’un bon dosage et un bon équilibre parvient toujours à être profitable. Il faut savoir tirer profit de cette instantanéité, en tant de relationniste, lorsque des dossiers chauds doivent être traités dans l’immédiat. Manquer une information cruciale qui vient tout juste d’être diffusée peut nous discréditer, voire même dégonfler tout le travail qui aurait été fait. De l’autre côté de la médaille se trouve notre vie privée. Jusqu’à quel point nous sommes prêt à perdre du temps de qualité avec les gens que l’on aime pour être au courant de tous les moindres détails d’un dossier?

La dictature de l’instantanéité, Stéphane Laporte, La Presse, samedi 12 novembre 2011

Le cellulaire, une laisse ou un symbole de liberté?, Gina Desjardins, Blog de Triplex, Radio-Canada, 14 novembre 2011

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