Les relations publiques dans le monde de l’édition au Québec

Une constatation : les maisons d’édition du Québec ont plongé avec beaucoup de dynamisme dans le monde des médias sociaux. Certaines comptent chacune plusieurs milliers d’amis sur Facebook et leurs pages sont animées, surtout à l’automne alors que les rentrées littéraires sont nourries de nombreuses publications et que le Salon du livre est source de visibilité pour leurs auteurs (entrevues, animations, conférences).

C’est une bien belle surprise, car s’il demeure un secteur au Québec où les relations publiques modernes (avec plan de communication intégrée à l’appui et responsable à la clé) n’ont pas fait leur entrée, c’est bien dans celui-là.

Il y a encore deux ans, personne du milieu ne se sentait particulièrement excité par les nouveaux moyens de communication mis au point sur Internet. Mais Facebook ayant connu la promotion que l’on sait, le milieu de l’édition s’est impliqué et a vu de manière inattendue que cet outil lui allait comme un gant. Bien fou aujourd’hui celui qui ne désirerait pas l’employer pour être en contact avec son public.

Et les maisons de tout abandonner pour Facebook. La publicité dans les médias imprimés et les dépliants promotionnels que l’on trouvait jadis encartés dans les journaux de Montréal et de Québec ont drastiquement diminué ou ont pratiquement disparu. Seules les très riches maisons (il y en a!) peuvent encore se permettre une visibilité sur ces supports.

Les maisons d’édition pour la plupart petites ne disposent ni des effectifs ni des moyens financiers nécéssaires pour soutenir un plan de communication intégrée (avec commandites, sondages, conférences de presse, etc.). Par ailleurs les subventionnaires ne donnent pas sur ce plan, ou si peu. Chacun sait que pour entretenir une communauté à travers les médias sociaux, il faut s’y consacrer à temps plein. À choisir, nos maisons d’édition ont préféré investir sur le net plutôt que sur le papier.

Les médias sociaux, surtout Facebook, véhiculent des valeurs qui sont semblables à une culture-intellectuelle-ne-faisant-pas-bon-ménage-avec-le-marketing. Valeurs de partage et de contacts rapprochés, nourries de sociabilité et d’intelligence de cœur allant à l’encontre de celles que colportent le marketing actuel qui patauge encore dans la mouvance pure et dure du capitalisme, en droite ligne avec ce qui se faisait avant 2008 et la crise mondiale actuelle.

Avant Facebook, tous ceux qui auraient souhaité s’intégrer à un milieu plutôt intellectuel qui leur ressemblait, étaient paralysés par l’image d’Épinal entourant les gens du livre (y compris les libraires, que Renaud-Bray a contribué à rendre plus accessibles. Mais ceci est une autre question). Voilà que désormais les portes leur sont grand ouvertes et le dialogue est entrepris.

Pour un plan de communication intégrée dans le milieu de l’édition, il faudra repasser. Mais malgré tous ses efforts anciens pour ne pas communiquer par les moyens traditionnels du marketing, les gens du livre ont aussi désormais et avec bonheur, posé le pied dans le monde des communications modernes. Qui sait si cette introduction ne leur fera pas découvrir les autres outils quand ces derniers vivront leur propre révolution?

Quelques exemples :

Éditions du Boréal

http://on.fb.me/eD8Zea

Éditions Les allusifs

http://on.fb.me/w2Zm3F

Éditons Alto

http://on.fb.me/sVfyqv

Éditions Tryptique

http://on.fb.me/tff6hN

Éditions Écosociété

http://on.fb.me/sHpnJE

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