De journaliste à relationniste…

On l’a dit et redit : les journalistes et les relationnistes entretiennent une relation d’amour-haine. Ils dépendent les uns des autres, mais chacun doit réussir à tirer son épingle du jeu. Il est cependant vrai de dire que malgré les liens professionnels qui les unissent (ou les montent l’un contre l’autre, c’est selon votre point de vue), de nombreuses caractéristiques les regroupent sous le grand domaine des communications.

C’est probablement ce qui pousse certains journalistes, comme Bruno Guglielminetti l’a fait en 2010, à joindre l’équipe de grands cabinets de relations publiques pour y partager leurs connaissances, comme il l’annonçait dans un court clip diffusé sur YouTube par le groupe CNW.

D’autres, encore fortement intéressés par la diffusion d’information, préfèrent se joindre à d’importantes organisations. Il y agissent à titre de journaliste interne, comme c’est le cas de François Ferland, qui entretient le blogue des Alouettes sous une forme qui se rapproche un peu plus des relations publiques que du pur journalisme.

 

Pour quelles raisons un journaliste est-il déjà préparé à devenir un bon relationniste?

En consultant le site web de la Fédération professionnelle de journalisme du Québec (FPJQ) et celui de la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), on peut rapidement constater que les qualités idéales de ces deux professions se recoupent à quelques endroits. La curiosité intellectuelle, la maîtrise de la langue, la capacité de vulgariser et de livrer un message complexe en cinq minutes ou dix lignes; voilà quelques qualités d’un bon journaliste qui s’appliquent naturellement aux réalités du monde du travail des relationnistes.

Au-delà de ces qualités, la connaissance des rouages médiatiques, les nombreux contacts, la connaissance des besoins et des exigences des salles de rédaction et bien d’autres éléments peuvent jouer en la faveur d’un journaliste voulant se convertir au rang de l’ennemi.

J’ai personnellement complété un certificat en journalisme avant d’entrer au certificat en relations publiques. Même sans avoir pratiqué le métier, je peux sans aucun doute confirmer ce cheminement que plusieurs journalistes de renoms ont choisi au cours de leur carrière. Après tout, n’est-il pas mieux d’être celui qui crée l’information plutôt que celui qui la relaie?

Autre lecture pertinente : Un texte d’opinion sur le sujet écrit par Benoît Gignac, relationniste.

Publicités
Cet article, publié dans Travaux étudiants, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour De journaliste à relationniste…

  1. laurianeayivi dit :

    Tant et aussi longtemps que les codes du monde des relationnistes est respecté, il y a beaucoup d’avantages à voir un journaliste se convertir aux relations publiques. Je pense que la réticence de certains pourrait venir du fait qu’on n’est jamais sûr des intentions qui motivent cette conversion. Comment s’assurer que le nouveau venu ne conserve pas tous ses réflexes journalistiques et veuillent à tout prix informer le public, sans égard aux conséquences? La conversion peut-elle vraiment se faire automatiquement, sans une certaine formation?
    Ceci m’amène à poser une autre question. Ne devient pas journaliste qui veut, il y a une fédération professionnelle. À quand un ordre professionnel pour les relationnistes? (un débat vieux, je le sais, mais je demande toujours)

  2. boisvertlyne dit :

    Je travaille dans un service de communications. J’en suis à mon dernier certificat à l’Université de Montréal pour finir mon BAC par cumul et j’hésite encore entre faire un certificat en journalisme et en relations publiques. J’appuie votre idée sur le fait que plusieurs journalistes sautent la clôture et deviennent relationnistes, après quelques années de dur labeur. Car il ne faut pas s’en cacher, le journaliste ne l’a pas facile. Salaire moyen, insécurité d’emploi, disponibilité à voyager rapidement pour aller au-devant des nouvelles… malgré ces inconvénients, c’est la passion qui les anime. Je peux comprendre qu’un jour, certains en ont assez de cette vie trépidante dans un « siège éjectable ».
    Le relationniste n’aime pas la routine non plus, sauf qu’il a la chance de travailler à long terme avec une entreprise ou un client qui l’emploie, à créer des liens, à davantage préparer ses sorties officielles pour avoir du « punch » auprès de ces chers journalistes.
    Je me demande si ceux qui font le grand saut ne le regrettent pas parfois car oui, c’est mieux de créer l’information plutôt que de la relayer, mais n’y manque-t-il pas le « piquant », cette petite graine d’adrénaline qui fait qu’on se surpasse toujours?
    À ceux qui ont vécu l’expérience, comment vous en sortez-vous?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s