Et si on parlait d’éthique?

L’éthique dans le milieu des relations publiques est un sujet controversé suite aux nombreuses crises ayant éclatées ses dernières années. Aujourd’hui, le sujet de l’éthique dans l’actualité et dans les médias rime souvent avec un manque de confiance, d’honnêteté, d’intégrité, du non respect des valeurs et etc. de certaines organisations et de leurs relationnistes. Si on regarde le code d’éthique professionnelle de la société canadienne des relations publiques (SCRP) qui représente un code de conduite pour ses membres, on remarque qu’il exige de chacun dans l’exercice de leurs fonctions les plus hauts standards professionnels.

On retrouve aussi le même discours en lisant le retour sur la causerie « Quelle éthique pour les relations publiques? » de la conférencière Rhita Cossette pour la Chaire de relations publiques et de communication marketing de l’UQAM, qui nous parle que la « réduction des «relations publiques» à un discours douteux et frivole témoigne de l’importance de maintenir une réflexion éthique, non seulement sur les standards déontologiques de la profession – son savoir-faire et ses méthodes – mais sur ce qui en assure sa pleine légitimité. »

Avec l’évolution du métier de relationniste, l’arrivée des médias sociaux, l’instantanéité de la transmission des informations et les nombreuses crises, j’en viens à me demander si le code d’éthique à vraiment sa raison d’être. D’une part parce qu’il ne semble pas être suivie de tous et d’une autre part, parce que je questionne son utilité au sein de la profession. Je ne veux pas dire par là qu’on ne doit pas agir avec honnêteté, intégrité et je suis absolument convaincu qu’il est nécessaire d’avoir une relation de confiance entre un relationniste, son organisation et les différents publics de cette même organisation par contre, est-ce que de tout dévoilé est toujours la meilleure façon de faire? Est-ce que cela pourrait être la cause des si nombreuses bavures qu’à connu notre profession?

Le professionnel en relations publiques est donc confronté à un problème de taille. Agir de façon éthique ou agir dans le meilleur intérêt de l’organisation qui l’emploie…Parce qu’agir dans le meilleur intérêt de notre employeur ne permet pas toujours la transparence exigé par le code de déontologie, mais est-ce une si mauvaise chose si par cette sélection de l’information transmises nous évitons à notre entreprise des problèmes superficiels? C’est là que je me questionne. Je crois que si l’on peut éviter quelques problèmes que ce soit à notre employeur, c’est de notre devoir d’employer de le faire.

Qu’en dites-vous?

Références :

Code d’éthique professionnelle de la société canadienne des relations publiques (SCRP)

http://scrp.ca/aboutus/code_ethic.aspx

Retour sur la causerie « Quelle éthique pour les relations publiques? » de la conférencière Rhita Cossette pourla Chairede relations publiques et de communication marketing de l’UQAM.

http://www.crp.uqam.ca/pages/PageNouvelle.aspx?RSSItemId=63

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Un commentaire pour Et si on parlait d’éthique?

  1. boisvertlyne dit :

    J’ai trouvé votre sujet sur l’éthique très intéressant. Il est vrai que certains relationnistes ne suivent pas un code d’éthique et que cela peut entraîner parfois des dérapages. Ainsi en est-il du cas de la compagnie de jus de fruits Oasis qui a osé accuser la microentreprise Olivia’s oasis, soit disant parce qu’elle utilisait le mot “oasis” dans sa marque. Des jus et du savon… où est le rapport? Si le relationniste de l’entreprise de jus Oasis avait été perspicace et proactif, il serait intervenu dans le dossier sur les médias sociaux avant que ça ne devienne une crise généralisée.

    Je ne sais pas si vous avez suivi cette histoire, mais c’est un exemple flagrant de manque de professionnalisme et d’éthique de la part de l’entreprise. Il a fallu que les consommateurs menacent de boycotter l’achat des jus Oasis pour que le porte-parole s’en mêle enfin. Si la vérité avait été expliquée par l’entreprise sur les raisons pour lesquelles elle allait de l’avant avec sa poursuite de l’autre entreprise, probablement que cette histoire n’aurait pas eu des effets aussi dévastateurs.

    Je suis donc POUR un professionnalisme à toute épreuve de la part des relationnistes, quitte à risquer de trop en dire. Vaut mieux jouer franc jeu pour que les gens voient votre intégrité, même si ce sont de mauvaises nouvelles à annoncer, que cacher la vérité, qui paraît sur le coup très bien auprès de l’entreprise, mais qui peut affecter à long terme sa crédibilité. Si une situation est précaire et qu’on pense qu’elle peut éclater à tout moment, mieux vaut prendre les devants et dire la vérité. Le consommateur aura davantage confiance en vous, le travail de relationniste sera honoré et l’entreprise en sortira gagnante au bout du compte.

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