l’Affaire Markov

Certaines entreprises publiques contrôlent l’information qui circule à leur sujet de façon à minimiser l’impact de la réaction du public sur le fonctionnement de l’organisation. Il faut faire attention lorsque l’on décide de faire cela, car ça pourrait rapidement se retourner contre nous.

Prenons en exemple le Canadien de Montréal. L’équipe du peuple a eu son lot de relations publiques à effectuer cet hiver. Tout a commencé avec le congédiement de l’entraineur-chef Jacques Martin et la nomination, controversée, de Randy Cunneyworth, entraineur recru et unilingue anglophone. L’organisation du Canadien savait que cette nouvelle causerait une tempête médiatique alors elle a décidé de tenir sa conférence de presse un samedi matin afin de minimiser sa couverture médiatique. Cette stratégie n’a évidemment pas estompé complètement l’impact de la nouvelle, mais ça a sans doute calmé un tantinet la ferveur des Québécois.

Ensuite dans le dossier d’Andrei Markov, défenseur étoile qui est aux prises avec une blessure au genou depuis plus d’un an, le Canadien a tenté d’étouffer des événements, mais a fait preuve d’un manque de tact flagrant. Alors que l’équipe se trouvait en Californie pour un voyage de 3 matchs, Andrei Markov n’était pas avec l’équipe, malgré avoir effectué le voyage, car il devait aller rencontrer son docteur pour évaluer son genou. Lorsque les journalistes ont questionné la direction du Canadien à savoir ou se trouvait le défenseur, l’équipe a répondu qu’elle ne savait pas où il était. Le Canadien pensait bien faire en ne disant pas que Markov était parti rencontrer son médecin, mais c’est tout le contraire qui s’est produit alors que tous les médias Canadien scandaient « Mais ou est Andrei Markov? »

Enfin, il est important de faire preuve de transparence lorsqu’on est relationniste, car en tentant de camoufler des informations on peut facilement se faire mal paraitre et tranquillement s’éloigner de notre public, qui perdra confiance en notre organisation.Image

 

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Un commentaire pour l’Affaire Markov

  1. ccschmidt dit :

    Les deux exemples ci-contre démontrent deux situations durant lesquelles le relationniste doit effectivement faire preuve de transparence. Mais est-ce que faire preuve de transparence insinue de tout dévoiler? Je ne crois pas. Il suffit de bien contrôler l’information. Dans le cas d’Andrei Markov, le club aurait peut-être eu intérêt à mentionner que le joueur étoile des Canadiens prenait une pause, devait voir son médecin, etc. Le public savait qu’il s’était blessé, alors vaudrait mieux ne pas prendre ses admirateurs pour acquis. Au contraire, auraient-ils du être opportuniste face aux questions des journalistes. Il ne faut pas oublier qu’il est possible de s’entendre avec le journaliste pour qu’il ne pose pas certaines questions ou du moins qu’il ne soit pas surpris si l’interviewé n’y répond pas. Tout est dans l’attitude. Si possible, adopter la bonne attitude face à certaines questions. Je pense donc, qu’il ne faut jamais mentir, mais qu’il n’est pas nécessaire de toujours tout dire.

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