Gérald Tremblay a la conscience tranquille

On l’attendait depuis longtemps, la voici enfin : la Commission Charbonneau. Une commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction.

Les soupçons planaient depuis longtemps sur les différents acteurs liés à l’acquisition de contrats publics en construction et probablement que, depuis que Jean Charest a annoncé la mise en place de la commission d’enquête, les relationnistes des différentes parties travaillent d’arrache pied pour monter une stratégie de communication et déterminer de quelle façon cette crise sera gérée.

Au départ, ce billet devait porter sur les vidéos dévoilées par la GRC et la réaction que cette révélation a suscité chez le maire de Montréal, Gérald Tremblay. Cependant, l’actualité des derniers jours a fait dévier le sujet de mon billet sur les déclarations faites par l’entrepreneur en construction Lino Zambito à la Commission Charbonneau et sur la réponse du maire. Dans La Presse d’hier, on pouvait lire la déclaration choc que M. Zambito a fait à la Commission Charbonneau: pour tous les contrats qu’il a réalisé pour la Ville de Montréal, des sommes de 3% ont été versées au parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal.

 

« J’ai la conscience en paix »

Rapidement, les réactions se sont faites entendre et la ligne directrice de l’administration Tremblay dans cette situation est devenue claire: nous ne sommes par responsable. Cet article de Karim Benessaieh dans La Presse titrait d’ailleurs que Gérald Tremblay a « la conscience en paix ». Personnellement, je commence à trouver cette position agaçante. M. Tremblay semble n’être jamais au courant de quoi que ce soit et se déclare blanc comme neige dès qu’on accuse son administration de corruption. Il en a été de même lors de la diffusion à la commission d’enquête des fameuses vidéos de la Gendarmerie Royale du Canada, montrant des entrepreneurs en construction fraternisant avec la mafia. La réaction de Gérald Tremblay a été d’accuser la GRC d’inaction et d’affirmer que s’il avait vu ses images avant il « aurait agi encore d’une façon différente ».

Face à cette position campée par Gérald Tremblay, je me questionne sur la stratégie adoptée par les relationnistes de son administration dans cette affaire. Comment peut-on encore et encore affirmer qu’on a rien vu venir et que l’on a rien à se reprocher quand tout ce qui sort dans les médias actuellement affirme le contraire? La seule réponse est qu’il ne s’agit pour le moment que d’allégations et que rien n’est prouvé. Qu’affirmera-t-on alors dans les médias si ces allégations s’avèrent réelles? Il faudra observer attentivement le positionnement de l’administration Tremblay et fur et à mesure que la lumière se fera sur ces histoires de corruption et attendre que le verdict final démontre qui dit la vérité.

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