Secouée en début de mandat

Durant la dernière année, le Québec a été marqué par de nombreuses grèves étudiantes dénonçant la hausse des frais de scolarité prévu par le gouvernement libéral. Plusieurs médias en sont même venus à qualifier cette période de «printemps québécois». Ainsi, les élections qui ont suivi la crise ont suscité une attention particulière auprès des médias et de la population.

Le 4 septembre dernier, Pauline Marois a été élue à la tête d’un gouvernement péquiste minoritaire. Lors de son discours d’inauguration qui se tenait au Métropolis, un homme prénommé Richard Henry Bain a réussi à s’infiltrer dans les coulisses avec une arme à feu, et a bouleversé le cours de cette soirée historique. Cet événement a mis le parti devant une gestion de crise importante dès sa première heure de mandat.

Après que le discours de Mme Marois ait été interrompu par ses gardes du corps qui l’ont amené en arrière scène, la première ministre est tout de même retournée sur la scène en demandant aux spectateurs «de quitter tranquillement la salle ». Puis, elle a pris le temps de terminer les grandes lignes de son discours en invitant les députés élus à monter sur scène. À ce moment-là, elle ne connaissait pas encore l’ampleur de la situation, mais elle dit avoir décidé de revenir sur scène pour ne pas semer la panique dans la salle qui contenait alors 2000 personnes.

Lors de son point de presse du lendemain, la première ministre a fait preuve de beaucoup de considération et de sensibilité pour les événements de la veille en se disant «profondément attristée que la soirée électorale a été assombrie par un événement tragique. Un homme est mort sans aucune raison. La folie a frappé. L’enquête nous apprendra ce qui s’est passé, mais pour l’heure mes pensées vont évidemment aux victimes et à leurs familles. Je pense aussi à l’équipe de Spectra et à celle du Métropolis». On peut voir qu’elle a pris le temps de faire valoir sa considération pour les différents acteurs touchés par le scandale. D’ailleurs, lors de la période de questions, elle mentionnait qu’elle allait appeler personnellement la famille du défunt pour leur faire valoir ses vœux.

Pendant son discours, Mme Marois avait également mis l’accent sur le fait que «le Québec est une société non-violente», «pacifique», « et qu’un acte de folie ne peut effacer cette réalité». Elle postulait que «jamais elle n’accepterais que le Québec soit associé à une société violente». Ces derniers propos démontrent l’importance qu’elle accorde aux valeurs d’une société pacifique. Il est très pertinent qu’elle ait mis l’emphase sur cet aspect car les québécois étaient encore sous le choc de la violence lors de son point de presse.

Enfin,  pour montrer son implication et sa reconnaissance, la première ministre a également demandé à Jean Charest la tenue d’une cérémonie de commémoration nationale en honneur de Denis Blanchette. Le gouvernement du Québec a pris en charge l’organisation des funérailles et a mis le drapeau de la tour du parlement  en berne pour l’occasion.

Sources :

http://fr.video.canoe.tv/archive/pauline-marois-en-conference-de-presse/1824615558001

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/09/10/002-denis_blanchette-ceremonie-commemoration_nationale.shtml

 

Publicités
Cet article a été publié dans Travaux étudiants. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s