Bell: Trouvez l’erreur

Le 27 septembre dernier, Bell lançait sa campagne «5 raisons pourquoi tant de Québécois choisissent Bell». Comme le relevait Mr. Foglia dans un de ses articles publiés dans la Presse, la nouvelle campagne a réussi à se faire publier un peu partout malgré l’erreur de français qu’elle comprenait. Bell a alors expliqué que c’était voulu pour une meilleure compréhension des Québécois. Vraiment? Serait-ce plutôt la meilleure réponse que la compagnie ait trouvé pour se défendre? Il y a deux possibilités.

1. Si ce n’était effectivement pas une erreur de leur part, c’est quand même une mauvaise façon de la défendre. Le message que les dirigeants de Bell ont passé avec cette excuse, c’est que le peuple québécois doit se faire parler avec des mots simples, même si ça comporte des erreurs. Lancer une telle réplique vers le public c’est carrément inacceptable; c’est se moquer de l’éducation du peuple.

À la place, choisir une raison moins irrespectueuse envers le public aurait peut-être mieux passé. Par exemple, ils auraient pu expliquer qu’ils avaient choisi d’adopter un français plus « parlé » pour se rapprocher du public. À mon avis, ç’aurait été quand même impensable de faire une erreur volontairement, mais au moins, ç’aurait été plus gentil à l’égard de leurs clients.

2. Si c’était effectivement un manque de vigilance et que l’erreur n’était pas voulue, ils ont eu trop d’orgueil pour le dire. Beaucoup de gens ont vu la publicité avant qu’elle sorte dans les journaux et personne ne l’a corrigée ou même remarquée. Que s’est-il passé, alors? Y a-t-il un manque de révision des publicités?

Pour cette situation-ci, indépendamment du comment et du pourquoi, Bell aurait été mieux d’avouer son tort. Malgré tout, l’erreur est humaine et accepter l’accusation aurait peut-être fait moins mal à la compagnie que de la nier. Mentir en dénigrant son public n’est surement pas la meilleure option que Bell aurait pu choisir. Ça donne une mauvaise image de la compagnie en plus d’envoyer un message négatif à la clientèle.

Bref, la faute de français dans la campagne de Bell, c’est une chose. Toutefois, la vraie erreur c’est la façon dont les relationnistes s’y sont pris pour pallier à la situation.

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Un commentaire pour Bell: Trouvez l’erreur

  1. cathlafreniere dit :

    Je suis d’accord avec toi sur le fait que Bell a donné une raison inacceptable pour justifier sa faute de syntaxe. En se rabaissant à dire qu’elle avait écrit son slogan avec une faute volontaire, la compagnie démontre un manque de respect et de considération pour son public. Je suis d’accord qu’il est pertinent de concevoir une publicité en prenant en considération les références et le vocabulaire du public auquel on s’adresse, mais ici, la compagnie aurait pu écrire la publicité avec un vocabulaire simple, sans pour autant y glisser une faute. Ainsi, tout comme toi, je considère que la crise a été très mal gérée. Bell aurait dû s’excuser auprès de son public en prenant le blâme, plutôt que d’essayer de justifier les raisons pour lesquelles leur publicité circulait avec une coquille. En plus, je trouve tout à fait aberrant qu’elle ait continué à faire circuler le même message dans La Presse après les critiques du public. Enfin, il sera intéressant d’observer comment Bell saura gérer son image de marque dans les prochains mois.

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