Les licenciements à l’ère des médias sociaux

Vers la fin janvier 2013, une grande entreprise du divertissement et de la musique, HMV, c’est retrouvée dans l’eau chaude après qu’une employée responsable des médias sociaux fraichement congédiée se mette à laver son linge sale sur une plateforme très publique, j’ai nommé Twitter, en utilisant le compte officiel de l’entreprise. Ses annonces ont été retweetées plus vite que ce que l’administration, toujours en place, ne pouvait les supprimer et se sont répandues telle une trainée de poudre.

HMVTWEETS

Suite à cette sortie publique, HMV s’est contenté d’effacer toutes traces de ces messages sur leur compte et ont publié trois courts tweets dans lesquels ils assurent que leurs magasins sont toujours ouverts et qu’ils sont bel et bien toujours en vie.

HMVRESPONSETWEETS

Une bonne quantité d’encre a été versée (1, 2, 3) suite à cette crise et plusieurs y voient un véritable manque d’éducation face aux médias sociaux chez les dirigeants d’entreprises. Les  dirigeants d’HMV ont vu les médias sociaux comme étant strictement une plateforme publicitaire alors que c’est en fait une plateforme de socialisation et de communication entre l’entreprise et sa clientèle. Lorsqu’une entreprise décide d’investir dans une plateforme sociale comme Twitter ou Facebook, il est un devoir pour le directeur responsable des communications d’être au courant des pratiques, ainsi que du code de conduite et d’utilisation de la plateforme afin de se garder une certaine sécurité et un temps de réaction rapide lorsque le besoin s’en fera sentir, comme dans le cas de licenciements ou de départs hâtifs .

hmv-crisis-tweets_education

Une bonne pratique serait d’avoir plus de deux comptes administrateurs afin de pouvoir révoquer les droits de diffusion et d’administration à la personne licenciée quelques moments avant d’être rencontré par les Ressources Humaines. Ainsi, advenant ou l’ex-employé resté avec un arrière goût amer soit tenté de faire du tord à l’entreprise, ses droits n’étant plus actifs, ne pourra pas utiliser les canaux officiels de l’entreprise et ainsi créer un fiasco tel que celui d’HMV.

Et vous, comment procéderiez-vous au licenciement de votre Gestionnaire de Communauté?

 

Références:

The Guardian.co.uk

Biztechreport.co.uk

Ilyana’s Blog

 

 

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2 commentaires pour Les licenciements à l’ère des médias sociaux

  1. Bonjour Antoine, ton billet m’a rappelé une situation semblable qui s’est déroulée dans le cadre de mon travail, lorsqu’un employé a été congédié. Et c’est vraiment une situation qu’un employeur doit éviter à tout prix, car les répercussions sont graves. Normalement, à son embauche, l’employé doit signer un code de déontologie qui l’interdit en tout temps de parler en mal de son entreprise sur les médias sociaux. Cet engagement s’applique même après un congédiement. Les plateformes sociales ont la mémoire longue et les futurs employeurs iront voir l’historique du profil de la personne qu’il compte embaucher. Alors, laver son linge sale sur Twitter aura des conséquences négatives pour le gestionnaire lorsqu’il postulera pour une autre entreprise. Son futur employeur aura peur de vivre la même situation si la personne en question a un excès de colère contre l’organisation. Aussi, c’est une question de confiance entre l’employeur et l’employé. Le directeur doit procéder au congédiement de la personne avec diplomatie et montrer du respect pour le travail que l’employer a effectué au sein de l’entreprise. Peut-être même l’accompagner dans sa démarche de recherche pour un nouvel emploi. Personnellement, je pense comme toi. Avant de congédier un gestionnaire de communauté, il est préférable de désactiver ses droits d’accès aux réseaux sociaux afin d’éviter les désastres.

  2. antoineducharme dit :

    Bonjour Ellyse, il faut ce rappeler que c’est encore tout récent que les entreprises investissent sur les réseaux sociaux. Il y a seulement 5 ans, un très petit nombre de grandes compagnies avaient une présence sur ces réseaux et l’engouement n’était pas encore là. La situation a bien changé et c’est à nous, gens de communication, que nous incombe la tâche d’éduquer notre entourage et nos dirigeants sur les capacités et les limites des réseaux sociaux. Un licenciement ou un départ doit toujours ce faire dans la diplomatie et sera toujours un moment épineux à passer. Cependant, comme tu l’as mentionné plus haut, les plateformes sociales ont la mémoire longue, c’est donc particulièrement important pour l’entreprise d’avoir une procédure en place pour protéger ses arrières.

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