Les médias sociaux sur le divan : 6 réflexions à saveur psychologique

Les réseaux sociaux ont révolutionné non seulement l’univers des communications mais également le quotidien des êtres humains du 21e siècle. S’ils constituent un puissant outil pour les relationnistes, arrêtons-nous un instant pour observer leur incidence sur les comportements et les émotions.

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1-Les réseaux sociaux provoquent l’angoisse

Les utilisateurs qui y passent beaucoup de temps sont davantage susceptibles de subir du stress car ils sont maintenus dans une peur constante (souvent inconsciente) de rater un fait marquant lorsqu’ils ne sont pas connectés. Cet état d’indécision névrotique est semblable à celui dans lequel vivent les amateurs de jeux d’argent.

2-À la recherche d’information

L’information est un puissant dopaminergique qui permet à l’être humain de se sentir davantage en contrôle. Apprendre et être au courant de ce qui se passe autour de lui lui donnent  le sentiment de pouvoir faire des choix. Cette quête d’information s’apparente à celles du sexe et de la nourriture.

3-Des profils qui en disent long

Une récente étude universitaire démontre que l’analyse de profils de réseaux sociaux par des psychologues constitue un élément excessivement intéressant pour compléter un profil clinique. Il a été possible d’établir des corrélations entre certains comportements sur les réseaux sociaux et des troubles mentaux tels que la schizophrénie (moins d’amis Facebook, peu d’interaction avec les gens, diffusion de contenu présentant des aberrations perceptives) ainsi que le narcissisme (nombre d’amis excessif, changement fréquent de la photo du profil, recherche et obtention d’approbation  constante du contenu diffusé).

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4-Attention à la dépendance !

Le niveau de dépendance que peuvent créer les médias sociaux est comparable à celui du sexe et de la cigarette.

5-Un outil  pour combattre l’ennui

Une expérience lors de laquelle des étudiants ont été contraints d’effectuer un jeûne de médias sociaux a révélé que les utilisateurs fréquents éprouvaient des difficultés à communiquer avec leurs amis et éprouvaient un sentiment généralisé d’ennui. Certains sujets ont également présenté des signes d’angoisse avancée. L’expérience a démontré que les médias sociaux procuraient à leurs utilisateurs des poussées d’endorphines qui leur évitaient de ressentir une sensation d’ennui.

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6-Facebook et l’image corporelle

Plus une jeune fille passe de temps sur Facebook, plus elle risque de développer une image corporelle négative.

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4 commentaires pour Les médias sociaux sur le divan : 6 réflexions à saveur psychologique

  1. Bonjour Marie-Geneviève,
    Ton billet est très intéressant et traite d’aspects des réseaux sociaux que l’on oublie souvent.
    C’est impréssionnant, quand on y pense, à quel point ils ont fait leur place rapidement dans notre quotidien. Maintenant, dès qu’on s’ennuie un tout petit peu, les réseaux sociaux sont notre premier réflex, mais ils ont vraiment une face cachée plus dangereuse qu’on ne le pense pour notre santé. Le dernier point est d’ailleurs très intéressant et je n’y avais pas pensé.

    Aussi, un autre aspect que tu aurais pu ajouter est le manque de vie privée et toutes les conséquences que cela peut amener (les histoires de gens qui se voient un emploi refuser à cause de leur image sur les réseaux sociaux sont très nombreuses). Selon moi, c’est un autre aspect négatif des réseaux sociaux.

    Camille 🙂

  2. audreyrg dit :

    Ton article me fait penser à un documentaire de la BBC: Secrets of the superbrands, où l’on parle, entre autres, de technologie et des comportements humains qui y sont liés. Ils en étaient venu à démontrer des similitudes entre le cerveau de certains consommateurs qui sont exposés à des images de la marque Apple, et celui de dévots devant une imagerie religieuse typique!

    Pour avoir fait un peu d’études en psychologie avant de venir en relations publiques, je me souviens avoir lu que la technologie avait aussi un mauvais impact sur notre capacité d’attention puisque nous sommes toujours déconcentrés lorsque nous travaillons (emails, textos, appels, notifications, etc.). Ton lien avec la psychologie est alors très pertinent et sera surement sujet de plusieurs débats au cours des années à venir.

  3. Marie-Geneviève Gravel dit :

    Camille : En fait, l’idée d’écrire ce billet m’était venue alors que je réalisais que j’avais moi-même  »changé » depuis que les réseaux sociaux sont entrés dans ma vie. On considère ceux-ci comme des outils à maîtriser en RP et j’avais envie de m’intéresser à leurs effets concrets sur notre psychologie. D’ailleurs, le billet contient moins de la moitié de ce que j’ai trouvé et honnêtement, c’est un peu épeurant !
    Audrey : J’ajouterai ce documentaire à ma liste de films à voir 🙂 Je crois aussi que les prochaines années seront celles du développement de la planète web qui est pour l’instant une sorte de laboratoires où tout est permis. Les médias sociaux ont modifié notre rapport à l’autre, notre façon de communiquer et nos divertissements. Je crois donc qu’en tant qu’apprenti-relationnistes, il faut s’intéresser non seulement à leur fonctionnement mais également à leurs répercussions sur la psychologie humaine et sur la société.

  4. Marie-Geneviève Gravel dit :

    Merci pour vos commentaires les filles 🙂

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