Enbridge à la conquête de l’océan atlantique

Selon moi, la locomotive Enbridge transporte à son bord, toutes les solutions pour faire du pétrole des sables bitumineux, le nouvel eldorado québécois. La production de pétrole albertain culminera en 2016, date butoir à laquelle la production de pétrole dans les sables bitumineux dépassera la capacité d’exportation.

Une telle situation pourrait intervertir les flots d’investissement$ dans les sables bitumineux et ralentir leur croissance, selon l’Agence internationale de l’Énergie.   

Je suis d’avis que les projets de loi omnibus C-38 et C-45 sont les premiers oléoducs  virtuels, construits de toute pièce par le gouvernement Harper, de manière à accélérer l’approbation des projets en transit vers le Québec et vers … la mer côté atlantique. 

Pipeline albertain

Sables bitumineux de l'Alberta

« Le Canada ne vend actuellement pas une goutte de pétrole en Europe – 99 % de sa production prend la direction des États-Unis. S’il a intensifié ses pressions sur le vieux continent, c’est pour empê­cher un « dangereux précédent », dit Joe Oliver.»

« Le Canada a bien l’intention de devenir une superpuissance énergétique » selon Stephen Harper.

  • En juillet 2006, devant un parterre d’hommes d’affaires à Londres, Stephen Harper a dit : « Le Canada est le premier producteur mondial d’hydroélectricité, le deuxième producteur d’uranium, le troisième producteur de gaz naturel, le septième producteur de pétrole. « Et c’est juste le commencement », a-t-il lancé, enthousiaste. »
  • En effet, selon Alison Redford, première ministre de l’Alberta, le Québec profite d’un avantage certain : la proximité de l’océan pour exporter son pétrole ou son gaz vers l’Europe !  Tandis que l’Alberta se retrouve coincée au milieu du continent et donc dépendante du marché américain, moins lucratif, elle essuie des pertes de 75 millions de dollars canadiens en moins, chaque jour !

 

De l’avis de Marcel Coutu, président et chef de la direction de Canadian Oil Sands, les Québécois auraient tout intérêt à manifester davantage de fierté à l’endroit du pétrole des sables bitumineux albertains, une source d’énergie fossile qui cadre très bien avec leurs « valeurs ». Une partie de cet or noir, d’une consistance similaire au « beurre d’arachides », devrait être acheminé au Québec pour y être raffinée, affirme monsieur Coutu.

Selon l’économiste de l’université d’Ottawa, Jean-Thomas Bernard : « Sur le plan légal et constitutionnel, le Québec ne peut pas dire non. Le pipeline qu’Enbridge veut inverser, avait été conçu au départ pour amener du pétrole de l’Ouest vers l’Est.(…) On serait mal placés pour dire non aujourd’hui ! »

 

 

Projets d'oléoducs en sol québécois

 

 

C’est donc 300 000 barils de pétrole brut non raffiné, par jour, qui traverseront le territoire québécois via les rives du fleuve St-Laurent pour ensuite rejoindre la mer via Portland dans le Maine.

Je présume que Pauline Marois en fera ses choux gras !

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2 commentaires pour Enbridge à la conquête de l’océan atlantique

  1. mgenevievegravel dit :

    Bonjour Anne-Marie,
    En faisant un peu de recherches, on réalise que la compagnie Enbridge a un agenda de relations publiques très rigoureux (dons et cadeaux à des localités québécoises sous lesquelles elle souhaite installer des oléoducs et commandite du Cyclo-défi contre le cancer qui rassemble des milliers de cyclistes à travers le Canada et qui amasse des sommes importantes pour la recherche). Les groupes écologistes tentent de sensibiliser la population quant aux dangers que représentent les opérations d’Enbridge mais les échos se font très faibles tant dans la population que dans la classe politique. Si l’exploitation des gaz de schistes au Québec a connu un important ralentissement entre autre à cause des levers de boucliers majeurs qui sont survenus dans la province, pourquoi si peu de bruit autour des sables bitumineux ? Est-ce un indicateur d’une campagne RP remarquable ? À suivre !

    • annemarie500 dit :

      Bonjour mgenevieve,

      En fait on a dépassé la campagne de relations publiques ! Stephen Harper et le parti conservateur ont pris le pouvoir la première fois le 23 janvier 2006. Ils étaient pourtant minoritaires à cette époque. Mais voilà que notre premier ministre du Canada affiche déjà ses cartons à Londres lors d’un déjeuner d’affaires prestigieux, en juillet 2006 :
      « Le Canada a bien l’intention de devenir une superpuissance énergétique » .
      Aujourd’hui le gouvernement Harper a le vent dans les voiles notamment par l’acquisition d’une majorité ABSOLUE obtenue en 2011 à la suite d’une élection générale anticipée.
      Les projets de loi omnibus C-38 et C-45 ne sont rien d’autres que le ramollissement de plusieurs lois fédérales en lien avec la loi sur les pêches, la loi canadienne sur l’évaluation environnementale, la loi sur l’office national de l’énergie, des modifications apportées à la loi sur les indiens, et la loi sur les eaux navigables. Toutes ces lois ont été ramollies pour faire passer des oléoducs dans des secteurs stratégiques et sensibles notamment sur des terres ancestrales appartenant aux autochtones ou traversant des zones humides ou protégées. Les cadeaux et ce genre de trucs ont été réservés pour les villes et villages « blancs » situés en bordure des oléoducs, notamment au Québec. Stephen Harper est implacable et lance même ces ambassades canadiennes dans un bras de fer pour tenter de faire avorter la Directive sur la qualité des carburants proposée par la Communauté européenne, en février dernier. L’offensive des ambassades canadiennes a porté fruit. Toutefois, la partie ne s’arrête pas là et le Canada supporté par ses compagnies pétrolières devra se qualifier pour inverser le flux de mécontentement engendré du côté européen en lien avec la possible commercialisation du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta en territoire européen. C’est une guerre diplomatique du pétrole canadien, à mon humble avis. Lire La diplomatie du l’or noir d’ ALEC CASTONGUAY de L’ACTUALITÉ. CLIQUEZ sur l’hyperlien dans le billet via le groupe de mots « dangereux précédent » .

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