Changer l’image d’un pays : de réseau international d’exploitation de drogue à destination touristique prisée

 Une des plus grosses campagnes internationales de relations publiques des deux dernières années a permis à la Colombie de se tailler une place de choix dans la tête des touristes et investisseurs potentiels.

Lorsqu’une bonne amie à moi me parlait de son pays, la Colombie, je pensais aux mots suivants : extorsion, kidnapping, meurtre et surtout, drogue. Or, je suis tombée sur un article intéressant qui m’a laissée bouche-bée dans lequel on y explique à quel point les temps ont changé et que désormais, ce pays d’Amérique du Sud est une place magnifique à visiter en famille ainsi qu’un endroit sécuritaire dans lequel investir son argent.

Je me suis alors poser la question : mais comment est-ce possible? En fait, c’est un Américain du nom de David Lightle, consultant en marketing en branding de pays, qui a travaillé de pair avec Luis Guillermo Plata, ex Président de Proexport – agence gouvernementale responsable de la promotion du tourisme, des investissements étrangers ainsi que des exportations – afin de redorer l’image du pays via une campagne de relations publiques d’envergure internationale.

Ce pays a pris une tournure importante vers la fin des années ’90, après que des négociations de paix entre le gouvernement en place et les groupes rebelles se soient faites. C’est alors que la dynamique de la Colombie commençait à changer. Comme la réalité du pays s’améliorait, il était alors propice pour Lightle de redorer l’image colombienne en usant de stratégie. Cette dernière se divise en trois coups majeurs de relations publiques assez impressionnants.

Le premier de ces trois coups consistait à répandre la nouvelle au niveau mondial comme quoi ce pays était en plein essor. Si vous vous posez la question : en quoi cela va-t-il changer quoi que ce soit, c’est que vous n’êtes pas la personne visée! En fait, ce premier coup voulait en quelque sorte repositionner la pays dans la tête des plus grands influenceurs : gouvernement, milliardaires, banques, etc.

«Notre programme ne prend pas crédit de la croissance de la Colombie (…) Nous prenons crédit en communiquant cette croissance.» déclare David Lightle.

Le deuxième coup de relations publiques orchestré par Lightle a été d’inviter des étrangers influents tel que l’économiste de la prestigieuse Université de Harvard, Michael Porter, afin qu’il visite le pays pour que par la suite, il aille en parler en bien. C’est à ce moment que les gens bien informés ont commencé à investir en Colombie et surtout, à visiter ce pays d’Amérique du Sud.

Le dernier coup de relations publiques organisé par Lightle a été d’instaurer un nouveau slogan : «¡Colombia es pasión!»(La Colombie est passion). Ce dernier fut un succès monstre. Le tourisme a alors quintuplé et l’économie ne cesse de croître depuis le lancement de cette maxime.

Après avoir lu cet article, je suis allée chercher un peu plus loin et surtout, différentes opinions car dans cet écrit tout semble être grâce à Lightle et je me disais que peut-être la vérité avait été en quelque sorte embellie. Or, tout laisse croire que la Colombie se porte à merveille et que cela ne va qu’en s’améliorant. Par contre, depuis l’élection du nouveau Président Santos, le slogan n’est plus le même et beaucoup de problèmes sont encore à résoudre.

En définitive, cet exemple démontre à quel point ce qu’une bonne et puissante campagne de relations publiques peut avoir comme résultat. Lightle a su user d’une bonne stratégies en trois étapes. Je dirais qu’il y ait allé en entonnoir en débutant par les gouvernements, banques, etc. pour ensuite y aller avec les plus riches et influents et pour terminer avec la population.

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Un commentaire pour Changer l’image d’un pays : de réseau international d’exploitation de drogue à destination touristique prisée

  1. brunocowan dit :

    Billet intéressant. C’est sûr que dans plusieurs pays comme la Colombie, le climat politico-économique, voire social, nuit entièrement à son reflet sur la scène internationale. Ceci dit, je pense qu’il n’est pas forcémment qu’une question de ce que diffuse le gouvernement comme image du pays, mais aussi la façon dont cette dernière est accueillie.
    exemple: Mcdo a beau vouloir franchir la porte du biologique, cela ne change pas pour autant ce que pensent les consommateurs « avertis » quant à la chaîne alimentaire…

    Ainsi, oui, la stratégie en trois étape de Lightle peut sembler efficace et oui, le changement de gouvernement boulverse la lancée de sa campagne MAIS c’est un système qui fonctionne aussi avec rétro-action. Cette rétro-action joue un rôle sur le plan promotionnel. Malheureusement pour elle, la Colombie n’a aucune emprise là-dessus, le président Santos n’est pas seul à blâmer (surtout s’il hérite d’un programme non accompli).

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