Des marques, des médias sociaux, mais surtout des jeunes

Dans une époque où la technologie ne s’exploite plus en fonction de l’entreprise, mais plutôt où l’entreprise s’exploite en fonction de la technologie, nous nous devons de nous ajuster et de nous adapter au marché. Afin de rester en phase avec les tendances du comportement des consommateurs, les marques ont aujourd’hui besoin de développer une présence forte et stratégique sur les médias sociaux. Permettant de partager efficacement du contenu viral, les médias sociaux sont également pertinents pour différencier l’entreprise de ses concurrents, pour éviter la confusion entre les marques et pour exercer une influence sur les consommateurs.

Comme plusieurs, je suis sur les médias sociaux : j’y rédige du contenu, en échange, en modifie et en commente. Dernièrement, en observant mes flux d’actualité Facebook et Twitter, j’ai remarqué que les « marques » revenaient souvent dans les contenus échangés. J’en suis venue à me poser une question : comment les entreprises de marques arrivent-elles à connecter avec leurs publics clé et à susciter un intérêt assez grand pour que ceux-ci aient envie de chercher, découvrir, créer et partager du contenu intéressant à propos d’elles sur les médias sociaux ? La problématique des médias sociaux est là : les publics sont rendus si nombreux et hétérogènes qu’il est pratiquement impossible de les atteindre tous. Par conséquent, il faut que l’entreprise sache atteindre les publics qui seront les plus enclins à générer du contenu pour elle.

Selon le nouveau rapport de Prosumer Report « Hashtag Nation » ces publics devraient être constitués, en majeur partie, de jeunes de 16 à 34 ans. En effet, le rapport déclare l’importance des jeunes dans l’échange du contenu créé par les entreprises sur les médias sociaux. Selon l’étude, la moitié des jeunes de ce groupe d’âge ont déclaré que les marques étaient « essentielles » pour eux, comparativement au quart des individus âgés de 55 ans et plus. Également, 60% des jeunes croient que les marques contribuent grandement à leurs interactions sociales, en leur permettant d’échanger du contenu créatif, qui vaut la peine d’être échangé. D’ailleurs, les 16 à 34 ans déclarent que ces marques ont largement contribué à la formation de leurs attitudes et de leur personnalité.

De plus, il est dit que les jeunes ont une préférence pour les marques ayant rapport à la technologie digitale, comme notamment Samsung, Google, Youtube, Facebook, etc. Cependant, le rapport souligne également que n’importe quelle marque peut devenir une « tech brand », par son apport novateur aux médias sociaux. Par exemple, nous pouvons citer Victoria’s secret et sa collection Pink. En effet, cette entreprise se trouve parmi les plus gros joueurs sur les médias sociaux. Sa stratégie novatrice utilise grandement les nouvelles technologies pour cibler les jeunes femmes et créer un engouement pour la marque sur les médias sociaux. Avec 18.5 millions de fans Facebook, on peut dire que cette stratégie lui réussit assez bien!

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5 commentaires pour Des marques, des médias sociaux, mais surtout des jeunes

  1. stephloj dit :

    Il est vrai dans le contexte actuel où on assiste à une concurrence toujours plus forte entre les marques, ces dernières n’ont d’autre choix que de se rapprocher autant que possible du consommateur pour communiquer de manière plus personnelle. À cet effet, les réseaux sociaux se présentent comme la meilleure alternative. Le contenu diffusé par la marque sur les réseaux sociaux doit être présenté sous forme de conversation; elle doit démontrer de l’intérêt envers ses consommateurs. Si elle n’emploie les médias sociaux qu’à des fins promotionnelles, à terme, elle s’en trouvera perdante. Le réel défi pour les marques consiste donc à cerner exactement qui sont leurs interlocuteurs sur Facebook, Twitter, Instagram, etc. et à trouver une façon de s’adresser à eux de manière à susciter leur engagement. En ce sens, Victoria’s Secret semble avoir eu du succès.

  2. melynaluneau dit :

    Je suis tout à fait en accord avec ton article, les médias sociaux sont un très bon moyen de rejoindre les jeunes et ceux-ci sont les plus enclins à partager leur contenu. Je crois que ce n’est pas seulement le fait que les marques partagent du contenu créatif et intéressant pour les jeunes, elle va les chercher directement dans leur environnement. Qui de nos jours n’est pas connecté à Facebook, Twitter, Pinterest,… 24h sur 24h avec leur cellulaire? Je pense que les jeunes en viennent à s’identifier à ces marques, à leurs valeurs. Ils partagent des contenus qui leur ressemblent, qui leur permettent d’exprimer ce en quoi ils croient. Oui les publics sont de plus en plus vastes et dispersés, mais les médias sociaux permettent une vraie interaction avec les consommateurs, ils permettent de partager une expérience avec ceux-ci, soit par un vidéo ou en posant des questions. Bref, l’interaction que crée les médias sociaux avec ses consommateurs permet à ceux-ci de mieux connaître la marque, mais aussi à la marque de mieux connaître ses publics. Ainsi, il est plus facile pour le consommateur de s’identifier à une marque qui lui ressemble s’il a eu des interactions avec elle, une expérience.

  3. Bien que les médias sociaux soient d’excellents moyens de rejoindre les consommateurs et qu’ils permettent les échanges et les partages, je suis toujours un peu perplexe vis à vis cette méthode « d’exposure ». Les avantages pour la compagnie ou la marque sont certes évidentes, mais mon questionnement est plutôt dirigé vers le public ciblé par la campagne, le consommateur potentiel. Pourquoi ce besoin de s’identifier à une marque et surtout pourquoi ce besoin de l’afficher publiquement afin que tous le sache.
    Ce besoin de reconnaissance, d’appartenance, de visibilité me fait me questionner sur la nature du manque que les gens cherchent à combler en s’exposant ainsi.
    Nous savons tous que Facebook, Twitter et autres médias sociaux se servent des informations que nous leur fournissons pour les vendre aux compagnies ou encore pour établir des statistiques sociologiques. Comment expliquer le fait que cela ne dérange plus ?
    Car bien qu’Internet et les réseaux sociaux favorisent l’ouverture au monde, à la connaissance et à l’information sous toutes ces formes et sans frontière, autant avec tous ces « cookies », « logiciels espions », « like », « share », etc., l’accès aux ressources nous est offert sur un plateau d’argent en version limitée, étudiée et orientée en fonction de notre historique de navigation et de recherche.
    C’est cette dualité qui me fascine et me fait peur, car nous ne sommes qu’au début de cette ère « techno-commerciale » et nul ne peut prédire où en sera la fin.

  4. annieprimeau dit :

    Salut Chloé,

    J’aime bien le sujet de ton article! Il faut dire que je travaille en tant que gestionnaire de communauté et que je passe mes journées à rédiger du contenu pour qu’il suscite le plus d’engagement possible.

    Une chose que je voudrais ajouter sur le sujet est le faible taux de loyauté des jeunes de la génération Y envers les marques. Dans le temps, on achetait une marque parce qu’on y était habitué, ou parce que nos parents achetaient cette marque (ex: une voiture Ford de génération en génération!). Aujourd’hui, avec le nombre de marques qui se multiplie de manière exponentielle dû en partie à la mondialisation, les consommateurs ont l’embarras du choix. Les jeunes de la génération Y sont, selon les études, beaucoup plus suceptibles de changer de marque que leurs parents ou grands-parents. C’est donc sûrement pour ça aussi que les médias sociaux jouent un grand rôle de rétention de ce public-là. On doit parler aux jeunes en tout temps via Facebook et Twitter, pas seulement 1-2 fois par année lorsqu’ils vont en magasin acheter notre produit.

    Voici un petit article intéressant (mais en anglais) sur le sujet: http://www.dmnews.com/generation-y-no-brand-loyalty-only-self/article/73503/

  5. etiennelebourdais dit :

    Très bon comme article. Effectivement les marques sont partout et s’approprie les médias sociaux pour promouvoir causes, produits et image de marque. Par contre, il serait intéressant de se poser la question à savoir si toutes les marques (celles qui visent les 18-35 ans) ont leur place sur les médias sociaux. Plusieurs marques ont échoué sur les médias sociaux, par exemple Germain Larivière qui a vu sa page être remplie par des plaintes et mauvais commentaires. De plus, il sera intéressant de voir si plus en plus de compagnies vont créer des postes de gestionnaires de communauté pour gérer de façon rigoureuse ces médias qui représente de plus en plus la marque auprès de leur clients.

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