L’homme aux idées d’or

Le dilemme idéologique qui tiraille le citoyen montréalais aussi bien que le villageois du bas du fleuve, c’est le maire Luc Ferrandez qui le provoque. Celui qui désire faire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal une destination touristique en vogue suscite énormément de controverses depuis son élection en 2011.

La question se pose à savoir comment une volonté aussi noble puisse être aussi vivement critiquée par des groupes hétéroclites de citoyens. La réponse est simple. Le maire Ferrandez privilégie la provocation au détriment de l’intérêt public. Les parties prenantes de son organisation ne bénéficient pas de la même écoute; le maire ne tient pas à faire de compromis. Plusieurs recours ont été intentés par divers groupes citoyens. Parlons entre autres des commerçants de la rue Laurier qui ont fermé leurs commerces durant une période affluante et de la pétition rassemblant plus de 9000 signataires, en réponse à l’implantation massive de vignettes de stationnement. Le mécontentement des citoyens se fait sentir. Un survol des réseaux sociaux nous oblige à nous rendre à l’évidence : le maire porte préjudice au tissu social en divisant la population.

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Le 22 septembre, la décision du maire Denis Coderre de faire volte-face sur le dossier de réfection de la piste cyclable de la rue Brébeuf a pris le maire Ferrandez au dépourvu. Celui-ci affirme que le maire de Montréal « fait de la politique sur le dos des cyclistes ». À mon humble avis, l’administration de Denis Coderre a décidé de suivre les recommandations d’une centaine de résidents de la rue Brébeuf afin d’éviter l’éventualité d’une crise. Cette requête en lien avec le droit d’être écouté et d’être consulté était tout à fait légitime. L’attitude du maire Ferrandez à l’égard de ces derniers démontre un problème évident «d’égo», terme qu’il utilise fréquemment pour expliquer les comportements de citoyens récalcitrants, particulièrement des journalistes ou des artistes.

Un optimisme désarmant.

Le passage du maire à « Deux hommes en or », diffusé sur les ondes de Télé-Québec témoigne de sa position sur les récents émois. En effet, celui-ci indique que la population montréalaise prend un tournant qu’il n’aime pas (référence à l’acquisition de 45 000 automobiles de plus, annuellement). Il affirme également que« y’en a pas de places de parking sur le plateau […] c’est tu clair ça! ». Pour les citoyens, cette communication unidirectionnelle peut s’avérer frustrante.

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On en vient à la conclusion que le problème ne découle pas nécessairement des idéaux du maire, mais bien des conséquences de son inflexibilité envers la détresse de certains groupes citoyens. L’image que le maire Ferrandez aime à projeter, celle d’un dirigeant à la poigne de fer, n’est pas adaptée au contexte actuel. Un réajustement s’impose.

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