Culte de la beauté 2.0 version fillettes!

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La puberté est une période d’exploration et de prise de confiance en soi pour l’adolescente. Mais qu’en est-il lorsque cette période se montre avant-gardiste? Aux États-Unis, en France au Canada et peut-être bientôt au Québec, de jeunes filles n’ayant pas encore atteint l’âge de la puberté participent en grand nombre à des concours communément appelés Mini Miss. Les mères projettent sur leurs enfants leurs propres fantasmes de beauté et de célébrité! Ces concours controversés sont basés uniquement sur la mise en valeur des charmes et de la séduction. (Radio-Canada)
Scandale, hypersexualisation
« Est-ce qu’on peut tout simplement les laisser vivre leur enfance, vivre les moments de pureté qu’ils peuvent avoir comme enfants? » (Clermont-Dion, La Presse). En effet, comme le mentionne la féministe Léa Clermont, ces enfants n’ont même pas encore atteint l’âge de la maturité sexuelle et sont déjà exposées à de l’hypersexualisation. Quelle perception auront-elles de la sexualité elle-même ou encore de l’image qu’elles dégagent mis à part l’image physique.

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Acceptés au Québec?
Malgré la grande popularité de ces fameux concours aux États-Unis et en France, cette compétition demeure encore mal perçue ici au Québec. À cet effet, l’apparition du phénomène Mini Miss au Québec a soulevé une pétition de plus de trente-cinq mille personnes en 2013 s’objectant à cette pratique soulignant que : « ce type de concours renforce l’obsession généralisée de l’image corporelle, établissant plus ou moins directement un lien en jeux de séduction, volonté de plaire et nécessité de consommer. » (La Presse) À voir la perception négative des Québécois face à ce concours de beauté, on en est à se questionner sur l’image que la Mini Miss projette non seulement au peuple québécois, mais plus précisément aux parents de ces jeunes filles.

National Canadian girl
Dans le même ordre d’idée, l’ex-ministre québécoise responsable de la condition féminine en 2013, Agnès Maltais a mentionné qu’elle ne voulait pas dire que ces concours seront interdits, mais qu’il fallait cesser l’hypersexualisation des jeunes filles… (La Presse) En lien avec ceci, le National Canadian girl interdit, contrairement aux États-Unis, l’utilisation de faux cheveux, de faux ongles et de faux cils aux participantes et interdit le maquillage pour les fillettes âgées de moins de quatre ans.
À mon avis, cette contrainte n’empêche pas les jeunes filles de dégager une image superficielle et basée sur le paraître et non le savoir ou le talent. Ces concours devraient-ils seulement exister? Et finiront-ils par être acceptés au Québec?

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7 commentaires pour Culte de la beauté 2.0 version fillettes!

  1. Vous soulevez un point intéressant en mentionnant que «les mères projettent sur leurs enfants leurs propres fantasmes de beauté et de célébrité». Nous savons bien qu’à l’âge où elles commencent à compétitionner, ce n’était fort probablement pas leur choix. Alors qui peut protéger les enfants de l’hypersexualisation si ce n’est pas leur propre mère? Il faut être complètement déconnectée pour mettre à l’avant-scène une enfant qui n’est même pas en mesure de comprendre les enjeux en cause et de faire un choix avec son propre corps.

    Ce culte de la beauté, véhiculé par le phénomène Mini Miss, a des répercussions dramatiques sur l’évolution de ces jeunes filles vers l’adolescence et l’âge adulte. L’hypersexualisation remet en cause tout les progrès en matière d’égalité femmes-hommes à ce jour et si les mamans ne sont pas les principales défenderesses de la cause, eh bien c’est un triste pas en arrière qu’on fait là.

  2. charelleb dit :

    Les organisateurs de ce type de concours décrètent que ces derniers promeuvent l’estime et la confiance en soi des participantes. Je ne comprends alors pas pourquoi ces compétitions exigent des fillettes qu’elles soient maquillées et accoutrées comme des « stripteaseuses ». Selon moi, la confiance en soi, ça ne passe pas par dix pouces de maquillage et de petites tenues révélatrices. Les concours de beauté n’apportent rien de constructif et de positif pour l’estime de ces jeunes filles en plus de leur inculquer des valeurs superficielles…

    Ces femmes en devenir sont déjà victimes de la pression exercée par les médias et la société en général pour être belles et parfaites. Elles n’ont donc pas besoin de concours de beauté pour accroître leur vulnérabilité. Les conséquences sont d’ailleurs significatives. Selon une étude de l’Université d’Arizona, « les concours de beauté pour enfants affligent psychologiquement les « petites stars » : perte d’estime, anxiété, problèmes de sommeil, stress… »¹

    C’est donc au rôle de la société de s’opposer à ces compétitions et d’enseigner les bonnes valeurs. Ces jeunes filles, autant que les autres enfants, méritent une jeunesse dénuée de superficialité et d’hypersexualisation.

    Références :
    ¹http://www.faitsetcauses.com/2013/11/06/droit-de-cite-pour-ou-contre-les-concours-de-mini-miss/

  3. Il est vrai que ce type de concours expose les enfants à l’hypersexualisation avant même que ces enfants-mêmes ne soient en âge de puberté. Je suis d’accord avec le fait qu’il ne faut pas promouvoir ce genre de concours et ce genre d’organisation, surtout au Québec (protégeons nos valeurs!).
    Par contre, je crois que les jeunes filles, même si ces concours n’existaient pas, sont déjà exposés à l’hypersexualisation. Avec tous les médias qui dictent comment une femme doit agir, à quoi elle doit ressembler, de quelle manière doit-elle se maquiller pour plaire aux mecs, c’est difficile d’en contrôler l’accès aux plus jeunes qui sont encore très manipulables et influencés à cet âge.
    Cette hypersexualisation remet aussi en cause l’égalité des sexes puisque l’image du corps de la femme est tellement conditionnée. En effet, en exploitant les corps des femmes ainsi, dans les médias et dans ce genre de concours, on accentue le message comme quoi ce corps peut-être exploité.

    http://cdeacf.ca/dossier/dossier-special-lhypersexualisation-jeunes-filles-phenomene

  4. mchatelet dit :

    Effectivement ce genre de concours ne devrait pas exister. Ils n’apportent aucun bénéfice aux enfants. Au contraire, ils traumatisent des jeunes filles, les hypersexualisent, les transforment en poupées et permet aux mères de réaliser tous leurs rêves de beauté et de gloire qu’elles n’auront jamais. En plus de l’hypersexualisation, les petites filles sont transformées en objet, manipulées par leur mère.

    Pour contrer ses déviances, en France, le Sénat a voté une loi en septembre 2013 qui interdit les concours de mini-miss pour les filles de moins de 16 ans.
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/18/le-senat-interdit-les-concours-de-mini-miss_3479505_823448.html

    Au delà des concours, des marques de luxe avaient été critiquées suite à l’utilisation de jeunes filles pour promouvoir des vêtements, chaussures et autres articles de luxe.
    http://lapasserellemontreal.com/2011/03/08/petition-contre-lerotisation-de-lenfant-en-publicite/

  5. vanessareggio dit :

    « L’égalité homme femme commence en disant non à ce type d’évènements qui renforcent l’obsession de l’image corporelle et les stéréotypes sexistes et qui visent des fillettes »

    Voilà des propos d’une porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, qui en vient à définir une des nombreuse raisons, ce à pourquoi les concours de beauté pour les jeunes enfants ne devraient pas exister. Ce type d’activité projette une image négative de la jeune fille qui vient se désensibiliser à l’hyper sexualisation. N’oublions pas que ce sont d’abord les parents qui font participer leur enfant à ce type d’activité. Pourquoi faudrait-il dépenser des sommes d’argents pour venir brimer l’estime de soi d’un enfant? Il faut tenir compte de l’impact de nos décisions sur les jeunes car ceux-ci sont extrêmement influençables, surtout à un très jeune âge!

    Enfin, je crois qu’il s’agit d’une très bonne décision, du moins ici au Québec, d’interdire ce type de concours, en espérant que ce mode de pensée changera aussi ailleurs, dans les années à venir.

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/09/25/001-mini-miss-clermont-dion-petition.shtml

    http://www.etudiant-ontario.ca/Actualites/2014-03-11/article-3644057/Les-concours-de-beaute-pour-enfants-provoquent-la-controverse/1

  6. Au-delà de l’hypersexualisation des jeunes filles, il y a dans cette pratique malsaine l’utilisation des enfants. En effet, le point que vous avez relevé concernant les fantasmes que les mamans transposent à leurs filles est au coeur du problème. Je suis tout à fait d’accord avec le fait de devoir laisser les jeunes vivre leur enfance, et peu importe ce qu’on en dira, celles qui se dandinent devant les jurys en tenues plus qu’inappropriées n’ont pas fait le choix de se trouver là.

    La plupart des concours combinent gloire et argent, deux choses dont des enfants si jeunes n’ont pas besoin. Sont-elles seulement belles, ainsi vêtues ? Entre s’habiller en princesse pour s’amuser et tenter de concurrencer les tenues de Miley Cyrus, il y a un gouffre. Et tout le profit revient aux mamans, qui récoltent le fruit du « travail » de leur enfant. C’est de la pure exploitation, il n’y a aucun mérite à participer, regarder ou encourager ces pratiques, qui ne font que prouver, une fois de plus, qu’on n’accorde que trop d’importance aux apparences.

    On connaît tous Honey BooBoo. Si c’était votre fille, seriez-vous fier(-ère) ? Moi, j’aurais honte. Il en va de la responsabilité des parents d’offrir un environnement propice au développement de leur enfant, ça commence donc avec nous tous. Heureusement, la solution à ce fléau nous appartient.

  7. camillelefebvre12 dit :

    Je suis entièrement d’accord avec le point que tu viens de soulever dans ton commentaire concernant la transposition du fantasme de la mère et l’utilisation abusive des petites filles. De nombreux reportages montrent les effets négatifs de ces concours sur les jeunes enfants. En les mettant sur le devant de la scène, les mère cultivent un sentiment de supériorité face aux à leurs camarades de classe. Elles leur donne une sorte pression pour être toujours la plus belle, et rendent les accessoires de beauté nécessaires aux quotidiens. Les choix des jeunes filles sont dictés par les mère qui empêchent à l’enfant de découvrir ses propres envies. De plus, le désirs de ses maman qui vont toujours plus loin peuvent avoir des effets négatifs sur leur santé. Elles n’hésitent pas à les emmener faire des UV, poser des faux ongles et d’autre choses sordide pour des enfants. On peut s’interroger sur l’impact psychologique engendré par ces concours à l’âge de la puberté, période de transformation physique importante chez les filles qui ont déjà une image de « beauté parfaite » propagée par les médias.

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