Le savoir de demain, riche ou pauvre?

L’éducation se définit par le développement du savoir et de l’esprit critique. Le monde de demain dépend de notre système d’éducation et de la volonté de chacun. Est-ce la vision de tous ? Eh bien non. Parents, professeurs et étudiants doivent subir les lacunes de notre système scolaire.

Le véritable problème
Le rôle de l’éducation semble échapper au gouvernement et à la société. L’éducation n’est pas valorisée, car le volet économique semble être la seule priorité. Le système d’éducation au Québec rencontre plusieurs problèmes. Déjà en 2010, cette problématique a été soulevée, que ce soit sur la qualité de l’enseignement ou les méthodes utilisées. Ce n’est pas sans conséquence, les étudiants sont démotivés et moins disciplinés, ce n’est plus une priorité pour eux non plus. Nous avons besoin d’une société prospère et avertie. Patrick Lagacé nous rappelle que selon un sondage à Radio-Canada, les trois priorités de l’électorat étaient la santé (35%), l’économie, l’emploi (24%), et les finances publiques (12%) pendant la campagne électorale de 2014. Et l’éducation là-dedans ? Je trouve ça dommage de constater que l’éducation n’est pas une priorité. Le Québec doit s’en préoccuper. 

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La réalité d’aujourd’hui
Étant entouré d’étudiants, que ce soit à l’école ou dans ma vie professionnelle, je constate que certains n’ont pas d’opinion politique et ne votent pas par manque de connaissance. Pourtant, le Québec a un énorme potentiel, mais face au manque de ressources, cela ne peut être exploité. L’indifférence face à l’éducation et la connaissance ne cesse d’augmenter. Plusieurs reformes ont eu lieux depuis des années, avons-nous progressé pour autant? Yves Boisvert affirme que le gouvernement ne croit pas au développement du Québec. En effet, les universités ne peuvent maintenir la quantité et la qualité des diplômes sans appui du gouvernement. La situation ne fait que s’aggraver. La richesse de l’enseignement et du savoir dépend de l’investissement du gouvernement  dans les écoles.

Le Québec mérite mieux
Le Québec doit considérer l’éducation comme un investissement, car une société plus instruite sera une société qui va travailler et contribuer à l’économie d’une nation. Donc avant de critiquer et espérer avoir la gratuité scolaire, il faut revenir à l’essentiel et se demander quel est le rôle utilitaire de l’éducation au sein du Québec. Tel que mentionné par Patrick Lagacé «Si l’école était importante»ce serait une priorité, car l’éducation est un tremplin vers la vie pour les futurs citoyens. Il faut donc reconsidérer l’éducation et en faire une priorité au Québec. Le système scolaire doit être revu et corrigé. Notre gouvernement va-t-il enfin agir pour le mieux? De toute évidence, il doit revoir son plan d’action.

Éduquer, ce n’est pas remplir des vases, mais allumer des feux.
— Montaigne

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4 commentaires pour Le savoir de demain, riche ou pauvre?

  1. Le gouvernement se concentre prioritairement sur le domaine de la santé, de l’économie et des finances publiques. Où est la place pour l’éducation de son peuple? L’éducation est la base du bon fonctionnement d’une société. En effet, le gouvernement ne semble pas porter attention à cet énorme détail! Au contraire, à la place d’y porter une attention particulière pour améliorer le problème, il impose des réductions budgétaires. En 2014, UBC une université de Colombie-Britanique a dépensé 15 102$ par étudiant, de notre côté au Québec, à l’Université de Montréal par exemple, seulement 9931$. (la presse +) Nous ne parlons pas de Laval et Sherbrooke qui se retrouve sous ce chiffre. Le gouvernement impose des compressions budgétaires au Québec à toutes les universités. L’Université de Montréal compte 57 millions de dollars par année de moins dans son budget. Nous ramenons toujours le fait qu’il est difficile de garder les jeunes à l’école et que le nombre de diplômés universitaire est loin d’être impressionnant. Cependant, comment garder les jeunes à l’école si nous manquons de ressources et que la qualité des établissements,du aux compressions est insatisfaisante au bon cheminement scolaire d’un étudiant. Le recteur Breton mentionne à cet effet: « Avec de moins en moins de ressources, je ne peux tout simplement pas maintenir la quantité et la qualité des diplômes » (la presse +)
    Il ne faut effectivement pas voir le budget donné aux écoles comme une dépense futile, c’est au contraire, un investissement à long terme. Il s’agit de la représentation du Québec et de son développement. On invente le Québec de demain avec les jeunes diplômés d’aujourd’hui.

  2. C’était un professeur, un simple professeur
    Qui pensait que savoir était un grand trésor
    Que tous les moins que rien n’avaient pour s’en sortir
    Que l’école et le droit qu’a chacun de s’instruire

    Il y mettait du temps, du talent et du cœur
    Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
    Et loin des beaux discours, des grandes théories
    A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui
    Il changeait la vie

    Ce sont par ces paroles extraites de Il changeait la vie de Jean-Jacques Goldman que j’ai choisi ce texte sur le thème de l’éducation au premier abord sur le volet école puis sur le volet socialisation de par la société d’origine.

    En Afrique et en Europe où j’ai grandi j’ai fait partie des privilégiés pour lesquels la scolarisation était financée intégralement par les parents.Au point de vue scolaire et familial, l’accent est rapidement mis sur la reproduction sociale.

    Pour se faire l’accent est mis à l’école sur ce que j’appelle « la réussite et rien que la réussite ». Que ce soit à base de punitions sous formes de rédactions, châtiments corporels.L’accent est mis sur décrocher le fameux sésame c’est à dire le diplôme de fin d’études qui sanctionnent la fin des études secondaires.Pourquoi travaille-ton? Pour gagner notre vie plus tard.Dès lors il s’institue une sorte d’aliénation mentale, un conditionnement qui ne nous fait pas réaliser au premier abord, le pourquoi de l’utilité du diplôme transparaît au fur et à mesure que les orientations se décident.

    Seulement au delà de chaque système éducatif ou interviennent les différents acteurs ,(État, École, Famille)

    Je considère qu’au delà de chaque système éducatif se pose la question du rôle des intervenants.

    De mon côté cet aspect majeur demeure une grande source de motivation.L’émission française Pascal le Grand Frère nous montre un aspect de la société mis en lumière, aspect dans lequel un animateur socioculturel sert de substitut là où le système a échoué.À savoir, mettre l’accent sur le développement continu de l’enfant et l’empêcher de sortir du cursus éducatif.

    C’est là ou je pense la réussite du système éducatif tient autant dans les moyens mis à disposition par la société pour réussir, mais aussi dans la figure du détenteur de l’information qui transmet le message.

    Qu’il soit professeur, parent, animateur socioculturel ou encore agent d’orientation, tout part de la personnalité de l’émetteur.Parce qu’au delà de l’objectif, la mission de sensibilisation tient là à la personnalité du système éducatif. Voilà pourquoi chaque pays développé peut revendiquer les réussites et les échecs de son système éducatif.

  3. Qu’on parle de Québec ou d’un autre coin du monde, le secteur de l’éducation devrait s’inscrire toujours parmi les priorités des gouvernements et de la société en général. C’est l’éducation qui nous fait évoluer – un tremplin pour l’avenir -, mais les compressions budgétaires imposées aux établissements scolaires ne font que nuire à la qualité et à la quantité des diplômés. La formation est essentielle, l’école, c’est important, mais sans ressources… l’avenir est mis en question.

    Il ne faut pas oublier que chaque système scolaire a ses lacunes, mais, comme vous le mentionnez, un des véritables problèmes au Québec c’est que l’éducation ne s’inscrit pas parmi les trois premières priorités de l’électorat. Cela me fait penser à ce que Patrick Lagacé écrit dans l’article que vous avez mentionné : «Ça fait donc 50 ans que les Québécois ont commencé à comprendre que l’école, c’est important. On a compris plus tard que les autres. Ça laisse des traces, ça, dans l’imaginaire d’un peuple. Une de ces traces, c’est de ne pas être furieux quand nos gouvernants maltraitent l’École.» Ainsi, il faut se rappeler que les priorités des gouvernants reflètent les priorités de l’électorat.

    Quant aux compressions budgétaires, nous pouvons remarquer qu’elles ont touché aussi le développement de l’éducation des adultes au Canada, voire les organismes en alphabétisation. Pour voir ce que disent les différents partis politiques sur la formation aux adultes, voici ci-dessous un article paru récemment dans le journal Le Devoir.

    http://www.ledevoir.com/societe/education/452537/formation-aux-adultes-qu-en-disent-les-partis-politiques

  4. Comme vous l’avez mentionné, il semble que l’éducation ne soit pas une priorité au Québec et que notre gouvernement priorise plutôt la croissance économique. Cependant, l’éducation est un investissement à long terme. En effet, un peuple ignorant ne pourra pas participer à la croissance du Québec et à l’épanouissement de la société.

    L’avenir d’une société dépend de son système d’éducation. Il est donc important que le gouvernement investisse dans l’éducation de ses jeunes et ce, dès le primaire. Malheureusement, le gouvernement Couillard ne semble pas être du même avis. Les compressions budgétaires ne cessent d’augmenter. Plusieurs enseignants et professionnels du milieu de l’éducation ont manifesté dans les dernières semaines pour dénoncer ces coupures. Il y a même eu des chaînes humaines composées de parents autour des écoles. Cest la première fois que les parents se regroupent et font pression pour défendre l’avenir de leurs enfants et de l’éducation publique. Ceci démontre qu’il devient urgent de réfléchir à l’importance de l’éducation dans notre société.

    Le métier d’enseignant devient de plus en plus difficile. Les professeurs au primaire se retrouvent face à des classes trop nombreuses dans lesquelles plusieurs enfants ont besoin d’aide particulière. Les professeurs sont démunis et sans ressource. Les enfants sont les premiers à subir les conséquences des coupures. Ils ne sont pas accompagnés dans leurs apprentissages et leurs difficultés. Pendant ce temps, le gouvernement se demande pourquoi le taux de décrochage est aussi élevé. Les professeurs ne savent plus où donner de la tête et le nombre d’épuisements professionnels augmente. Il faudrait que le gouvernement prenne cette situation au serieux et tente de trouver une solution.

    http://www.lapresse.ca/actualites/education/201509/29/01-4905152-jour-de-greve-pour-35-000-enseignants.php

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