Le web 2.0 transforme les relations publiques et les médias traditionnels

Qu’est-ce que l’agenda-setting? Cette théorie, posée par Walter Lippman en 1922, suggère que les médias de masse, en rapportant les nouvelles, ne représentent pas la réalité. En fait, ils filtrent et forment une leur propre réalité en se concentrant sur certains sujets donnant l’impression que ces derniers sont plus importants que d’autres [1].  Pourquoi un billet de blogue sur ce sujet en 2017? Puisque l’agenda-setting, le web 2.0 et les relations publiques s’entremêlent et le travail du relationniste doit se transformer.

 communication and promotion in social mediaDepuis que le web 2.0 prend une énorme place dans les médias de masses (surtout avec les réseaux sociaux), les relations publiques sont emmenés à se transformer. Un nouveau moyen de communication, force majeure, est maintenant disponible et sans le filtre que les médias traditionnelles leur impose. En plus, un accès privilégié est offert à l’auditoire.

En 2014, environ 40% de la population mondial était connecté à l’internet et cette statistique ne cesse de grandir annuellement. Le web, outil de débordement, dérange tous les systèmes de communication déjà en place, comme quoi, les relations publiques devront s’adapter à la nouvelle réalité informatique.

Où se place les relationnistes dans le nouveau cycle médiatique?

Dans le cycle médiatique, les réseaux sociaux jouent-ils le rôle d’amplificateur tandis que les médias traditionnels gardent leur rôle de diffuseur? Quelle est la place des relations publiques dans tout ça? En 2015, aux États-Unis, une journaliste et son caméraman ont été abattus en direct provoquant automatiquement un émoi. Cette fois, ce sont les images diffusées par la chaîne concernée qui ont été importées sur YouTube. C’est sur les réseaux sociaux que l’explosion a eu lieu. La vidéo, aussi importée sur FaceBook, a créé tout un capharnaüm. La plate-forme a véhiculé ces images en les multipliant (le partage). Comment est-ce qu’un relationniste pourrait intervenir avec le public hors de contrôle? Comment surmonter une crise impliquant des trends et des hashtags?  Afin d’intervenir auprès d’un public sur les réseaux sociaux, il faut avoir une attitude réactive. Il faut savoir s’adresser aux concernés directement. L’entreprise, conseillé par un relationniste, devra utiliser cette nouvelle plateforme interactive afin de pouvoir interagir directement avec le public. Il est donc possible de créer une proximité avec l’auditoire.

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Mais encore…

Vous vous rappelez sûrement qu’en 2015, Paris fut touché par un drame hors du commun : un attentat terroriste. Rapidement, les médias et les réseaux sociaux se sont mobilisés. FaceBook a même réutilisé son outil qui permet à l’usagé géographiquement proche de la catastrophe de signaler à ses « amis » qu’il est en sécurité. Par la suite, il fut possible à tous les usagers à travers le monde de supporter la France en mettant un filtre arborant le drapeau du pays touché sur leur photo de profil. Toutefois, la masse s’est rapidement aperçue que les autres pays touchés quotidiennement par ces actes meurtriers étaient mis de côté créant ainsi un sens d’injustice et d’un manque de solidarité face aux autres nations. Le monde occidental commence-t-il donc un peu à sortir d’un genre de nombrilisme? Cette prise de conscience d’une partie de la masse a aussi été transposée sur la couverture médiatique des diffuseurs télévisuels: les médias traditionnels se devaient, dès lors, de suivre le mouvement, de jouer leur part dans la chaîne. Effectuer cette forme d’erratum demande beaucoup d’efforts aux relationnistes et aux médias. Preuve que les relationnistes se doivent de rester à l’affut des réactions du publics afin d’ajuster le tir.

Pour faire le point

Lorsque les relationnistes utilisent les médias traditionnels pour diffuser une nouvelle ou pour faire intervenir un de leur client, il est impératif qu’ils pensent, bien en avance, aux réseaux sociaux. Chaque nouvelle trouve son écho auprès d’un membre de l’auditoire. S’il est connecté, ce dernier peut générer du contenu et créer des vagues. En évaluant constamment les répercussions possibles,  le relationniste doit composer avec la nouvelle réalité: chacun peut s’exprimer sur un sujet, tous les plans et tous leurs efforts peuvent s’effondrer assez rapidement.

Avec tous ces changements, il est difficile d’imposer un rôle défini à chacun de ces acteurs. Avec la constante évolution des technologies, les médias sociaux sauront-ils garder leur identité ou devront-ils s’adapter jusqu’à n’en perdre leur essence? Quel sera le prochain effort des relationnistes afin de s’adapter?

[1] Lippmann, W (1922). Public opinion. New York: Harcourt.

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