Fake News

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Deux mots bien populaires qui ne désignent pourtant pas une nouveauté. Les fausses nouvelles existent depuis toujours et ne sont pas constamment le fruit d’un article écrit. Les gens qui prennent la parole en public peuvent aussi déclarer des faussetés afin d’attirer la sympathie et d’obtenir quelque chose par opportunisme. Le terme a pris de l’ampleur depuis que Donald Trump a décidé de l’utiliser. Pourtant, ces « fake news » auraient conduit à même la victoire de celui-ci. Les reporters de Politifacts « ont étudié 370 déclarations publiques de M. Trump et recensé dans le lot à peine 4 % de déclarations vraies, alors que 12 % étaient en partie vraies et 14 % à moitié vraies ». Ayant fait sa campagne principalement sur les réseaux sociaux, ses 20 millions d’abonnés ont pu voir toutes ces fausses informations circuler en pensant qu’elles étaient vraies. On peut donc voir que le faux peut peser autant que le vrai

Médias sociaux ; coupable?
On accuse les réseaux sociaux d’être responsable de partager le plus grand nombre de fake news. Ce qui n’est pas totalement faux vu l’infobésité de ces plateformes. Les médias ayant beaucoup changés, les gens s’informent de plus en plus sur les réseaux sociaux. Il serait bête de croire que tout les utilisateurs vérifient la véracité des faits publiés.

« Nous vivons de plus en plus dans un univers où les « fake news » ont autant d’importance que les vraies nouvelles et où les consommateurs font des choix qui ont tendance à les conforter dans leurs opinions » déclare Arnaud Granata, directeur d’Infopresse. Dans un espace comme celui-ci, la stratégie reste la même pour les organisations et les relationnistes. Il faut bien connaitre notre cible pour pouvoir la « conforter dans « ses » opinions » et ainsi tenter de gagner son appui. La seule différence c’est que nous sommes sur une plateforme numérique où tout le monde a son mot à dire. Il faut alors se faire remarquer parmi les autres, mais aussi faire attention.

Donc, les réseaux sociaux ont leurs tords quant aux partages de fake news, mais ils sont aussi un bon moyen d’attirer l’attention du public auprès des organisations. Il faut donc mettre davantage d’efforts à s’adapter aux plateformes numériques.

On pourrait penser que se servir de fausses nouvelles pourrait être bénéfique pour certains groupes, mais si le but du relationniste est de créer du lien et de la confiance, cette tactique semble déloyale. Par contre, il faut que les organisations soient préparées à ce que des fausses nouvelles apparaissent en ligne et nuisent à leur travail et à leur image. En me renseignant sur le sujet et sur les solutions possibles afin de contrer un tel problème, j’ai retenu quatre conseils d’un article de Pierre Gince, président de l’Alliance des cabinets de relations publiques du Québec ;

  1. « Être transparent dans la gestion des communications ». L’organisation doit être bien connu de tout le monde. Dans un cas de fausse nouvelle, la compagnie aura de la faciliter à se relever grâce à son honnêteté constante face au public.
  2. « Ajouter la gestion des fausses nouvelles au plan de prévention et de gestion de crise ». Être prêts face à cette éventualité semble une des meilleures solutions.
  3. « Corriger vite les mensonges », et ce, d’une manière très neutre.
  4. « Ne pas donner d’oxygène aux fausses nouvelles ». En fait, il ne faut pas trop répéter ce qui a déjà été dit, car on pourrait reprendre ces nouvelles et les répandre encore plus.

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Bref, avec l’émergence des médias sociaux et des fakes news, peut-être auront nous besoin d’encore plus de spécialistes de relations publiques dans les organisations. C’est une bonne nouvelle qui est à suivre !

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Un commentaire pour Fake News

  1. emiletempere dit :

    L’ère post-factuel dans lequel nous venons d’entrer va complètement modifier les techniques de travail des relationnistes.
    Les déclarations de Trump ont parfois fait d’énormes dégâts, on peut citer le cas de Boeing a qui il a fait perdre plusieurs dizaines de millions de dollars en une journée grâce aux fake news,..
    Il est possible que la carte de la transparence puisse permettre aux entreprise de minimiser les dégâts mais il est plus que temps de revoir a la baisse le crédit qu’on peut apporter a ce genre de nouvelles.

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