La cyberdépendance : En souffrez-vous ?

La technologie, les écrans et les réseaux sociaux font, depuis une dizaine d’année, partie de notre quotidien. Il est considéré normal d’avoir un téléphone intelligent et d’y être branché à plusieurs reprises durant la journée. Par contre, à quel moment est-ce que cela devient un problème ? Pour des utilisateurs réguliers, il est assez ardu de tracer cette ligne, comme nos appareils intelligents font quasiment partie de nous et que la société banalise l’utilisation excessive de ce type d’appareils. Par contre, la cyberdépendance est une vraie dépendance, tout comme la drogue ou l’alcool. Ses effets psychologiques, sociaux et physiques sont tout aussi ravageurs que d’autres substances addictives. Environ 1.5% à 2% de la population souffre de cette dépendance aujourd’hui.

Une utilisation normale versus une utilisation problématique

 En terme d’heures, une utilisation normale des appareils technologiques intelligents et du web serait de maximum deux heures par jour, donc quatorze heures par semaine. La moyenne d’utilisation d’internet en ce moment est de vingt-cinq heures par semaine. Par contre, des adolescents cyberdépendants navigueraient sur le web de quarante à soixante heures par semaine, et chez les adultes avec une cyberconsommation problématique, ce chiffre augmente à soixante-six heures. Par contre, une dépendance n’est pas seulement évaluée sur le nombre de temps que les gens y consacrent. Des comportements compulsifs et obsessionnels sont aussi un bon indicateur de dépendance. Lorsque cette dépendance prend trop de place dans la vie de quelqu’un et qu’il y a des conséquences sur les autres sphères reliées au quotidien de la personne, cela devient problématique. Des comportements qui affectent négativement le travail, les études, les relations interpersonnelles, le sommeil ou même l’hygiène sont le genre de négligences à observer.

De nombreuses conséquences reliées à la cyberdépendance

 Plusieurs conséquences importantes sont en lien avec la surconsommation des écrans et du web. Celles-ci se retrouvent au niveau psychologique, social et physique. Le côté psychologique est celui le plus touché avec plusieurs problèmes différents associés à la cyberdépendance. Des troubles du sommeil sont occasionnés par la lumière bleue projetée par les différents écrans qui inhibent la sécrétion de mélatonine (l’hormone du sommeil). De plus, une constante stimulation du cerveau par les écrans n’aide pas non plus au sommeil. Des problèmes de concentration et de productivité sont aussi très importants de nos jours à cause des technologies et réseaux sociaux. Les utilisateurs consultent leur téléphone en moyenne cent-cinquante fois par jour, soit une fois à toutes les six ou sept minutes, ce qui brise facilement la concentration et la productivité, comme la plupart des gens ont de la difficulté à laisser de côté leur téléphone intelligent. Puis, du stress et de l’anxiété peuvent être occasionnés par deux phénomènes : le FOMO et la nomophobie. Le FOMO, qui vient de l’expression anglophone « Fear of missing out », cause de l’anxiété et du stress aux utilisateurs lorsqu’ils ne sont pas sur les réseaux sociaux ou à l’affût des dernières nouvelles, car ils ont toujours peur de manquer quelque chose. Deux tiers des internautes ressentent cette peur. La nomophobie, tant qu’à elle, vient du terme anglophone « No mobile phobia », ce qui est décrit par la détresse ressentie lorsqu’un utilisateur n’a pas accès ou ne peut pas utiliser son téléphone mobile. Cela est bien entendu créé par la fréquence trop élevée d’utilisation des appareils mobiles auprès des utilisateurs. Du point de vue social, la cyberdépendance peut inciter à l’isolement social, à moins vivre et apprécier le moment présent et à provoquer un manque de contact visuel, et donc une diminution d’intelligence émotionnelle. Pour finir, sur le plan physique, des problèmes oculaires, musculo-squelettiques, des maux de cou, des maux de dos, des migraines et le syndrome du canal carpien peuvent tous être des problèmes observés à moyen ou long terme chez les utilisateurs excessifs des écrans et du web.

Les enfants en bas de 4 ans ; le groupe d’âge le plus à risque

Les enfants sont généralement le groupe d’âge le plus touché par les conséquences psychologiques et sociales. Comme leur cerveau est en plein développement, la surexposition aux écrans les met vraiment à risque au niveau des déficits de l’attention et de l’hormone de croissance qui se trouve dans le sommeil. De plus, de mauvaises habitudes dès la tendre enfance peuvent les inciter à continuer ce genre de comportement plus tard et ils pourraient développer les problèmes physiques qui viennent avec cette dépendance au fil du temps. Il est recommandé de ne pas exposer les enfants de zéro à deux ans aux écrans. Pour les enfants de deux à quatre ans, il faut limiter le temps d’écrans à une heure par jour. Puis, pour les utilisateurs de quatre ans et plus, incluant les adultes, il faut limiter à deux heures par jour.

Dominic Arpin avoue sa cyberdépendance pour aider les autres

Dominic Arpin a récemment accordé une entrevue à Guylaine Tremblay dans le cadre de l’émission « Banc public » sur les ondes de Télé-Québec. Il voulait s’ouvrir sur le sujet et avouer sa cyberdépendance pour pouvoir aider d’autres utilisateurs qui pourraient avoir ce même problème. Du point de vue des relations publiques, Dominic Arpin a posé un geste humain et informatif auprès des téléspectateurs, ce qui pourrait apporter un sentiment de confiance de la part de ceux-ci et aider les autres. Il pourrait même utiliser cette porte d’entrée pour faire un article sur son propre blog ou même être porte-parole pour cette cause plus tard. Ces suggestions seraient de bonnes idées sur le point de vue des relations publiques par rapport au sujet de la cyberdépendance.

Sources:

Émission « Banc public » partie 1

Émission « Banc public » partie 2

Article sur la cyberdépendance – Radio-Canada

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Un commentaire pour La cyberdépendance : En souffrez-vous ?

  1. mjbeaulieu dit :

    Super texte explicatif qui décrit ce récent problème de société. Ce texte est d’autant plus pertinent pour les relationnistes, constamment à la recherche d’informations et à l’affût de l’actualité. Étant toujours accroché à nos portables, il est important de se questionner à savoir où est la limite de la cyberdépendance, même dans un contexte professionnel.

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