Des coupures, encore des coupures

Postes Canada fait face aux mêmes enjeux que les autres grands services postaux. Les courriels sont de plus en plus nombreux et le volume du courrier postal est en nette baisse. Sachant ceci, il est vrai que Postes Canada doit revoir son plan d’affaire afin de ne pas être déficitaire. Mais est-ce que ces coupures doivent être faites au détriment de la population? Je ne crois pas. La conduite de Postes Canada à l’égard des citoyens canadiens est loin d’être reluisante.

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Qu’en est-il des citoyens?

Afin de réduire leurs coûts d’opérations, Poste Canada a pris la décision de mettre progressivement un terme à la livraison de courrier à domicile dans toutes les villes canadiennes d’ici cinq ans. Des espaces avec des boîtes postales communes seront aménagés dans les différents arrondissements et les citoyens devront s’y déplacer pour recueillir leur courrier. Cependant, les citoyens de la majorité des grandes villes ne veulent pas que Postes Canada cesse de livrer le courrier porte-à-porte, et ils ont bien raison d’être mécontents. De quel droit Postes Canada impose-t-elle aux citoyens des villes une politique qui est rejetée par la vaste majorité d’entre eux? Aucun.

Des finances en chute libre… mais

Postes Canada affirme que ces mesures sont mises en place afin de redresser les finances de la compagnie canadienne suite à des états de compte déficitaires depuis plusieurs années. Or, Postes Canada a enregistré un bénéfice de 194 millions de dollars pour l’année 2014, et ce, sans réduire la livraison du courrier à domicile. Donc pourquoi est-ce que la compagnie d’état s’obstine à cesser la livraison à domicile? Pourquoi ne pas aller vers d’autres avenues comme diminuer la fréquence de livraison hebdomadaire?

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Les maires de Montréal et ses environs s’unissent

Le maire de Montréal, Denis Coderre, ainsi que ceux de Laval, Longueuil et l’Association des municipalités de banlieue se joignent afin de protester contre le plan d’action imposé par Postes Canada.

« Dès que Postes Canada a fait connaître son projet, j’ai constaté le mécontentement de nos citoyens sur le terrain. C’est pourquoi nous avons rapidement demandé à Postes Canada de nous présenter des alternatives pour nous assurer que tous les citoyens, peu importe leur condition, puissent avoir accès à leur courrier », a déclaré Sylvain Joly, conseiller de l’arrondissement de Greenfield Park.

Denis Coderre est même allé jusqu’à détruire une dalle de béton que Postes Canada avait installée afin d’accueillir des boîtes postales et a qualifié leur conduite de « sauvage » et « arrogante ».

https://youtu.be/hckSHbwBHT0

Ne serait-il pas pertinent que les partis politiques en campagne présentement prennent position par rapport à cet enjeu? Postes Canada va finir par entendre sa clientèle et changer les choses en fonction des intérêts de celle-ci? Je l’espère bien.

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JAPON : Violence au nom de la paix

De nombreux membres de l’institution japonaise se sont livrés poings et bousculades jeudi le 17 septembre au Parlement japonais dans les instants précédant l’adoption de nouvelles lois concernant l’envoi de troupes militaires pour appuyer les alliés en difficulté. Une querelle du genre est-elle inimaginable au Parlement canadien?

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L’opposition passionnée

Sous les yeux impassibles du Premier Ministre Shinzo Abe, des membres de l’opposition et de la coalition au pouvoir se sont rués et bousculés. Les premiers tentant de mettre la main sur le document autorisant les militaires japonais à agir en dehors d’un contexte d’auto-défense et les seconds en quête de protection du controversé document. Suite à l’altercation, Tetsuro Fukuyama, parlementaire d’opposition, a vigoureusement expliqué la raison pour laquelle son parti désire empêcher ce changement.

Il déclare, la larme à l’œil : ‘’ Le parti au pouvoir n’écoute-t-il pas les voix du public? Vous pouvez faire ce que vous voulez parce que vous avez la majorité? ’’ Voici un concept émotionnel partagé par bien des québécois face aux partis politiques élus des dernières années.

Les textes en commission ont dû attendre de longues heures alors que la tension s’élevait de plus en plus alors que des parlementaires bloquaient les issues et les couloirs.

L’opinion du peuple est claire

Tous les jours, depuis plusieurs semaines, des milliers de citoyens protestataires s’expriment en défilant les rues. Un peu plus de 13 000 personnes ont manifesté devant le parlement japonais contre l’adoption de la loi et 13 de ces personnes ont été arrêtées pour entrave au travail des policiers. Une bonne portion du peuple japonais s’identifie et tient fortement à la Constitution actuelle, malgré qu’elle fût imposée par les États-Unis. Ils trouvent fierté dans le caractère pacifiste de leur patrie depuis la 2e Guerre Mondiale. Avec raison, ils craignent que l’engagement de troupes militaires nippones à l’étranger nuise à la réputation de leur pays aux yeux des autres et désirent éviter d’entrer au milieu de conflits au sein desquels seraient mêlés les américains.

L’opinion des autres

Malgré l’intention des japonais de rester pacifistes, que pensent les autres pays? Voyons-nous ce peuple comme des pacifistes ou comme un peuple qui préfère laisser les troubles étrangers… aux étrangers?

Il est connu que le nationalisme est très présent au Japon et que l’immigration y est extrêmement difficile. Pacifisme… ou protectionnisme?

http://www.huffingtonpost.com/entry/japan-military-bill_55fa754ee4b0fde8b0cd0228

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Les larmes de crocodile de Julie Snyder

La directrice des Productions J a annoncé plus tôt cet été qu’elle était dans une situation qui ne lui permettait malheureusement plus de poursuivre sa carrière dans le monde de la production télévisuelle. Apparemment, son indépendance financière découlant de sa situation conjugale ne lui permettrait plus de bénéficier des crédits d’impôts du gouvernement.

 

 

Tous les médias étaient rivés sur Julie lors de l’annonce de la nouvelle : une vraie bombe médiatique était lancée, une femme d’affaire en pleurs se retrouvait dans l’actualité du Québec. Certains croient au coup d’éclat téléguidé par le PQ en réponse au coup bas des Libéraux…

Une décision préméditée?

Malgré les protestations du gouvernement Couillard, de nombreux partisans de Mme Snyder continuent de croire que cette décision a été imposée dans le seul but de discriminer la productrice. Puisque son mari, Pierre Karl Péladeau, se trouve à être le chef du Parti Québécois, il est sous-entendu de l’avis de plusieurs médias que la situation était prévue en partie pour faire mal au parti adverse.

 

« […] Croyez-le ou non, c’est ma situation conjugale qui empêche Productions J d’avoir accès à l’aide à la production indépendante. » – Julie Snyder, 2015

 

Une « offre » refusée du public…

Julie Snyder nous sort l’artillerie lourde : crier au sexisme et à l’injustice à l’égard d’une femme indépendante et forte, maître de son avenir, c’est aussi parler à un Québec encore sensible, un Québec qui se rappelle s’être durement battu pour gagner le droit des femmes. Mme Snyder nous jouerait-elle une sérénade?

C’est plus de la moitié des Québécois qui ne croient pas aux violons de Mme Snyder, et ce, malgré sont appui du public depuis des années. Sur les médias sociaux, les commentaires sont crus et parfois blessants.

En effet, 56% des répondants ont confirmé ne pas croire que la productrice serait une victime, mais plutôt qu’elle devrait se conformer aux règles préétablies, comme tous les autres! On parle même de « peopolisation de la politique » pour décrire la situation conjugale de PKP et Snyder, et plusieurs sont d’avis rien ne changera : les lois sont les lois.

 

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« […] Julie Snyder n’est pas seulement une productrice. Elle est devenue une figure politique en soi et indépendamment de Pierre Karl Péladeau, ne jouons pas la corde de la « femme victime des choix de son mari », s’il vous plaît… » – Joanne Marcotte, avril 2015

Heureusement, le sort des employés des Productions J ainsi que celui des émissions ne semble pas menacé pour autant. Bien que la patronne se doive de quitter le milieu dans les prochaines semaines, elle soutient son point dans toutes les conférences et toutes les entrevues : la programmation annoncée ne sera pas modifiée et aucun emploi, espérons-le, ne sera retranché!

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Manuel Valls devant l’Assemblée Nationale, le 13 janvier 2015

Le 13 janvier 2015, après les attentats ayants emportés plusieurs journalistes de Charlie Hebdo, le Premier Ministre français, Manuel Valls a tenu un discours devant l’Assemblée Nationale. C’est tout simplement parce que je n’aime pas plus la politique que je me suis intéressé à celui-ci.

D’ailleurs, comment le Premier Ministre d’un gouvernement de plus en plus impopulaire, peut recevoir 5 standings ovations en moins de 15 minutes ? C’est ce que nous allons voir en trois points.

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  1. Le porte-parole lui-même.

Avec un discours presque familier, un ton personnel et fougueux, Manuel Valls se transforme en porte-parole (de l’État) plus que crédible. Au début de son discours, des voix s’élèvent : il lève le doigt d’un mouvement professoral, les voix cessent immédiatement. S’en suit l’emploi du « je » personnel, en tant qu’humain et non ministériel. On le sent confiant, sûr de lui, et surtout bien préparé.

2.  La Gestion de crise : rassurer, communiquer intelligemment, instaurer une rapide cohésion (en entreprise ou ici, au sein de l’État).

Pour fédérer cette Assemblée, Valls a choisi d’en prendre le contrôle. Il dirige totalement l’hémicycle en demandant des standings ovations que PERSONNE ne pouvait refuser (pour la police, puis le Ministre de l’Intérieur et pour finir, pour les services spéciaux qui sont intervenus etc.). Résultat : un ministre PS (socialiste) fait se lever et applaudir des députés d’extrême droite… Il y a également les phrases bien choisies comme lorsqu’il parle de l’éventuelle confrontation juifs vs. musulmans : « Je ne veux plus que certains aient peur et d’autres honte ». Les mots sont forts : « les actes antisémites connaissent une progression insupportable », il parle aussi des « attaques ignobles ». Il brise également le clivage droite-gauche : « Il y a quelque chose qui nous a tous renforcé, nous le ressentons tous ».

3.   Le discours honnête, sans langue de bois, une nouvelle façon de communiquer ?

Lors de ce discours de crise, dans l’urgence, Valls a choisi d’abandonner (pendant les 15 dernières minutes, les plus importantes) toutes les formules protocolaires, lourdes et convenues d’avances. Faisons un petit inventaire des déclarations qui nous laissent penser qu’il a choisi cette voie.

  • « Il faut dire les choses clairement : oui, la France est en guerre ! » ;
  • « On a laissé passer trop de choses » ;
  • « Dire clairement » ;
  • « Il faut le dire, il faut poser les mots ! ».

Pour finir, il donne une bonne fois pour toute un exemple réellement personnel, et en France, pour un évènement de cette ampleur, c’est du jamais vu : « J’ai des amis de culture et de confession musulmane […] et l’un de mes plus proche ami m’a dit l’autre jour […] j’ai honte d’être musulman ».

Conclusion :

Il s’agit là d’un très bon coup. C’est un discours qui fera date. Il était pertinent de choisir ce discours car certains pourraient y voir une opportunité de plus saisie par un politique pour se mettre en valeur ou augmenter sa cote de popularité. Ce n’est pas ce que je pense. Peut-être d’autres seraient bien inspirés de l’imiter et de tomber leurs masques. Il s’agissait d’un réel moment de relations publiques, de relation avec le public.

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DANS LE CAS DE LU CHAN KHUONG CONTRE LE BARREAU…

Lu Chan Khuong
Madame Khuong a fait énormément parler d’elle depuis qu’un incident de vol à l’étalage datant de 2014 a été dévoilé au grand jour. Ce qui aurait peu d’impact chez la majorité a eu l’effet d’une bombe dans le milieu juridique puisque celle-ci a été élue comme présidente du Barreau.

Le crime reproché ternit tant l’image de la profession d’avocat que celle du système de justice, étant donné la fonction de bâtonnière occupée par Mme Khuong.

POURQUOI LA DÉJUDICIARISATION?

Comme policière, j’ai souvent à traiter des dossiers de vol à l’étalage, et lorsque l’occasion se présente, je peux déjudiciariser le prévenu. Dans ce cas-ci, c’est le procureur qui a choisi de déjudiciariser Mme Khuong. C’est une question de jugement et de critères d’admissibilité. A-t-elle reçu un traitement de faveur? Difficile à dire. Un procès criminel dans son cas aurait assurément compromis ses chances de devenir bâtonnière. Est-ce que la déjudiciarisation déconsidère l’administration de la justice et fait perdre toute confiance dans le système? J’en doute fort. C’est du cas par cas . Celui de la bâtonnière, gardé confidentiel à l’origine, a connu une fuite et s’est retrouvé dans tous les médias.

UNE CRISE DANS LA GESTION DES RELATIONS PUBLIQUES

Lorsque la nouvelle est sortie, le Barreau a réagi vivement et a suspendu Mme Khuong. Celle-ci se défend d’avoir été accusée du vol à l’étalage et demande de réintégrer ses fonctions. Chacun enclenche des poursuites judiciaires contre l’autre pour tenter de sauver sa propre réputation. Tout ceci prend de l’ampleur devant l’œil attentif des médias qui s’abreuvent de controverse.

Lorsqu’on lit le résumé de cette « saga », on dirait une guerre de personnalités, visant à faire tomber l’autre à tout prix afin de mieux paraître dans les médias.

Durant le conflit avec le Barreau, l’ex-bâtonnière a tenté de sauver désespérément sa réputation en accusant aussi les médias d’avoir divulgué de l’information personnelle la concernant elle seule. Elle a aussi rendu disponible une déclaration assermentée de l’incident ainsi que les images de surveillance de l’incident. Je doute que de voir pleurer Mme Khuong vienne minimiser l’emphase sur le crime de vol, mais laisse plutôt paraître en elle la culpabilité de s’être fait coincer.

La discorde a duré près de deux mois et le tout s’est terminé par une médiation entre les deux parties, qui s’est soldé avec la démission de Lu Chan Khuong.

Quant au Barreau, il n’avait tout simplement pas planifié une crise et la réponse fut chaotique. La leçon à retenir serait fort probablement de préparer une vraie réponse en cas de crise au lieu de miser sur les faiblesses de son adversaire… qui répliquera tout aussi violemment. Donc, je ne crois pas que cette histoire finira de sitôt.

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Y et Z, manifestez-vous !

Dans un monde idéal, chaque gouvernement élu le serait à l’unanimité. Dans les faits, ce ne sont même pas tous les Canadiens qui utilisent leur droit de vote. Les statistiques démontrent que le pire taux de participation aux élections de 2008 se situe à 36,15 % (Source : Recherche de François Gélineau et d’Alexandre Morin-Chassé) chez les 18-24 ans. Ce constat est accablant et les élus se doivent de trouver un moyen d’intéresser les jeunes à la politique. Les Libéraux ont fait un premier pas en ce sens en développant une stratégie interactive pour la campagne en cours. Ainsi, le concept se retrouve d’abord dans le comté de Mégantic-L’Érable, mais les libéraux ont espoir de le propager rapidement. En effet, c’est plus de 2000 pancartes interactives (http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/dossiers/elections-federales/201509/10/01-4899392-des-pancartes-parlantes-pour-justin-trudeau.php) qui sont prévues au programme dans différents espaces publics d’ici la fin de la campagne.

Réalité augmentée

Le concept est assez simple et s’adresse aux détenteurs d’un téléphone intelligent. D’abord, l’utilisateur doit télécharger l’application gratuite et ensuite scanner la pancarte électorale. Ensuite, s’ouvre une vidéo de Justin Trudeau ainsi qu’une une foule de contenu interactif qui sera modifié chaque semaine au cours du déroulement de la campagne. L’objectif de faire un roulement de contenu est de présenter peu à peu chacun des grands aspects de la campagne. Ainsi, les gens auront accès au programme libéral par le biais de l’application. Une nouvelle façon de transmettre ses promesses aux électeurs.

Assez pour gagner l’intérêt des jeunes ?

Cette stratégie à elle seule ne sera certainement pas assez forte pour aller chercher le vote de tous les jeunes. Toutefois, cela laisse présager un nouveau virage technologique dans les campagnes électorales qui s’adapte bien à la nouvelle réalité des 18-24 ans.

Un changement de mentalité est en train de se préparer et les Libéraux ont saisi l’occasion d’en être les précurseurs. Maintenant, il ne reste qu’à en faire une stratégie 360 degrés : apportons le débat sur le web, sur les médias sociaux et suscitons la réaction instantanée des jeunes sur les principaux enjeux électoraux.

Image Esther Morissette

Dans cet esprit, Radio-Canada vient tout juste de lancer un hashtag #1ervote pour inviter les jeunes à publier une vidéo Instagram concernant les enjeux qui les intéressent. Comme le démontre la photo à droite, le concept semble populaire et les jeunes se manifestent peu à peu. Reste maintenant à voir si les jeunes vont reconnaître l’effort des Libéraux et les récompenser par leur présence aux urnes.

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Les réfugiés Syriens : Trouver une terre d’accueil ou sortir de la Syrie?

Les réfugiés Syriens : Trouver une terre d’accueil ou sortir de la Syrie?
La soudaine publication de la photo d’Aylan Kurdi, 3 ans, retrouvé noyé sur une plage de Turquie, a provoqué une onde de choc dans les pays occidentaux. Pouvons-nous faire plus? Au Canada, le sujet s’est introduit dans les plates-formes électorales de chaque parti, soit pour des procédures d’accueil accélérées, soit pour des capacités d’accueil plus grandes, soit pour des montants d’aide directe allant jusqu’à près de $140 millions pour le NPD.

L’enjeu semble une enchère sur le nombre de réfugiés à accueillir.

Mais au fait, quelle est la priorité? Accueillir des réfugiés Syriens, ou aider les Syriens qui veulent fuir la guerre en Syrie?

Le retour au calme en Syrie?
Le conflit en Syrie, qui a débuté en mars 2011, semble là pour durer. L’EIIL (État Islamique de l’Irak et du Levant) est constitué de combattants islamistes volontaires provenant de plusieurs pays. Suite à la prise de contrôle des puits de pétrole, ils réussissent à en exporter à rabais pour environ $2 millions de dollars par jour. Et l’EIIL a su s’emparer de certaines banques. Leur revendication? Un État musulman s’étendant de l’Afrique du Nord à l’Asie Centrale.

De l’autre côté, intervenir militairement ne fait que renforcer le régime Syrien, qui lui n’est pas plus une option pour ramener la paix. Autrement dit, ce ne serait pas terminé.

La vague des réfugiés
Observons la situation géographique de la Syrie. En fonction de la zone de conflit, le réflexe de fuir se passe vers l’Est. La Jordanie est sursaturée de réfugiés Irakiens, le Liban, qui compte 4,5 millions d’habitants, a déjà reçu plus d’un million de Syriens. Et la Turquie en a accueilli 2 millions.
Alors oui ça va continuer de déborder vers l’Europe.

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La priorité
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) gère la situation des réfugiés dans le monde. Selon un rapport publié en juin 2015, le nombre de réfugiés et déplacés dans le monde s’élève à 59,5 millions de personnes. Selon ce même rapport, 219000 migrants ont franchi la Méditerranée en 2014, moins 3 500 personnes noyées durant les différentes traversées.

Le Canada a su faire ses preuves avec l’accueil et l’intégration de 5 000 réfugiés du Kosovo en 1999. Peut-on se permettre de brusquer les capacités sans réduire les résultats de l’intégration ?

Je pense qu’il faut avoir une vue d’ensemble plus grande que l’impact d’une photo ou le discours d’un politicien en milieu de campagne.

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Le savoir de demain, riche ou pauvre?

L’éducation se définit par le développement du savoir et de l’esprit critique. Le monde de demain dépend de notre système d’éducation et de la volonté de chacun. Est-ce la vision de tous ? Eh bien non. Parents, professeurs et étudiants doivent subir les lacunes de notre système scolaire.

Le véritable problème
Le rôle de l’éducation semble échapper au gouvernement et à la société. L’éducation n’est pas valorisée, car le volet économique semble être la seule priorité. Le système d’éducation au Québec rencontre plusieurs problèmes. Déjà en 2010, cette problématique a été soulevée, que ce soit sur la qualité de l’enseignement ou les méthodes utilisées. Ce n’est pas sans conséquence, les étudiants sont démotivés et moins disciplinés, ce n’est plus une priorité pour eux non plus. Nous avons besoin d’une société prospère et avertie. Patrick Lagacé nous rappelle que selon un sondage à Radio-Canada, les trois priorités de l’électorat étaient la santé (35%), l’économie, l’emploi (24%), et les finances publiques (12%) pendant la campagne électorale de 2014. Et l’éducation là-dedans ? Je trouve ça dommage de constater que l’éducation n’est pas une priorité. Le Québec doit s’en préoccuper. 

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La réalité d’aujourd’hui
Étant entouré d’étudiants, que ce soit à l’école ou dans ma vie professionnelle, je constate que certains n’ont pas d’opinion politique et ne votent pas par manque de connaissance. Pourtant, le Québec a un énorme potentiel, mais face au manque de ressources, cela ne peut être exploité. L’indifférence face à l’éducation et la connaissance ne cesse d’augmenter. Plusieurs reformes ont eu lieux depuis des années, avons-nous progressé pour autant? Yves Boisvert affirme que le gouvernement ne croit pas au développement du Québec. En effet, les universités ne peuvent maintenir la quantité et la qualité des diplômes sans appui du gouvernement. La situation ne fait que s’aggraver. La richesse de l’enseignement et du savoir dépend de l’investissement du gouvernement  dans les écoles.

Le Québec mérite mieux
Le Québec doit considérer l’éducation comme un investissement, car une société plus instruite sera une société qui va travailler et contribuer à l’économie d’une nation. Donc avant de critiquer et espérer avoir la gratuité scolaire, il faut revenir à l’essentiel et se demander quel est le rôle utilitaire de l’éducation au sein du Québec. Tel que mentionné par Patrick Lagacé «Si l’école était importante»ce serait une priorité, car l’éducation est un tremplin vers la vie pour les futurs citoyens. Il faut donc reconsidérer l’éducation et en faire une priorité au Québec. Le système scolaire doit être revu et corrigé. Notre gouvernement va-t-il enfin agir pour le mieux? De toute évidence, il doit revoir son plan d’action.

Éduquer, ce n’est pas remplir des vases, mais allumer des feux.
— Montaigne

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DES STRATÉGIES PUBLICITAIRES ÉLECTORALES QUI FONT PARLER

À quelques semaines des élections fédérales, les candidats mettent les bouchées doubles afin d’occuper le plus d’espace possible et faire valoir leurs points de vue. C’est grâce à leurs affiches électorales que nous pouvons nous forger une meilleure idée. En fait, je devrais plutôt dire « l’abondance d’affiches électorales ». Plusieurs se questionnent à savoir si l’impact de cet excès publicitaire sur le plan de la communication et des relations publiques est justifié aux yeux des électeurs.

La surexposition publicitaire

Le nouveau rouge des Libéral, du bleu, du orange, c’est ce que nous voyons depuis les dernières semaines. Les unes par-dessus les autres, les publicités imprimées électorales doivent être visibles pour les électeurs, c’est pourquoi il y en a sur tous les lampadaires. Plus il y en a, plus les chances de pénétrer l’esprit des citoyens sont grandes. Par contre, nous pouvons nous questionner à savoir si cette stratégie électorale est adéquate.

Comme on le sait, « trop c’est comme pas assez! ». Je crois que ce principe s’applique parfaitement ici. Les gens se forment une carapace face à cette offensive publicitaire. L’émotion se dissipe dans le coeur des consommateurs à force d’être pris dans ce tourbillon médiatique. C’est à se demander si l’affichage électoral a encore la même efficacité qu’auparavant, quand les citoyens étaient moins aux aguets du martèlement publicitaire.

Comme l’explique le reportage paru le 7 août dernier sur les ondes de Radio-Canada, les gens sont dérangés par l’affichage électoral au Québec : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/08/07/007-pancartes-electorales-derangeantes.shtml

Une question de pouvoir ?

Il ne faut pas mettre de côté l’aspect de pouvoir qui anime les partis politiques ; pouvoir qui s’exprime aussi à travers leurs affiches. Plus il y en a, plus l’idée de monopole du marché s’avère être l’idée qui fait rêver ces partis. Il s’agit de la même chose pour la grosseur et la forme des affiches.

Si une est deux fois plus grosse que celle de son adversaire, quel est le message qui en ressort? « Nous sommes plus forts et importants qu’eux », « nous sommes plus imposants et plus performants qu’eux », « nous sommes plus présents et complets qu’eux ». Il est clairement question de pouvoir ici : être plus considérable fait en sorte qu’ils peuvent démontrer leur côté dominant.

Le fait de placer son affiche devant une autre ou par-dessus une autre démontre cette idée de pouvoir et de vouloir être plus imposant que l’autre.

Vous pouvez approfondir cet aspect en lisant l’article publié sur ici.Radio-Canada : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/08/10/005-pancartes-electorales-campagne.shtml

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L’image qui ressort

Bref, la surexposition de ces affiches électorales peut mener à du vandalisme de tout genre. C’est à savoir si l’image de ces politiciens est touchée suite aux graffitis et au vandalisme fait sur leurs affiches. C’est ce que les gens voient à tous les jours par la suite. Étant facilement influençable, la majorité des personnes peuvent avoir leur perception modifiée en voyant ces affiches vandalisées.

Après tout, aimer ou pas un politicien, c’est ce qui est à la base d’un vote électoral!

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La photo qui a fait le tour du monde

La photo qui a fait le tour du monde

Depuis maintenant plus de 4 ans, la guerre et la menace terroriste perdure en Syrie obligeant plusieurs milliers de migrants à quitter leur pays pour un monde meilleur. Depuis des mois, c’est vers l’Europe qu’ils se tournent. Alors qu’une famille syrienne tentait de rejoindre la Grèce il y a quelques jours, un petit garçon meurt noyé. Sa photo a été prise et a circulée sur les médias sociaux.

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Certains qualifient l’image d’icône http://www.20minutes.fr/monde/1679251-20150903-enfant-syrien-noye-photos-marque-esprits puisqu’elle représente le symbole d’une crise majeure de l’ampleur de la crise des boat people des années 1970.

Qu’on soit d’accord ou non avec le fait d’accueillir plus de migrants en Europe et au Canada, on ne peut pas s’empêcher (et tant mieux) d’avoir de la compassion pour le petit Aylan sur la photo et d’applaudir cette couverture médiatique qui obtient l’effet escompté : c’est-à-dire faire réagir l’opinion publique et les politiciens.

Réaction de la France à la photo du petit Aylan
Le président de la France Monsieur Holland qui s’opposait d’abord aux quotas (mesure impliquant de répartir de façon équitable les réfugiés dans les pays de l’Union Européenne) a changé d’avis suite à la parution de la photo du petit garçon. http://video.lefigaro.fr/figaro/video/quotas-de-migrants-hollande-change-d-avis/4463380775001/

Du côté de l’opinion publique cependant : les sondages changent de semaine en semaine et selon les maisons de sondages.
http://www.france24.com/fr/20150906-migrants-artistes-politiques-france-accueil-refugies-syriens-cazeneuve-maires

Le Canada en campagne électorale
En pleine campagne électorale fédérale, on assiste à une véritable mise aux enchères du nombre de réfugiés que l’on veut accueillir, chaque chef veut en accueillir plus que l’autre excepté le premier ministre sortant Monsieur Harper qui résiste face aux pressions de ses adversaires.
Stephen Harper affirme avoir été ému par la photo du jeune Alan Kurdi, mort noyé comme son frère et sa mère en mer Méditerranée, en tentant de fuir la Syrie vers l’Europe. Mais le chef conservateur persiste et signe : «aider les réfugiés qui fuient cette zone de guerre n’est qu’un des trois éléments que le Canada doit considérer dans sa réponse à la crise des migrants. Les autres sont le versement d’une aide internationale et, surtout, la participation à la coalition militaire contre le groupe armé État islamique».

Il est encore trop tôt pour savoir si la photo fera évoluer le débat sur la question migratoire en Europe et au Canada et si l’opinion publique va réellement changer face à l’accueil des migrants, une chose est certaine, les médias sociaux prennent de plus en plus de place dans les couvertures médiatiques et cela peut agacer certains politiciens comme en témoigne cette Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la Sécurité:
«J’en ai un peu assez qu’on attende des hommes politiques qu’ils réagissent de manière émotionnelle. Notre travail consiste à prendre des décisions rationnelles, cohérentes et de maîtriser nos émotions» a tancé Federica Mogherini, alors qu’elle était interrogée par un journaliste sur son sentiment à la vue de cette image du petit Syrien retrouvé noyé avec sa famille sur une plage turque».

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