Jérémy Gabriel au festival Amnesia Rockfest 2017: Tête d’affiche ou tête de turc?

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Fondé en 2005, le festival Amnesia Rockfest de Montebello accueille 200 000 personnes par édition. Le Rockfest est aujourd’hui considéré comme le plus grand festival rock au Canada et l’un des plus grands festivals toute catégorie confondue à travers l’Amérique du Nord. C’est par son ambiance déjantée mélangeant camping et « moshpit »  et par sa programmation d’artistes rock, métal et death métal internationaux que le Rockfest a su se démarquer et devenir ce qu’il est.

C’est aujourd’hui à midi qu’était présentée la tant attendue programmation 2017 du fameux festival. Au menu : Rammstein, Alexis on fire, Queen of the stone age, Megadeath, Offspring, Iggy Pop et… Jérémy Gabriel!

La nouvelle étant à peine sortie, les réseaux sociaux débordaient déjà de commentaires de protestation mais surtout de commentaires mesquins à l’égard de Jérémy.

Ce festival a un public très niché. La population (je m’inclus) ne semble tout simplement pas comprendre le lien. Il n’y a pas de « fit » naturel entre Jérémy et le Rockfest.

Respectant profondément Jérémy Gabriel pour sa force de caractère, son excellente élocution et sa détermination, je ne peux malheureusement pas m’empêcher de me questionner.

En quoi Jérémy et le Rockfest sont-ils gagnants dans une telle association? Quel sera l’impact sur la réputation de chacune des parties? Qui saura gagner en capital de sympathie? Qui perdra en crédibilité?

Du côté de Jérémy :

Étant classé dans la catégorie « humour » du festival, Jérémy chantera à la blague une version métal de sa chanson « I don’t care ».  Il profitera donc de la notoriété du Rockfest pour se promouvoir et taper sur le clou du message qu’il souhaite passer : Je me fou de ce que vous pensez. La carte de l’autodérision et de la parodie ne me semble pas être la plus pertinente à ce stade-ci de sa carrière. Jeremy n’a pas d’image de marque en tant qu’artiste et sa réputation a été ternie par la récente saga Ward-Gabriel. Jérémy devrait d’abord se positionner en tant qu’artiste et choisir quelle apparition publique serait le plus profitable à son image et à sa réputation.

Du côté de l’organisation du Rockfest :

Qu’arrivera t’il si Jérémy se fait huer et insulter lors de sa prestation? Le Rockfest se fera probablement accuser d’un manque d’empathie et d’avoir directement jeté Jeremy dans la gueule du loup. En outre, certains artistes n’ont tout simplement pas leur place partout. Il me semble improbable que Rammstein fasse la première partie du spectacle de Céline Dion. Aussi respectable et grandiose soit-elle, Céline Dion n’a pas non plus sa place au Rockfest. Ce n’est tout simplement pas cohérent. Comme mentionné plus tôt, le choix de la programmation est ce qui a fait le succès du festival. C’est aussi ce qui pourrait entacher gravement sa réputation et sa crédibilité.

Sur le plan des relations publiques, cette association était très délicate. Après avoir constaté la réaction des fans, je crois qu’il serait impératif de la part du Rockfest d’expliquer sa décision et de « spinner » positivement la situation en sa faveur et en faveur de Jérémy Gabriel.

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Un mot de trop pour New Balance?

La compagnie américaine New Balance vit présentement des moments très difficiles subissant une énorme crise depuis que le vice-président des affaires publiques, Matthew LeBretton ait peut-être échappé quelques mots de trop en entrevue. Évidemment, une gestion de crise des plus serré est présentement en exécution pour ramener l’organisation sur la route le plus vite possible. C’est dans des cas comme ça qu’on réalise qu’une toute petite erreur, une toute petite maladresse peut entrainer d’énormes conséquences sur une organisation d’où l’importance du travail du relationniste de préparer son équipe et surtout son porte-parole de manière méticuleuse.

Au lendemain de l’élection présidentielle américaine, Matthew LeBretton a été interrogé par Sara Germano, une journaliste du quotidien Wall Street Journal sur l’Accord de partenariat transpacifique (PTP). C’est à ce moment précis que le vice-président des affaires publiques de New Balance s’est mis les pieds dans les plats allant d’une affirmation choc qui a littéralement enflammé les médias sociaux mais surtout Twitter. Matthew LeBretton a reproché à Barack Obama d’avoir fait «la sourde oreille à New Balance en rajoutant que le sentiment de l’entreprise était que les choses iraient dans la bonne direction avec le nouveau président Donald Trump», qui veut abolir le PTP. Ce commentaire était de trop dans un contexte où l’élection de Donal Trump ne fait pas l’unanimité aux États-Unis. L’équipe des communications de New Balance ont du immédiatement se mettre au travail pour limiter les dégâts de Matthew LeBretton. En effet, dès la déclaration sortie, une avalanche de tweets colériques en ont suivis car les américains mécontents reprochent à New Balance de soutenir publiquement Donald Trump.  Plusieurs vidéos ont été publiés montrant des personnes brûler ou jeter leurs vêtements ou leurs souliers New Balance en guise de protestation. À ce moment, New balance n’avait pas d’autres choix que de réagir. Deux communiqués de presse ont été publié très rapidement pour calmer la situation. Dans ces communiqués, l’organisation tient à rappeler à la population que l’abolition du PTP est «une position défendue par le président Trump, mais aussi par Hillary Clinton et Bernie Sanders et que de soutenir la position de Donald Trump sur le PTP n’équivaut pas à soutenir l’ensemble de ses déclarations.» Malheureusement pour New Balance qui semblait avoir fait du bon travail de gestion de crise, un blogueur suprémaciste blanc du nom de Andrew Anglin a déclaré que les New Balance sont «les chaussures officielles du peuple blanc». Immédiatement, l’organisation a fait un pas en arrière et est de nouveau dans l’embarras. L’affirmation a été démenti sur toutes les plateformes le plus rapidement possible pour rassurer la population.

Leçon à retenir?

Cette crise aurait pu très bien être évité par New Balance avec une meilleure préparation du porte-parole et une meilleure connaissance de la société américaine actuelle. Selon Silvie Letendre, vice-présidente de l’agence de relations publiques Capital-Image, «un communicateur expérimenté, qui doit normalement défendre les valeurs et la bonne réputation de l’entreprise, aurait dû savoir que ses propos risquaient d’aliéner la moitié des clients de New Balance. On peut entrevoir qu’il y aura sûrement une baisse des ventes aux États-Unis à court et à moyen terme.» Cette maladresse aurait pu être évitée si Matthew LeBretton avait été plus attentif à ses publics cibles et à leurs valeurs. Une organisation peut encourager des valeurs positives comme l’environnement, la justice sociale ou le féministe par exemple mais il est déconseillé d’encourager ou de s’identifier à un mouvement politique ou à un leader politique. Il est mieux de rester neutre face à ce genre de débat si on ne veut pas affecter notre marque de commerce. Silvie Letendre rajoute: «avec l’ascension de Donald Trump à la présidence, on peut s’attendre à de nombreuses autres tempêtes de réputation de marque qui ne seront tristement que le reflet de la société américaine actuelle».

http://www.infopresse.com/article/2016/11/17/new-balance-d-une-maladresse-a-une-controverse

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Des festivités qui commencent mal

Capture d’écran 2017-02-22 à 2.33.12 PM.pngCet été, les festivités du 375e anniversaire de Montréal vibreront au cœur de la Métropole. Parmi de nombreux événements, le Vieux-Port accueillera notamment un festival country organisé par le NomadFest Rodéo Urbain.

Cette nouvelle a rapidement fait couler beaucoup d’encres. En premier lieu, c’est la SPCA qui s’indigne et déplore le traitement réservé aux animaux durant cette foire. La SPCA demande au maire Coderre de retirer le Rodéo des festivités et fait même appel à la population montréalaise.

Les grands moyens

Est-ce que la ville a évité le pire? Pas du tout, car ce n’est que le début. L’organisme Alliance pour animaux du Canada demande aux commanditaires de se retirer de la commandite du Rodéo. L’image des marques en jeu, Loblaws, un des principal commanditaire, répond à l’appel. L’entreprise décide donc de se dissocier du Rodéo. Un dur coup pour la ville qui fait parler du 375e pour les mauvaises raisons.

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L’opposition en profite

Une occasion en or pour critiquer l’administration Coderre. Sterling Downey, conseiller de la Ville dans l’arrondissement de Verdun et porte-parole de Projet Montréal en matière de gestion animale, n’hésite pas à remettre en question l’événement : « On se demande vraiment quelle est la pertinence d’organiser un rodéo dans le cadre du 375e, alors que l’objectif des célébrations devrait être d’honorer l’histoire de Montréal. Ce projet, qui sort de nulle part. »

Rehausser l’image

En effet, le lien entre le Rodéo et l’histoire de la ville est douteux. Il sera donc très pertinent de voir comment la ville se positionnera face à cet événement. L’équipe de relations publiques aura un travail colossal à entreprendre pour rehausser l’image du Rodéo cet été. Dans le cas contraire, le Rodéo pourrait bien perdre d’autres commanditaires, ce qui mettrait l’administration Coderre dans l’eau chaude.

Cela dit, ce festival country retiendra beaucoup plus d’attention que prévu. Il sera scruté à la loupe par l’opposition, qui aura fort probablement soif de scandale.

 

Source:

NORMANDIN, Pierre-André.  »Loblaws se dissocie du Rodéo du 375e anniversaire de Montréal », La Presse, 12 février 2017, http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201702/11/01-5068711-loblaw-se-dissocie-du-rodeo-du-375e-anniversaire-de-montreal.php

DUCAS, Isabelle.  »375e de Montréal: La SPCA ne veut pas de rodéo dans le Vieux-Port », La Presse, 13 janvier 2017, http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201701/12/01-5059103-375e-de-montreal-la-spca-ne-veut-pas-de-rodeo-dans-le-vieux-port.php

 

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Téo vs UberX : les bons et les mauvais coups

Le milieu des taxis montréalais était, jusqu’à l’arrivée de UberX en 2014, un milieu contrôlé et stable. Lorsque UberX proposa ses services de covoiturage sur le marché québécois, ce fut une vraie révolution dans le domaine du taxi. Quelques années plus tard, soit en 2016, Téo taxi s’ajouta au marché en offrant des voitures complètement électriques. Les taxis traditionnels acceptent la rivalité avec Téo, mais ne cessent de faire pression pour qu’UberX quitte le Québec. Analysons sommairement la situation sous deux aspects des relations publiques soit la crédibilité et la réputation.

Crédibilité :

UberX, aux yeux des consommateurs, est crédible. Le consommateur moyen qui souhaite se déplacer d’un point A à un point B le plus facilement et rapidement possible va surement faire appel à UberX, car il sait qu’il va être servi.

Toutefois aux yeux des compagnies de taxis régulières, UberX n’est pas crédible. Effectivement, selon eux, les chauffeurs de UberX ne sont pas légitime, car ils ne paient pas de licence de taxi. De plus, les chauffeurs d’UberX n’ont aucune formation particulière pour exercer leur «métier».

Téo, quant à lui, est très crédible aux yeux de tous. Effectivement, il s’agit d’une «vraie» compagnie de taxi avec une flotte constituée uniquement de voitures électriques .

Réputation

La réputation UberX est mitigée. Autant applaudie par certains pour son application révolutionnaire que haïe par plusieurs qui trouvent qu’UberX est une qui est une brute qui  ne se soucie pas des lois et qui a pour but principal du profit. La qualité du service est variée selon le chauffeur attribué. Tout le monde a son mot à dire !

Du côté de Téo taxi, la réputation est excellente. Effectivement, vu son côté écologique, les diverses communications positives et sa mission, l’ arrivée  de Téo dans le marché québécois fait de la compagnie un modèle à suivre. Elle est aussi reconnue pour son service hors pair et la courtoisie de ses chauffeurs. De plus, leur application, comme celle d’UberX permet aux utilisateurs de savoir où est le chauffeur, son nom, le modèle de la voiture et de payer par carte de crédit, ce qui est fortement apprécié.

Dans un avenir prochain, je suggère qu’UberX s’inspire du modèle d’affaire de Téo en ajoutant à ses valeurs la responsabilité sociale. Celleci aiderait sans doute sa réputation et sa crédibilité !

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Articles de  référence :

http://www.callmedriver.com/teo-taxi-vs-uber-teo-taxi-monteals-homegrown-threat-to-uber/

http://quebec.huffingtonpost.ca/stephane-perrault/teo-uber_b_10246776.html

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Une transparence calculée

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2017 sera l’année de la légalisation du cannabis au Canada et le sujet, sensible, continue de diviser et de faire réagir. Néanmoins, on constate une augmentation des prises de positionnement des personnalités publiques et politiciennes qui admettent plus facilement en avoir déjà consommé. Cela traduirait-il un simple désir de transparence envers le public ? Pas vraiment, ce choix est devenu pour certains un but stratégique en soi, l’appropriation d’un contre-courant qui forge le capital de sympathie de l’opinion publique.
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La classe opportuniste

Beaucoup de politiciens ont récemment admis avoir déjà fumé du cannabis. Avec entre autre Justin Trudeau, qui, aura courtisé l’électorat québécois en intégrant la légalisation de la marijuana aux thèmes principaux de son programme. Ce qui a fonctionné.
Obama, le summum de la coolitude, a lui aussi admis avoir déjà fumé des joints lors de ses années universitaires.

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En France, c’est Benoît Hamon, qui a remporté les dernières primaires de la gauche en vantant les mérites d’une législation plus souple. Il serait temps.
C’est donc devenu une tendance d’admettre d’avoir déjà fumé en politique, ou du moins de prendre position sur ce sujet, car c’est un sujet qui fait le buzz et qui ramène des voix positives surtout chez le jeune électorat. C’est donc un pari honnête, mais un pari calculé.
De plus, il y a là aussi un choix pro-actif. Privilégier l’honnêteté au scandale, dévoiler soi-même un argument qui pourrait être plus tard utilisé contre soi par les concurrents et éviter de se décrédibiliser.
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Positionner son image sur l’avenir

On le voit, les institutions nationales penchent de plus en plus vers une légalisation. Et elles suivent une tendance bien réelle de la perception qu’ont les gens de la marijuana. Le courant actuel tend vers une dédiabolisation, dû à un lassement des injustices sociales qu’a créé cette prohibition contre-productive.
Mark Zuckerberg, le président de Facebook, a tenu à se positionner suite à une visite dans les prisons des États-Unis où il a déploré ces injustices. Bill Gates et bien d’autres CEO investissent des milliers de dollars dans des associations qui soutiennent des programmes de propositions de lois et de réinsertions sociales.
Enfin beaucoup de personnalités publiques comme Oprah Winfrey ou Richard Branson ont tout simplement admis avoir fumé, et ce depuis longtemps. Sur cette question de justice sociale, beaucoup de personnes influentes ont déjà pris position en faveur de la légalisation, ou du moins la dépénalisation.
Ces engagements démontrent donc une volonté des organisations de s’engager aux côtés causes sociales et de belles valeurs en faveur de la justice sociale. Ici encore, c’est une prise de risque calculée.
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Un public cible grandissant de jour en jour

Les études le montrent. Selon cette  étude, chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans, 26 % ont déjà fumé. Et les autres ? Il existe tout simplement un lassement, les non-fumeurs sont devenus plus acceptants. La preuve en France :

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Le sujet se démocratise et la tolérance vis-à-vis du cannabis est grandissante. En tout cas, le fait de se positionner en faveur de ce sujet n’est plus un tabou destructeur de carrière comme ce le fut d’antan.

Et même si cela reste encore un sujet controversé, la tendance démontre donc une certaine facilité, un certain avantage à être plus transparents sur la question, afin d’accroître leur capital de sympathie. En tout cas calcul ou pas, c’est un besoin de l’opinion publique, moins d’hypocrisie et plus de transparence. Et c’est sûrement que le début de cette tendance.

http://fortune.com/2015/09/30/ceos-marijuana-smoking/

http://vator.tv/news/2016-06-30-what-the-tech-world-thinks-about-marijuana

 

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Le Parti Québécois ; une mauvaise stratégie?

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L’histoire de la mosquée de Québec a touché l’ensemble de la province. Face à ce drame, le Parti Québécois a prouvé une fois de plus qu’il devait revoir sa façon de faire. Après cette tragédie, beaucoup de politiciens ont du porter une attention particulière à leurs discours. Jean-François Lisée aura quant à lui une tâche plus complexe à accomplir. D’abord, le Parti Québécois s’est terni avec la fameuse charte des valeurs. Bien que Lisée l’ait rejeté l’été dernier, il compte bien garder les composantes face à l’interdiction des signes religieux en fonction publique. De plus, Lisée a tenu, il n’y a pas si longtemps, plusieurs propos xénophobes ;

« Ca suffit […] il y a pleins de hijabs partout! »

« Nous avons un ennemi déclaré, l’État islamique, qui recrute ici des gens pour poser des bombes. Notre seul choix est de débattre de l’interdiction de la burqa avant qu’un jihadiste s’en serve pour cacher ses mouvements pour un attentat ».

Comment va t-il se débrouiller maintenant? 

Le Parti Québécois aurait intérêt à revoir sa plateforme, non seulement par respect pour les nouveaux québécois, mais pour la santé de son parti. Si le but est d’être au pouvoir de la province, alors Lisée ne s’y prend pas de la bonne manière. Il est absurde que le chef agisse de la sorte puisque les immigrants représentent des électeurs. S’il utilisait ces propos pour gagner des votes, alors les évènements de rassemblement qui ont suivi l’attaque ont prouvés que le Québec n’était pas comme il le pensait. Le PQ reste un parti fort, mais il est désuet et celui-ci perd de plus en plus la sympathie du public. Bien qu’aimé en région, cela n’est pas assez. Montréal compte 28 circonscriptions et le PQ en détient seulement 6. Sans oublier les régions avoisinantes, on remarque une cible importante à aller chercher. Pour gagner en popularité, il faudrait que le PQ garde son idéologie première, mais qu’il le fasse en incluant les québécois dans son ensemble. 

Ce qu’il a fait maintenant 

D’abord, il a condamné la tragédie, ce qui était la bonne chose à faire. Il a avoué que « les politiciens doivent changer de ton suite à l’attentat meurtrier de la mosquée de Québec ». C’est un bon début, mais c’est très loin des excuses qu’il aurait du tenir.

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Pour la suite, on a pu voir un changement de cap. Il travaille présentement sur un projet pour intégrer les immigrants sur le marché du travail. Il a tenu ce propos : « comment ça se fait que la lutte antitabac est plus importante que la lutte antiraciste? ». On voit clairement ses intentions, mais au moins, on remarque qu’il a réaliser qu’il devait changer.

Exemples à suivre 

Charles Teller, l’homme qui a joué un grand rôle dans la commission Bouchard-Taylor a su revenir sur ses propos. Il a expliqué « que le « nous » québécois est désormais plus large », pour cette raison, il adhérerait maintenant à une laïcité ouverte. Ce qui l’a fait changer d’idée, « c’est principalement l’évolution du contexte ». Effectivement, le Québec et sa situation a évoluée, mais le PQ n’a pas changé. Teller n’est peut-être pas en politique, mais sa prise de conscience devrait inspirer Jean-François Lisée quant à sa quête d’être à la tête du gouvernement.

Philippe Couillard, à l’instar de ce sujet a dit qu’on : « doit regretter au Québec certaines dérives qui ont été apportées, certaines normalisations de discours d’exclusion, de xénophobie […] soi-disant parce que c’étaient des valeurs québécoises ». Le Parti Libéral du Québec s’attire beaucoup de votes en étant fervent envers les minorités ethniques. Certes, mais opportuniste ou pas, cela fonctionne et représente beaucoup plus les valeurs québécoises que celles que tente d’inculper le PQ depuis un bon moment.

Il reste donc à voir si Jean-François Lisée réussira à changer l’image du Parti Québécois pour le mieux. Les élections provinciales auront lieu en 2018, cela lui laisse le temps de faire des choix plus judicieux que ceux qu’il a fait auparavant !

 

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Triste dénouement pour l’entraineur Michel Terrien

Tous les yeux étaient rivés sur les réseaux sportifs alors que le directeur Marc Bergevin venait d’annoncer plutôt cette semaine, dans un point de presse, qu’il congédiait son entraineur-chef Michel Terrien.

Apparemment, le temps était venu de changer d’air et que c’était une décision qui relevait purement des résultats sur la glace.

Une décision préméditée ?

Bien que l’équipe ait connu un début de saison magistral, ses derniers temps étaient difficiles pour le Tricolore alors qu’il affichait seulement neuf victoires à ses 21 dernières parties. Certains se disent surpris de ce congédiement puisque le Canadien, malgré ses déboires, le CH se trouve encore au premier rang de sa division devant les Sénateurs d’Ottawa. Les partisans souhaite voir l’équipe rebondir puisque plusieurs voient cette saison comme une étape charnière pour l’équipe en vue de la course printanière. Le directeur général et son équipe se devaient de faire quelques changements pour tenter d’améliorer une équipe qui, comme l’a mentionné le gardien étoile Carey Price, avait perdu son identité. Il était donc urgent de remédier à la situation. Reste maintenant à voir si ce changement sera positif.

Une décision visiblement très difficile pour le directeur général, mais alors que l’équipe traverse une profonde léthargie il y avait une décision à prendre. D’autant plus que l’ancien entraineur des Bruins de Boston Claude Julien, venait d’être lui même congédié dernièrement.

 

«J’ai été clair et je vais l’être encore : ce n’est pas à propos de moi, mais bien de l’équipe, a résumé Bergevin. J’ai senti que l’équipe avait besoin d’un changement. C’est là que j’ai pris ma décision. Ç’a adonné que Claude était disponible. Si Claude n’avait pas été là, il y avait une décision à prendre pour l’équipe. Pour moi, le synchronisme était idéal pour prendre cette décision.»,explique Marc Bergevin

Respect

Durant son point de presse, Marc Bergevin n’a eu que de bons mots pour son ancien entraineur avec lequel il a passé les cinq dernières années derrière la barre de la Sainte Flanelle. Il faut noter que Terrien avait repris les Canadiens alors que son prédécesseur
Randy Cunneyworth lui avait laissé en bien mauvais état. Rappelons-nous de l’ère Bob Gainey. Si nous regardons l’ensemble de l’œuvre de Michel Terrien a fait du bon travail amenant son équipe en série lors des saison 2013, 2014 et 2015.

«Je quitte la tête haute et je suis extrêmement fier du travail accompli au cours des cinq dernières années. L’équipe en place peut aspirer aux grands honneurs et je souhaite à mon collègue Claude Julien beaucoup de succès dans l’avenir.», à mentionner Michel Terrien.

Parmi l’élite

La question qu’on peut lire sur toutes les lèves est évidemment à savoir lequel des deux entraineurs est le meilleur. Il est évident que Michel Terrien est un entraineur aguerri dans la ligue nationale, mais son compatriote à lui aussi acquit ses lettres de noblesse au fil des années. Champion de la coupe Stanley en 2011, finaliste des séries de la coupe Stanley en 2013, entraineur de l’année dans la ligue nationale en 2011, entraineur de l’équipe nationale canadienne au Jeu olympique de Sotchi et entraineur de l’équipe canadienne à la coupe du monde de hockey en 2016.

Finalement, il restera à voir si Julien sera en mesure de ramener l’équipe sur les rails après tout ce sont les joueurs qui décident… Parlez-en à Michel Terrien !

 

Source : RDS, Repéré à : http://www.rds.ca/hockey/canadiens/les-reactions-sont-nombreuses-au-congediement-de-michel-therrien-par-le-canadien-1.4360974

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Agressivité, mensonges, stratégies tordues, ou comment l’ère Trump va changer les relations publiques

Ce n’est plus un secret pour personne, Donald Trump est L’ovni du siècle en matière de communication et de relation publique.  Durant toute sa campagne, il publiait sur  les médias sociaux des tweets si intenses qu’ils sont devenus viraux. Un style de communication particulier qui vient tout bousculer. Il dit tout ce qu’il pense et l’assume, il tweet, attaque, se défend, sans aucune considération pour la bienséance .

Malgré ce comportement erratique, son style plaît et nombres d’américains suivent sa façon de penser, parfois avec de graves conséquences.

Une technique radicale à laquelle les entreprises vont devoir s’adapter.

Pour illustrer mes propos, je voudrais prendre l’exemple du cas «Trump contre Boeing».

Si nous revenons sur les faits, Trump a publié un tweet qui à creusé un écart considérable entre le bureau oval et la grande entreprise américaine.

Il déclare que la facture de Boeing pour le projet « Air Force One » s’élève à 4 milliards de dollars et que son administration devrait l’annuler. Ce tweet va avoir des conséquences dramatique pour la firme, une perte de 550 millions de dollars pour les actionnaires.

Ce genre de « coups de gueule » ne sont pas dans les habitudes de ces grands dirigeants d’entreprises, ni de leurs relationnistes. il était presque impossible pour les relations publiques de Boeing de prévoir ce genre de situation mais surtout de réagir efficacement en conséquence.

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Le projet Air Force One est prévu pour 2024

Comment la communication corporative va pouvoir s’adapter?

La stratégie de Boeing a été de démonter les arguments et prouver que les propos de Trump tenaient de la diffamation et du mensonge.

Denis Muilenburg, le PDG de Boeing, à expliqué, lors d’une conférence de presse, que le contrat se montait à la hauteur de 170 millions de dollars, il a aussi remis en cause les plans de l’administration Trump qui, selon ses dires, ferait mieux de défendre les intérêts américains dans les négociations actuels et futurs sur le libre-échange. «Si nous ne jouons pas un rôle de chef de file, les règles seront écrites par d’autres».

Malgré ses déclaration, la firme Boeing n’a pas réussi à soutenir les pertes en bourses.

Ce genre d’attaque vient de créer de nouveaux enjeux difficiles à maîtriser, On est habitué à gérer des conflits sur les réseaux sociaux mais aucune entreprise n’était réellement prête à faire face à cette situation. Si un homme d’état est capable en un seul tweet de faire perdre plusieurs centaines de millions de dollars à une entreprise tel que Boeing, il est certain que les règles de la relation publique vont totalement changer car le style de Trump va certainement faire des émules. La faculté et la rapidité de réponse doivent être plus que jamais la pierre angulaire des relationnistes  sous l’ère Trump.

Sources:

http://affaires.lapresse.ca/economie/transports/201612/06/01-5048575-air-force-one-trump-reclame-lannulation-du-contrat-de-boeing.php

http://blogues.lapresse.ca/hetu/2016/12/06/trump-boeing-et-twitter/

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Retour aux sources chez les géants de la vente en ligne.

cashier-resume-sampleDepuis les dernières années, il est presque impossible de nier l’essor du marché de la vente en ligne au détriment de la vente au détail physique traditionnel. Contre toutes attentes, plutôt cette semaine, le numéro 1 chinois du commerce en ligne, Alibaba, conclut une entente avec un joueur important de la distribution chinoise en ce qui attrait l’ouverture d’une multitude de points de ventes physiques. Il s’agit d’un véritable mouvement à contrecourant vis-à-vis la tendance générale de l’exode vers le web des différents marchands mondiaux. Plus près de nous, le géant américain Amazon se lance aussi dans l’univers de la vente physique avec l’ouverture imminente de son premier point de vente physique à Seattle. Est-ce que phénomène est si surprenant qu’il n’en a l’air? Je crois que non.

Verrons-nous le même phénomène chez nous?

Il est envisageable de voir le même phénomène ici au Québec aux cours des années à suivre. En effet, selon un reportage de Mathieu D’Anjou dans le journal les affaires, la valeur des ventes au détail est en plein croissance au Québec, depuis 2015, en enregistrant une hausse jamais vue depuis le début des années 2000, soit avant la crise de 2008. Il n’est donc pas impossible d’imaginer différents joueurs importants du commerce en ligne venir s’installer chez nous d’ici les cinq prochaines années.

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Du pain sur la planche pour les relations publiques québécoises.

Qui dit ‘’ouverture de magasins’’ dit ‘’campagne médiatique’’ emmenant avec elle un lot de boulot pour les relations publiques au Québec. Il sera intéressant de voir les différentes stratégies de communications utilisées par les boîtes de RP dans cette future campagne expansionniste aux allures presque ‘’vieux jeu’’. Selon moi, il serait évident de voir les médias sociaux au cœur de ce mouvement, plateforme déjà dominé par ces mêmes géants du commerce en ligne. De plus, le plan d’affaire d’Alibaba consisterait même d’instaurer un système de communication en direct entre le consommateur sur place et la plateforme web, via l’utilisation du téléphone intelligent. Il s’agit en quelques sortes d’un retour à une forme de vente plus ‘’archaïque’’ tout en adoptant un système innovateur de communication pour en assurer son succès. C’est lorsqu’on regarde ce sujet avec cette lunette que le rôle des relations publiques prend tout son sens. Avec la récente gestion de crise qu’a entraîné la fermeture de HMV, il est encourageant de voir les relations publiques ayant le chemin libre vers des projets plus positifs comme l’arrivée de nouveaux marchés chez nous.

En somme, il est intéressant de spéculer comment le marché québécois, très différent du marché chinois ou américain, s’adaptera à ce même phénomène, plus spécifiquement le secteur des relations publiques. Une chose est certaine; l’arrivée d’un tel scénario à nos portes n’est qu’une question de temps car tous les indicateurs sont présents.

D’ANJOU, Mathieu (2017)«Les Québécois recommencent à consommer», les affaires, no 3, p.5
GIRAULT, Julien, La Presse (en ligne), http://affaires.lapresse.ca/economie/commerce-de-detail/201702/21/01-5071630-le-geant-du-web-alibaba-redecouvre-le-magasin-physique.php, (consulté le 21 février 2017)
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La diversité culturelle dans les médias Québécois.

Ce n’est pas un fait alternatif que de dire qu’il y a un manque de représentation du multiculturalisme dans l’univers médiatique québécois. Malheureusement, malgré l’abondance de fait alarmant sur le sujet, il y en a encore qui ne semblent pas comprendre l’importance d’une représentation équitable des différentes cultures dans nos médias. Je croyais qu’après des drames comme l’élection du président américain Trump ou l’attentat récent à Québec, une ville multiethnique comme Montréal saurait comment représenter sa population. Les prochains évènements en lien avec le 375e anniversaire de la vile semblent indiquer le contraire.

Un portrait inquiétant

Évaluons d’abord la situation actuelle. Dans un article datant de 2015 de la presse (comme quoi on ne peut pas dire que personne n’était prévenu) d’inquiétants chiffres ressortent: 5% des rôles principaux dans les télés-séries québécoises (dans le top 30 des plus regardées) sont tenu par un acteur issu d’un milieu culturel non-blanc. Dans un autre article de l’infopresse, on souligne une étude du Conseil de l’industrie des Communications du Québec qui indique que seulement 6% des quelque 7400 emplois en agences de communication (on y note 940 emplois en Relation publique) sont occupés par une personne ethnoculturelle. Je reconnais qu’il y a des préjugés des deux bords, et que peu d’ethnicité ce présente pour de tels emplois, mais l’intérêt de l’industrie n’est simplement pas présent.

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Une ville multiculturelle

Je prend ici l’exemple qui m’a récemment choqué, vous avez peut-être eu la chance de voir l’annonce des festivités du 375e de la ville de Montréal le 22 novembre dernier, sinon, je vous laisse ici  l’entrevue qu’a fait Radio-Canada avec Gilbert Rozon (commissaire des célébrations) et Philippe Fehmiu (animateur à ICI musique) (surprise! L’annonce a été retirée des ondes) Une grosse bourde de Rozon. Son argumentaire? Il a eu un problème technique l’empêchant de visionner la publicité à temps.  Si la situation n’était pas déjà assez malfaisante, il omet d’inclure M. Fehmiu comme personne dans le débat. Ouch. « Sacré Philippe! » comme il souligne ironiquement. Je vous rappelle que Montréal compte une population à 31% d’immigrants et de résidents permanents. Une erreur, bien que majeur à mon avis, mais qui s’explique.

Un cercle vicieux

Durant l’entrevue, l’essence du problème est soulignée. Il n’y a pas une représentation juste des différentes ethnies dans les médias, mais il y a aussi peu de sous-missions de groupes ethniques pour des projets (comme les festivités du 375e) culturels. Je ne rentrerai pas en détail dans les multiples raisons qui expliquent le tout qui se résume aux difficultés qu’éprouvent les ethnies à se trouver un emplois en général. Qui vient en premier, la poule ou l’oeuf? Une question qui peut rester sans réponse très longtemps. Mon but est simplement d’éveiller les consciences, que ce soit pour la population en générale ou mes collègues en Relation publique, qu’il y a un problème et que des solutions doivent être trouvées. Les québécois ont besoins de modifier leur habitudes de visonnement, les médias ont besoins de diversités culturels. Par chance, j’ai espoir que notre génération réussira à régler cette situation gênante pour un peuple qui se veut accueillant et ouvert.

Source

Ville de Montréal, 2006, « La population immigrante dans l’agglomération de Montréal », Montréal en statistique, http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/mtl_stats_fr/media/documents/02_AGGLOM%C9RATION%20DE%20MONTR%C9AL.PDF

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