Les modes de communication modernes dans les campagnes électorales

C’est bien connu, le scepticisme des électeurs envers les politiques ne date pas d’hier, notamment à cause du décalage observé entre les discours et la réalité. En politique, la communication pèse plus lourd que les programmes et pour cause, ces derniers ne sont jamais appliqués comme énoncés.

En campagne, le contrôle de l’image est le plus grand défi des représentants politiques. Chaque message, chaque attitude est minutieusement réfléchit par des spécialistes en communication, les fameux spin doctor. Ces derniers souffrent autant, si ce n’est plus, d’une mauvaise réputation auprès de l’opinion publique.

Pour autant, avec les nouveaux modes de communication existants, blâmer les communicants n’est-ce pas surestimer leur pouvoir d’influence ?

Comme l’explique si bien Hervé Monnier dans son article Communication Bashing, et si on arrêtait une fois pour toutes de tirer sur les communicants , « l’émergence d’Internet et à l’imprévisibilité des réseaux, dont les peuples se sont emparés et que nul ne peut contrôler » est en train de mettre fin à la communication politique démagogique comme elle était entendue dans le temps.

La multiplication des canaux de communication : au cœur des changements de pratiques en communication politique.

Plusieurs exemples me viennent à l’esprit lorsqu’il s’agit d’observer comment la communication agit sur l’électorat. Néanmoins, restons prudents, tirer des conclusions hâtives sur le candidat sortant d’une course politique serait une erreur, l’élection de Donald Trump en est l’exemple.

  • L’influence partielle des conseillers en communication politique

    En France, le discours de François Fillon après les scandales des emplois fictifs lors de la campagne présidentielle en cours, a été mal perçu et ont nuit aux intentions de vote pour le parti républicain, aujourd’hui en nette baisse. Les conseillers en communication du candidat ne sont pas parvenus à augmenter l’estimation des intentions de vote en sa faveur.

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    A contrario, le Front National grâce à une stratégie de dédiabolisation de leur discours, Marine Le Pen incarne une image plus neutre qui tranche avec celle de du fondateur du parti Jean-Mari Le Pen. Se revendiquant comme un parti populiste, ils cherchent à se positionner et décomplexer les électeurs de leur accorder leur voix. A ce stade de la campagne, le Front National est un sérieux concurrent.

  • Des outils de communication sans précédent comme moyen d’expression du peuple

Contre toute attente, le dernier coup de communication en campagne a été lancé par la Serbie, avec son candidat fictif Retourne-Veste, qui a atteint plus de 9% lors du premier et dernier tour de l’élection présidentielle, le 2 avril dernier. Si Aleksandar Vucic a été réélu avec plus de 55 % des voix, c’est un candidat, sorti tout droit de l’imagination d’un jeune de 25 ans, Luka Maksimovic, sans programme, qui a su lui tenir tête. Même si c’est un moyen pour ces électeurs (majoritairement constitués d’abstentionnistes) de manifester leur mépris pour ces élites. Nous pouvons nous demander quel est l’intérêt pour la démocratie de voter pour un personnage imaginaire ?

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Dessin de Vincent L’Epée

  • Le rôle stratégique des journalistes et des réseaux sociaux dans les campagnes présidentielles 

     

    Les médias jouent un rôle déterminant lors de campagne électorale. Loin de se contenter de relayer une information, ils prennent position en vu d’influencer l’électorat.

    Aux Etats-Unis, de nombreux médias pro-Trump ont véhiculé des messages anxiogènes sur l’état de l’Amérique : l’immigration clandestine, menace terroriste. S’ils ont été peu mentionnés, le rôle des médias dans l’avènement de Trump à la présidence des États-Unis a été essentiel.

     

    De même, l’utilisation de Trump des réseaux sociaux, notamment Twitter a été inattendue et influencé l’opinion publique.

    Persister à passer sous silence ce phénomène serait quelque peu démagogique. Il serait temps que les journalistes et les influenceurs, reconnaissent leur part de responsabilités dans la formation des opinions.

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Imperial Tobacco: envers et contre tous

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À chaque année depuis 20 ans, les lois anti-tabac ne cessent de se multiplier et l’étau se resserre sur les fabricants de cigarettes. http://www.msss.gouv.qc.ca/documentation/loi-tabac/

Le gouvernement fédéral a annoncé hier un nouveau projet de loi visant l’imposition d’un emballage neutre pour tous les paquets de cigarettes. La rogne d’Imperial Tobacco se fit immédiatement sentir.

En effet, le 5e plus grand groupe de tabac au monde a déclaré vouloir intenter des poursuites contre Ottawa si une telle loi devait être en vigueur. Le porte-parole du géant cigarettier a affirmé que le gouvernement avait une démarche excessive en voulant s’approprier les marques de commerce d’une entreprise légale.

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201704/04/01-5085465-imperial-tobacco-envisage-de-poursuivre-ottawa.php

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201704/04/01-5085272-imperial-tobacco-resiste-a-nouvelle-reglementation-anti-tabac.php

 

Fumer ce n’est plus « cool », fumer c’est « looser »

Outres les multiples lois en vigueur, les campagnes de sensibilisation anti-tabac semblent aussi très bien fonctionner. En effet, le taux de tabagisme au Canada ne cesse de diminuer. http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201611/09/01-5039430-le-nombre-de-fumeurs-a-continue-de-diminuer-au-canada.php

Fumer ce n’est plus « cool », fumer c’est « looser ». Il y a peu de temps, quelqu’un m’a même dit à la blague: « fumer en 2017, c’est pas juste pour les pauvres pi les prisonniers?! ».

Les effets néfastes de la cigarette sont prouvés et connus depuis bien longtemps. Les campagnes de publicité contre le tabagisme sont choquantes. Les fumeurs sont jugés lorsqu’ils fument trop près de leurs enfants. Plus personne n’a besoin de preuves et d’arguments, tout le monde le sait que la cigarette c’est poison.

 

Comment défendre l’indéfendable?

Sachant que les 3 mots d’ordre en relations publiques sont : crédibilité, sympathie et réputation, comment une organisation peut-elle gérer positivement son image, sachant que l’opinion publique lui est totalement défavorable?

Les faits sont ce qu’ils sont et la réputation vient avec : un fabricant de cigarettes n’a qu’un seul but et c’est celui de faire du profit. Un profit qui est malheureusement fait au détriment du bien être de la population.

Se battre pour conserver ses parts de marché en faisant valoir son droit d’être une marque n’améliorera en rien la réputation de l’entreprise. Au contraire, cela risque d’être perçu comme de la manipulation et de l’opportunisme.

Avec le public à dos et le gouvernement détenant le gros bout du bâton, entamer des procédures judiciaires ne ferait que jeter quelques coups d’épée dans l’eau. La bataille est perdue d’avance. Pire, c’est la crédibilité de l’entreprise qui en mange (encore) un coup. Alors pourquoi le faire?

La solution pour améliorer le capital de sympathie d’une telle organisation serait peut-être tout simplement de s’assumer. Assumer sa raison d’être mais surtout assumer ses responsabilités et les lois auxquelles l’entreprise fait face. Ne serait-ce que par souci de transparence et par manque d’arguments valables.

 

To be or not to be?

En tant qu’étudiante en relations publiques, me mettre dans la peau du relationniste d’Imperial Tobacco me donne des sueurs froides. Un poste rempli de défis selon certains.

Pour ma part, cela m’amène à réfléchir à mes propres valeurs. Celles qui dicteront mes décisions futures quant à un nouvel emploi. C’est là où l’harmonie entre ses valeurs personnelles et celles de l’organisation prend tout son sens.

 

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AMÉLIORER LA RÉDACTION EN RELATION PUBLIQUE

L’évolution rapide des relations publiques menée par les différentes tendances technologiques amène le consommateur à maintenant devenir un acteur clef sur la place publique et médiatique. Entre autres, le phénomène du journaliste citoyen permet aux  témoins d’un quelconque événement intéressant de prendre quelques clichés et de les exposer sur les  médias sociaux ou encore sur les médias traditionnels. De plus, les blogueurs influencent maintenant au même titre que les journalistes, la façon dont les organisations interagissent avec leurs consommateurs. Il y a maintenant une discussion bidirectionnelle entre les diverses parties prenantes des organisations grâce aux relations publiques. Tous ces facteurs peuvent être déroutants lors de la rédaction d’un article de relation publique. Voici alors  quatre trucs essentiels à utiliser et à ne pas oublier pour s’assurer que votre article ressorte du lot et réussisse à attendre son public visé.

1.iDire plus avec moins de mots

La concision est un élément important lors de la rédaction en relation publique. Effectivement, plus un texte est long, moins de chances il aura d’être lui en entier. Des recherches démontrent que l’attention moyenne d’un adulte est  de 8 secondes. Un texte court, bien construit et qui va droit au but est le meilleur moyen de faire passer ses messages efficacement.

giphy2. Lire à voix haute

Une fois le texte rédigé, il est primordial de prendre le soin de le lire à voix haute. Ceci permet d’entendre les défauts de rythme et de construction. Vous pouvez passer des heures et des heures  à relire votre copie, analysant les erreurs grammaticales et les structures des phrases, sans jamais pouvoir tester le rythme. Cette étape, souvent oubliée, est un facteur qui permet de distinguer un bon article d’un excellent article de relations publiques.

3. Prendre de la distance

Pour faire une correction efficace d’un texte, une bonne tactique est de prendre une pause. Oui, une pause ! Qu’elle soit de quelques heures ou encore même un jour, celle-ci peut s’avérer très bénéfique. Relire le texte une fois la tête fraiche permet de voir le texte sous un nouvel angle. Cette stratégie peut vous aider à repérer les mots ou phrases qui n’ont pas lieu d’être et de peaufiner votre article.

4. Vérifier la fiabilité des sources et la justesse des faits

Toute publication de relation publique se doit d’être impartiale en ne présentant que des faits véridiques en s’abreuvant uniquement de sources fiables. Il est donc primordial de s’assurer que les informations utilisées sont crédibles et qu’il ne s’agit pas d’une fausse nouvelle. Le but est, à travers vos articles, de devenir une référence auprès de votre lectorat et non la risée. Les lecteurs développeront alors un certain capital de sympathie envers vos articles. La justesse des faits est aussi de mise, car il s’agit de l’essence même d’un article. Sans les faits, l’article n’a pas de sens.

Sommes toutes, la rédaction d’un article de relation publique n’est pas toujours évidente . Toutefois, si vous suivez  tous ces conseils, le résultat ne pourra qu’en être amélioré.

À vos claviers !

 

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Sources : 

http://www.capital-image.com/blogue/tendances-relations-publiques/ 
http://study.com/academy/lesson/what-is-public-relations-writing-characteristics-skills.html
https://www.forbes.com/sites/robertwynne/2014/01/20/how-to-write-for-public-relations/3/#ec9b95824971
http://crenshawcomm.com/improve-public-relations-writing-tips/
https://www.ecrire.pro/wp-content/uploads/2010/09/Elle17092010.pdf
https://en.wikipedia.org/wiki/Attention_span

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le ciment irresponsable

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Depuis les dernières élections américaines, l’opinion publique internationale a tendance à être quelque peu défavorable vis-à-vis du Président Trump. Et principalement autour de la polémique concernant le mur que celui-ci veut ériger pour verrouiller sa frontière avec le Mexique.

Mais cela n’a pas empêché le groupe cimentier franco-suisse, LafargeHolcim récemment fusionné, qui s’est précipité pour répondre à l’appel d’offres afin de fournir en ciment la construction du mur. Celui-ci n’a pas hésité à se jeter tête la première dans la course aux gros contrats à plusieurs milliards dollars. Ce qui remet une nouvelle fois en cause la responsabilité sociale du groupe et nuit sans surprise à son image.

Mais est-il encore possible de nos jours, en tant qu’organisation privée, de se dissocier de la réalité politique et de l’éthique morale collective sans en affecter la perception de l’opinion publique ?
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Des motivations douteuses 

Ce n’est pas la première fois que le géant du ciment se place dans une situation de controverse. Le Monde a en effet publié une enquête en juin 2016 qui avait fait polémique. Il y était révélé que Lafarge avait indirectement financé le groupe État islamique en Syrie, payant des taxes et des sommes d’argent à des entremetteurs en 2013-2014 pour pouvoir maintenir l’activité de l’une de ses cimenteries. Or cette fois-ci, c’est délibérément que le groupe s’est placé dans cette position douteuse.
Et c’est une position totalement assumée par le patron du groupe, Eric Olsen, qui déclara qu’il n’y a rien de politique dans tout ça :

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«Nous sommes ici pour servir nos clients et répondre à leurs besoins. Nous ne sommes pas une organisation politique»

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Déclaration qu’il annonça, avec la pleine conscience que celle-ci déclenchera une polémique mais aussi une couverture médiatique certaine.
Le groupe joue donc la carte que la France fait déjà affaire avec des régimes bien moins fréquentables et qu’aucune raison ne justifie que le groupe européen arrête tout business avec un grand pays démocratique et partenaire commercial tel que les Etats-Unis.

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Un problème d’image

Ce positionnement aura été une parfaite occasion pour les politiciens de pointer du doigt le groupe en appelant l’entreprise à être plus prudente avant de se porter candidate.

 

Conséquences concrètes de ce positionnement :

– le Conseil de Paris annonça qu’elle ne fera plus appel à LafargeHolcim pour fournir le sable qui sert à installer « Paris Plages » sur les bords de Seine depuis 2002. Dans la frénésie du profit, l’entreprise en aura oublié les intérêts de ses actuels clients et de ses partenaires.

– cela a permis à la concurrence de se démarquer. À l’inverse, Vinci s’est montré exemplaire en renonçant à la construction, justifiant cela comme non opportun de « construire ce mur susceptible choquer une majorité de ses salariés. » Une entreprise ne doit pas seulement penser à ses actionnaires et à ses bénéfices. Elle doit s’intéresser à toutes les parties prenantes.
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– finalement, le groupe sera forcé de se retirer du projet. Mauvaise publicité ET baisse des profits, pas vraiment le combo gagnant.
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Faute avouée à moitié pardonnée ?

Lafarge, après la polémique avec Daesh, aurait pu en profiter pour remonter dans l’opinion publique. Dorénavant, son image en est plus que touchée et le lien de confiance envers ses parties prenantes est affecté.
Comme quoi la morale et le sens de l’éthique en 2017 priment sur les bénéfices à tout prix. Car le fin mot de cette histoire aura forcé le groupe à renoncer à la participation de la construction du mur. La preuve est que, même pour les entreprises privées, il n’est plus possible de privilégier le profit à tout prix sans en subir les conséquences et le boycott.

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Le contrat et la responsabilité sociale envers la société sont donc, je pense, plus que jamais à prendre en compte pour les relations publiques, afin de déterminer l’image que l’entreprise cherche à véhiculer auprès de l’opinion publique. Cela devrait même être une priorité devant le profit maximal.
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Fausses nouvelles, vrais problèmes

Les fausses nouvelles sont sur toutes les lèvres. Pourtant, les alternative facts ne sont peut-être pas aussi effarants qu’on tend à nous le faire croire. Leur côté insidieux fait de nous de potentielles victimes faciles à hameçonner.

Lorsque je vous parle de fausses nouvelles, je ne fais nullement allusion à La Pravda, au Journal de Mourréal ou aux sorties fracassantes de ce cher président à la chevelure dorée. Il appert que le traitement de l’information ne soit pas aussi empreint de rigueur qu’il devrait l’être. Des faits à peine vérifiés, puis largement interprétés, sont publiés tous les jours dans l’impunité, voire l’indifférence la plus totale.

Il y a de cela quelques jours, le Conseil de presse du Québec a rendu une décision selon laquelle la publication d’informations fausses n’était pas jugée grave dans la mesure où celles-ci relevaient de nouvelles dites secondaires. Voilà une atteinte grave au principe d’exactitude auquel les journalistes sont soumis dans le guide de déontologie en place. La désinformation vient donc s’immiscer dans cette brèche entrouverte.

Que peut-on faire pour corriger une situation où notre organisation est victime d’une couverture de presse biaisée ou présentant des informations fausses? Je vous propose quelques pistes de prudence, inspirées des actions proposées par Pierre Gince, ARP, président de Mesure Média et DIRECTION Communications stratégiques.

Assurez une veille médiatique

Avant d’être surpris par une nouvelle qui tend davantage vers l’interprétation que l’exactitude, mieux vaut être aux aguets. Non seulement votre e-réputation et votre image de marque sortiront gagnantes de cette stratégie, mais vous serez mieux outillé dans le cas d’une éventuelle crise. Bien connaître son organisation commence par être au fait de ce qu’on en dit.

De nombreux outils, en passant par Hootsuite et les fils RSS, peuvent vous aider à garder le cap sur ce qui est écrit à propos de votre organisation. Toutefois,  vous assurer d’avoir une personne responsable de cette veille vous garantira un esprit tranquille, car les robots ont leurs limites!

Exigez l’erratum

Même si la planète info roule à un rythme effréné, rien ne vaut la prévalence du principe d’exactitude. Constater une erreur dans les médias à votre sujet est une chose, demander réparation en est une autre. Nous pouvons nous asseoir sur la croyance que l’honnêteté intellectuelle est de mise dans les médias, mais les corrections, quelles qu’elles soient, reflètent le désir de rigueur des publications envers leurs journalistes.

Le quotidien The Globe and Mail publie des rectificatifs comme les suivants :

  •  The late Toronto developer Murray Menkes received a kidney transplant at the Mayo clinic in Rochester, Minn. An obituary article on Friday incorrectly referred to Rochester, N.Y. (25 mai 2013)
  •  A Wednesday news story on gene-editing included an incorrect age for Laval University microbiologist Sylvain Moineau who was presented with the John C. Polanyi Award. He is 51, not 53 as published. (9 février 2017)
(Exemples de rectifications tirés du billet Absolution pour une fausse nouvelle de Michel Lemay, publié le 29 mars 2017, wapizagonke.com)

Il ne faut pas sous-estimer l’importance de ces modifications. Mêmes publiées le lendemain, elles demeurent la preuve que le journal, le site Internet, etc. adopte un standard d’exactitude. Votre crédibilité en sera garante.

Soyez transparents sur le Web

Une autre voie à emprunter pour éviter les approximations à votre sujet est de faire de vos plateformes Web une source d’informations claires et exactes. Fournissez les données, les statistiques et les faits vous concernant avant qu’ils ne soient repris sans vérification.

Plus que jamais, il faut assurer une présence significative dans les médias traditionnels et sociaux, afin de dire et redire des faits.

Ce sont toujours ceux qui diront la vérité qui seront les plus solides devant les fausses nouvelles et «faits alternatifs» qui leur seront lancés au visage.

De plus, n’hésitez pas à publier des communiqués de presse afin de rectifier le tir si vous jugez que les faits doivent être rétablis. Qui plus est, un gazouillis ou un statut sur votre page Facebook ont une portée inestimable. Vous lancerez un message clair: la communication avec vos clients ou vos abonnés est primordiale.

Au-delà de ces conseils, le constat est le suivant: le traitement de l’information est malmené et le rappel à l’ordre est le devoir de tous. Le Conseil de presse du Québec interprète ce que la rigueur journalistique se doit d’être. La crédibilité de la profession journalistique est mise à mal et les organisations sont plus exposées au risque de la manipulation de l’information. Il n’y a pas de place pour l’impressionnisme et l’approximation. Nous devons encourager les faits et non la bonne histoire qui génère des clics.

Quelques cas de désinformation à découvrir:

[Article de journal] Chantal Hébert, It was shoddy journalism that cost Andrew Potter his job, Toronto Star (24 mars 2017)

[Billet de blogue] Michel Lemay, Autopsie: le Toronto Star et Gardasil (8 février 2017)

 

 

 

 

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La LNH aux Jeux Olympiques de 2018; l’envers de la médaille.

 

Les Jeux Olympiques d’hiver accueillent les joueurs de la LNH depuis les jeux de 1998 de Nagano. A première vue, il s’agit d’un excellent moyen de mettre le sport sur une scène international. Plus tôt cette semaine, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a annoncé que ses joueurs n’iraient pas aux prochains Jeux Olympiques, tenus a Pyeong Chang en 2018.

 

Les réactions furent nombreuses suite à la conférence de presse des dirigeants de la LNH de lundi. En effet, nous avons pu apprendre que la LNH a décidé de mettre son pied par terre et de ne pas suspendre son calendrier de 2018 pour permettre à ses joueurs de représenter leurs pays en Corée du Sud. Mais cela place la LNH dans une position gênante et difficile à gérer. D’un côté, une panoplie de joueurs ont manifesté leurs mécontentements face à cette décision. Henrik Lundqvist et Alexander Ovechkin ont été particulièrement vocal sur twitter, ce dernier planifiant même de participer aux Jeux malgré l’interdiction de la LNH. Il est évident qu’une participation aux Jeux Olympiques est un rêve qui est partagé par la grande majorité des joueurs. Il n’est pas surprenant de voir une telle réaction. A ce niveau, les joueurs participeraient surement aux Jeux gratuitement si l’occasion leur était offerte. Dans ce sens, les joueurs semblent être les seuls à vouloir compétitionné en Corée l’an prochain.

Les fans majoritairement contre. 

Plus tôt cette année, la LNH a effectué un sondage auprès de ses fans quant à leurs opinions face à une interruption de 17 jours pour les Olympiques. Contre toutes attentes, les fans sont contre une telle coupure dans la saison régulière de hockey. 53% des votes canadiens sont contre, malgré le fait que le Canada défendrait le titre de champion qu’ils ont acquis à Sotchi en 2014. De plus, nos voisins du sud ont voté à 73% contre l’interruption. A première vue, ces chiffres surprennent mais font du sens. L’impact positif de tels Jeux Olympiques sont minimes sur la LNH et le sport en général.

La participation de la LNH aux Jeux de Sotchi en 2014 a été accordé de justesse selon Gary Bettman. « The ultimate impact it had on the game worldwide was negligible » admet le commissaire. Selon lui, les Jeux de Salt Lake City ou encore ceux de Vancouver ont été de franc succès car ils étaient tenus plus près de leurs public cible. Par contre, les Olympiques de Sotchi et Turin par exemple auraient été des navets au niveau des répercussions. Les dirigeants de veulent pas refaire la même erreur avec Pyeong Chang. L’intérêt pour le hockey dans ces marchés sont presque nuls. Par la suite, la LNH ne peut se servir des images et séquences captés lors des jeux pour en faire la promotion par la suite. Il est donc facile d’affirmer que les JO sont un véritable trou noir pour la LNH.

 

Parties prenantes et décisions. 

La LNH et Gary Bettman sont ainsi placés dans un véritable champ de mines. L’opinion de ses parties prenantes est divisée. Les joueurs sont pour, les fans contre. Il est trop tôt pour considérer la situation comme étant une crise mais il sera sans doute intéressant de voir le développement dans les semaines à suivre, La LNH a décidé de suivre ses clients et ses profits, aux dépends de ses employés. Il s’agira des premiers JO à ne pas accueillir les joueurs de la LNH en 20 ans. Des joueurs obscures, compétitionnant en dehors de la ligue, auront droit à une chance de participé aux Jeux Olympiques au lieu des géants de la LNH qui dans leurs cas, resteront aux vestiaires

 

Sources: https://www.nhl.com/news/history-shows-olympics-dont-help-nhl/c-288389004
http://www.lapresse.ca/sports/hockey/201704/03/01-5084975-la-lnh-nira-pas-aux-jeux-olympiques.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_5085309_article_POS4
https://www.nhl.com/news/nhl-will-not-participate-in-2018-winter-olympics/c-288385598
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Gabriel Nadeau-Dubois ou comment se faire remarquer

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Peu nombreux sont les gens qui n’ont pas entendu parler du lancement officiel de la carrière politique de Gabriel Nadeau-Dubois et de son alliance avec le parti provincial Québec Solidaire. Figure déjà connue des médias québécois, GND a effectué le dévoilement de son départ en politique, le 9 mars 2017, comme il a traité son combat durant le fameux printemps érable de 2012, avec beaucoup de hargne et d’énergie. Pour moi, il faisait déjà de la politique depuis bien longtemps. Cette annonce officielle était donc une sorte de déclaration de guerre à la classe politique actuelle qui a laissé peu de gens indifférents. Les critiques et les éloges ont rapidement prises d’assaut les médias et les réseaux sociaux, allant de la joie au dégoût qu’un jeune homme de 26 ans puisse tenir de tel propos (que nous allons survoler sous peu).

 

Des propos incendiaires

 

Durant sa conférence de presse, qui était diffusée en direct sur les médias sociaux, Nadeau-Dubois explique que sa décision de joindre Québec Solidaire allait de soi avec son orientation politique de gauche et indépendantiste. Par le fait même, il en profite pour attaquer les politiciens au pouvoir des 30 dernières années, les accusant d’avoir trahi le Québec, de l’avoir gardé en otage, d’avoir divisé sa population, d’avoir favorisé les riches entreprises avant le peuple québécois. Des déclarations qui change de sa prédecesseure, madame Françoise David, a qui il succède comme représentant dans Gouin et a qui il souhaite remplacer comme porte-parole de QS. Je ne m’attarderais pas à juger la pertinence des propos de GND, mais plutôt à observer la réaction de la classe politique et les effets de ces déclarations du point de vue d’un relationniste.

Un effet immédiat

La stratégie derrière la conférence de presse tenue par GND était claire, envoyé un message direct aux politiciens qu’il était la pour faire changer les choses. Québec Solidaire, après la perte de madame David, avait bien besoin d’une figure connue comme Nadeau-Dubois. Est-ce que ce sera suffisant pour maintenir la place de QS dans Gouin? Il est trop tôt pour l’affirmer, mais il reste que l’accueil était chaleureux chez les partisans du parti, et qu’il a même reçu plus de 1000 adhésions en 24 heures suite à l’annonce de son investiture comme porte-parole de Québec solidaire. Un jeune homme charismatique, des promesses d’avenir, c’est un modèle qui ne va pas sans rappeler les politiciens comme Justin Trudeau ou Barrack Obama. Une version plus rebelle et de gauche, mais on remarque le même effet positif chez la population qui se dit souvent « tanner » des vieux politiciens et de leur promesse en l’air. Ceux-si, par contre, n’apprécie pas tous les commentaires de GND. Le premier ministre Philippe Couillard c’est défendu en soulignant que le peuple québécois n’oubliera pas que Gabriel Nadeau-Dubois a refusé de condamné les violences faites par les étudiants durant les manifestations de 2012. D’autres ex-politiciens comme Bernard Landry étaient carrément scandalisés par les déclarations de GND, soulignant qu’on ne peut ignorer comme ça 30 ans d’histoire et qu’il devrait attendre d’avoir accompli quelque chose avant de commenter de la sorte. Les représentants du Parti Québécois se sont dits ouverts aux discussions, à condition qu’il modère ses propos. La CAQ et son dirigeant, François Legault, en ont simplement profité pour attaquer le PQ sur son manque de crédibilité des dernières années. Les opinions sont partagées, il reste que la gauche politique voit Gabriel Nadeau-Dubois comme une sorte de héros, un sondage fait pour le Devoir a même confirmé une hausse des intentions de votes à 14%, au détriment du PQ. Je vous laisse ici un exemple assez graphique de la réaction de plusieurs politiciens, avec Bernard Dranville qui se dit outré et qui qualifie la rentré de GND de raté.

En marge

Un véritable changement qui s’annonce ou une simple vague qui va finir par s’estomper? C’est toujours difficile à évaluer avec le monde politique d’aujourd’hui. Tout bouge rapidement et rien n’est assuré. Si j’étais relationniste dans l’équipe de Gabriel Nadeau-Dubois, je crois que j’aurais encouragé ce type d’approche agressive et partisane. Un jeune en politique n’a pas la même crédibilité qu’un vétéran, il faut donc convaincre en amenant des idées nouvelles, des critiques pertinentes et surtout beaucoup d’énergie. Je crois que c’est ce qu’essai de faire l’équipe de GND, elle avait de grands souliers à remplir après madame David et se devait d’avoir un impact positif. Les sondages laissent croire que la stratégie fonctionne jusqu’à maintenant, il faudra continuer à observer si le mouvement s’estompe. Nadeau-Dubois le souligne lui-même sur Twitter, il ne faut pas s’attarder à la personnalité qui soutient le parti, mais bien les idées qu’il cherche à véhiculer.

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Budget en éducation : Un investissement en vue des élections

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Grande nouvelle dans la belle province. Mardi dernier, le ministre des finances Carlos Leitao a déposé son tout nouveau budget 2017. Un budget rempli de belles promesses. En effet, beaucoup d’investissements sont promis dans la santé et l’éducation. Depuis son élection en 2014, le gouvernement Couillard à coupé, à grand coup d’austérité, dans les services publics. Il y a donc beaucoup de Québécois qui sont tombés en bas de leur chaise en voyant un investissement de 3,4 milliards sur 5 ans en éducation. Mais d’où vient cette soudaine envie d’investir dans l’éducation? Un résultat positif de l’austérité? Un indice : Le Québec tombera en élection l’an prochain.

Petit retour en arrière. En 2014, moins de 6 mois après son élection, le gouvernement Libéral annonce qu’il coupera 1 milliard en éducation. Les plus touchés sont les professionnels en éducation ainsi que les services aux élèves. Le milieu de l’éducation se sert la ceinture depuis trois ans. Cet argent n’est pas un ‘’investissement’’, mais simplement un retour de ce qui a été coupé: «Des 140M$ prévus cette année pour la réussite éducative [au primaire et au secondaire], combien est de l’argent recyclé?» demande Sylvain Mallette, président de la FAE. Par ailleurs, en 2015, des milliers d’enseignants sont descendus dans la rue pour manifester leur désaccord face à ces coupures. Malheureusement, le gouvernement n’a jamais plié.

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De la poudre aux yeux

Plus on s’interroge sur la question, plus on réalise que cet investissement est de la poudre aux yeux à la veille des élections. Sur ce 3,4 milliard, la majorité sera investi après 2020, donc au deuxième mandant des Libéraux. Si deuxième mandat il y a. Aussi, le gouvernement est très fier d’annoncer 1500 nouveaux postes de professionnels en éducation. Cependant, il y a une pénurie de personnel, et ça, le gouvernement le sait. Ces postes seront ouverts, sur papier, mais une bonne partie ne seront jamais comblés.

«Il faut mettre les choses au clair, ce budget n’est pas celui de l’éducation. Ça ne prend pas le pogo le plus dégelé de la boîte pour comprendre qu’après avoir mis le feu à la maison pendant 3 ans, le gouvernement essaie aujourd’hui de cacher les dégâts avec des rideaux neufs et un peu de peinture.»

 – Manon Massé, co-porte-parole par intérim de Québec solidaire.

Les libéraux en mode séduction

Il ne faut pas jouer à l’autruche, car il est évident que le gouvernement joue aux paons. Les élections arrivent très rapidement, et un investissement en éducation, c’est beau. Je suis convaincu que toute l’équipe des relations publiques des libéraux est en mode séduction. Elle n’hésitera pas à promouvoir ces nouveaux investissements en éducation pour s’assurer de gagner des votes.

Finalement, oui, c’est bien de voir le gouvernement investir en éducation. Cependant, j’ai surtout l’impression que c’est une façon de sécuriser leurs chaises en 2018 plutôt qu’un vrai plan pour l’avenir du Québec.

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Fake News

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Deux mots bien populaires qui ne désignent pourtant pas une nouveauté. Les fausses nouvelles existent depuis toujours et ne sont pas constamment le fruit d’un article écrit. Les gens qui prennent la parole en public peuvent aussi déclarer des faussetés afin d’attirer la sympathie et d’obtenir quelque chose par opportunisme. Le terme a pris de l’ampleur depuis que Donald Trump a décidé de l’utiliser. Pourtant, ces « fake news » auraient conduit à même la victoire de celui-ci. Les reporters de Politifacts « ont étudié 370 déclarations publiques de M. Trump et recensé dans le lot à peine 4 % de déclarations vraies, alors que 12 % étaient en partie vraies et 14 % à moitié vraies ». Ayant fait sa campagne principalement sur les réseaux sociaux, ses 20 millions d’abonnés ont pu voir toutes ces fausses informations circuler en pensant qu’elles étaient vraies. On peut donc voir que le faux peut peser autant que le vrai

Médias sociaux ; coupable?
On accuse les réseaux sociaux d’être responsable de partager le plus grand nombre de fake news. Ce qui n’est pas totalement faux vu l’infobésité de ces plateformes. Les médias ayant beaucoup changés, les gens s’informent de plus en plus sur les réseaux sociaux. Il serait bête de croire que tout les utilisateurs vérifient la véracité des faits publiés.

« Nous vivons de plus en plus dans un univers où les « fake news » ont autant d’importance que les vraies nouvelles et où les consommateurs font des choix qui ont tendance à les conforter dans leurs opinions » déclare Arnaud Granata, directeur d’Infopresse. Dans un espace comme celui-ci, la stratégie reste la même pour les organisations et les relationnistes. Il faut bien connaitre notre cible pour pouvoir la « conforter dans « ses » opinions » et ainsi tenter de gagner son appui. La seule différence c’est que nous sommes sur une plateforme numérique où tout le monde a son mot à dire. Il faut alors se faire remarquer parmi les autres, mais aussi faire attention.

Donc, les réseaux sociaux ont leurs tords quant aux partages de fake news, mais ils sont aussi un bon moyen d’attirer l’attention du public auprès des organisations. Il faut donc mettre davantage d’efforts à s’adapter aux plateformes numériques.

On pourrait penser que se servir de fausses nouvelles pourrait être bénéfique pour certains groupes, mais si le but du relationniste est de créer du lien et de la confiance, cette tactique semble déloyale. Par contre, il faut que les organisations soient préparées à ce que des fausses nouvelles apparaissent en ligne et nuisent à leur travail et à leur image. En me renseignant sur le sujet et sur les solutions possibles afin de contrer un tel problème, j’ai retenu quatre conseils d’un article de Pierre Gince, président de l’Alliance des cabinets de relations publiques du Québec ;

  1. « Être transparent dans la gestion des communications ». L’organisation doit être bien connu de tout le monde. Dans un cas de fausse nouvelle, la compagnie aura de la faciliter à se relever grâce à son honnêteté constante face au public.
  2. « Ajouter la gestion des fausses nouvelles au plan de prévention et de gestion de crise ». Être prêts face à cette éventualité semble une des meilleures solutions.
  3. « Corriger vite les mensonges », et ce, d’une manière très neutre.
  4. « Ne pas donner d’oxygène aux fausses nouvelles ». En fait, il ne faut pas trop répéter ce qui a déjà été dit, car on pourrait reprendre ces nouvelles et les répandre encore plus.

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Bref, avec l’émergence des médias sociaux et des fakes news, peut-être auront nous besoin d’encore plus de spécialistes de relations publiques dans les organisations. C’est une bonne nouvelle qui est à suivre !

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Relationniste : gardien de l’image et de la responsabilité sociale de l’entreprise

La responsabilité sociale de l’entreprise, notion devenue
fort populaire depuis quelques années, constitue non seulement un avantage concurrentiel, mais dorénavant un incontournable pour assurer la survie de toute organisation. Les entreprises qui font fi de leur impact social et environnemental dans leur milieu sont vouées à disparaître. C’est donc au relationniste, grand maître d’œuvre de l’image de l’entreprise, à qui revient la responsabilité d’en faire comprendre l’importance aux dirigeants, puis d’en assurer l’intégration aux stratégies d’affaires de même que son maintien.

Bref rappel des concepts pertinents

La responsabilité sociale inclut à la fois l’investissement responsable, le développement durable et l’implication sociale. Elle s’intègre dans la notion plus globale de gouvernance qui, selon le Vocabulaire des relations publiques de la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal, se définit comme suit :

« mode de gestion qui se veut plus ouvert, plus transparent et plus éthique […] En relations publiques, le concept de gouvernance y trouve sa raison d’être dans le sens où les organisations doivent rendre compte de leurs actions et de leurs impacts : économiques, environnemental et social, par exemple dans les domaines de la responsabilité sociale, de l’investissement responsable et du développement durable. »

Ainsi, puisque toute organisation se meut dans son environnement, elle ne peut en faire fie et se doit de rendre des comptes à ses parties prenantes. Cette obligation est plus formelle pour les entreprises publiques que privées, mais elle constitue néanmoins une attente des publics de l’organisation.

Les 3 responsabilités de l’entreprise 

Selon les auteurs Grunig et Hunt, dans leur ouvrage Managing public relations, l’entreprise a trois types de responsabilités à assumer qui sont, dans l’ordre :

  1. Les responsabilités économiques (emplois, rendement, etc.);
  2. Les responsabilités sociales (santé et sécurité au travail, prévention environnementale (développement durable), etc.);
  3. Les responsabilités publiques (pauvreté, inégalités sociales, éducation, culture, etc.)[1].

On comprend donc qu’il n’est pas suffisant pour une entreprise d’assumer uniquement ses responsabilités économiques; dès lors qu’elle y parvient, celle-ci doit également se soucier de son impact social et public.

La responsabilité sociale de l’entreprise : nouvelle considération du relationniste dans son rôle de conseiller stratégique

L’obligation de rendre des comptes, nouvelle attente des parties prenantes, influence donc le rôle du relationniste au sein de l’organisation puisqu’elle affecte directement l’image de celle-ci. Ne pas répondre à cette attente serait de faire une croix sur le capital de sympathie.

Sachant que le relationniste a pour rôle d’accompagner les dirigeants dans leurs décisions stratégiques et d’affaires afin qu’elles soient en harmonie avec l’image souhaitée de l’organisation, ce dernier se doit d’intégrer la notion de responsabilité sociale de l’entreprise à sa liste de considérations. Spécialiste de l’analyse de l’environnement  et des enjeux de son organisation, il lui revient la précieuse tâche de conseiller les dirigeants sur la meilleure façon d’intégrer de façon concrète cette notion conformément aux objectifs d’affaires. À défaut, il ne sera pas possible que l’image dégagée et l’image perçue de l’entreprise correspondent à l’image voulue.

Ainsi, avant toute chose, afin d’intégrer la responsabilité sociale de l’entreprise à une stratégie d’affaires, le relationniste se doit de se baser sur la mission, sur les valeurs et sur la culture institutionnelle exprimées par l’entreprise. De cette façon, la stratégie avancée correspondra fondamentalement à la personnalité et à la visée de celle, ce qui évitera les démarches vides de sens qui feront nécessairement fausse route.

À titre d’exemple d’intégration de responsabilité sociale à la stratégie d’affaires, soulignons
l’entreprise québécoise Cascade qui, en plus de produire des bilans et des rapports sur le développement durable, dispose d’un blogue spécifiquement dédié à la cause. Du point de vue de l’image, ses diverses initiatives sont crédibles et appréciées par ses parties prenantes. Il s’agit donc d’un bel exemple d’intégration de la notion à la vision de l’organisation.

En somme, on peut résumer ainsi l’importance que revêt la notion de responsabilité sociale pour la survie et santé de toute organisation :

Et vous chers lecteurs, qu’en pensez-vous? Croyez-vous qu’il soit impératif d’intégrer la responsabilité sociale de l’entreprise aux considérations du relationniste dans son rôle de maître d’œuvre de l’image?

[1] Grunig et Hunt, Managing Public Relations, USA, Holt, rinehart dans Winston, 1984, p. 54

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